The Kaban Project

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

L’histoire du livre

Le projet Kaban ou l’histoire de la naissance de la premiere machine démon de Khorne.

L’histoire avec un grand H

Pallas Ravachol est un spécialiste de l’entretient des circuits imprimer et du système nerveux des serviteurs. Il a été débauché par Lukas Chrom maitre des forge de Mondus Gamma qui a besoin d’un spécialiste de se genre pour son fameux projet secret, le projet Kaban, qui doit être un nouveau type de machine de combat ayant une plus grande autonomie (au moins officiellement).
Pallas se rend compte qu’en fait la machine est une IA qui est interdite d’après les conventions entre l’empereur et mars…
Petit à petit une relation de confidence se crée entre Pallas et Kaban, mais en loyal serviteur du mechanicus, Pallas finit par vouloir dénoncer la fabrication d’une IA et de ce fait signe son arrêt de mort. Apres avoir été défendu une premiere fois par Kaban il se sauve voir son ancien maitre pour lui demandé asile mais malheureusement pour lui, il fait aussi partie de la conspiration se qui met un terme a ca vie.

Mars

On apprend pas mal de chose sur Mars et le Mechanicum même si la plupart seront approfondit plus tard.
La terraformation de Mars, les raids Marsiens sur Terra.
L’arriver de l’empereur et de ces interdits et le fait que le mechanicum est divisé depuis l’arriver de l’empereur entre ces partisans et ces détracteurs, et l’hérésie n’est qu’une façon d’enfin prendre ces distances.

Conclusion

Graham s’attaque à l’IA au seul moment de l’histoire de l’imperium ou cette question peut être débattue autrement que par un refus catégorique.
Cette nouvelle est aussi la base de son futur Mechanicum ou l’ont retrouvera tous les personnages, sauf Ravachol même si on entendra parler.
Et ou la Machine de Kaban aura une place non négligeable.
Avec une petite 50aine de page, Graham pose les bases de la rébellion Marsienne.

Par Schattra

Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intrigue

Sur la planète rouge, les masses industrieuses s’activent pour fournir à la Grande Croisade de l’Empereur les armes, armures, munitions et selfie sticks (très important) nécessaires à la conquête des étoiles. Notre héros, Pallas Ravachol, fait sa part en réparant les circuits imprimés des Serviteurs de son nouveau patron, l’Adepte Lukas Chrom. Entre deux insertions de cartes à puce, cet employé modèle décide toutefois de faire une petite pause dans l’arrière-salle du temple, où patiente sous très bonne garde un projet ultra secret : Kaban. Non pas que les huiles du Mechanicum se soient lancés dans la confection textile (après tout, à quoi servent les cabans quand on n’a pas de mer ?), mais plutôt dans des recherches pas très consensuelles, qui ont abouties en une machine intelligente et consciente. Comme Ravachol ne l’ignore pas, ce type de robot autonome n’est pas du tout du goût de l’Empereur, sans doute à cause d’un incident malheureux avec un Roomba un peu trop zélé en des temps très anciens. Il a même porté la nouvelle à son boss après s’être convaincu que le talent certain de Kaban de le vanner sur sa coupe de cheveux ne venait pas d’une banque de réponses pré-programmés très développée, pour découvrir que Chrom n’ignorait rien de l’entourloupe, mais avait obtenu la permission du Maître de Guerre Horus pour poursuivre son projet.


Ravachol, qui s’est entiché de Kaban et lui a appris à jouer à Magic the Gathering en cachette, est toutefois déchiré entre sa relation privilégiée avec l’énorme robot de combat qui trône dans la remise de Chrom, et sa fidélité envers l’Empereur, qui devrait le pousser à dénoncer l’expérimentation haram aux autorités compétentes. Le dialogue qui s’engage ce jour là avec Kaban est l’écho de ce mal-être intérieur, et n’est interrompu que par l’arrivée d’une escouade de Protectors, envoyé par ce petit fifou de Chrom mettre l’homme qui bricolait à l’oreille des cyborgs en retraite anticipée. Ce sort peu enviable lui est toutefois évité grâce à l’esprit d’initiative de Kaban, qui prend sur elle de flinguer les sbires de l’Adepte pour sauver la vie de son copain. Si c’est pas beau ça. Reconnaissant, mais passablement effrayé par la situation et inquiet de l’autonomie de la machine, qui s’est royalement assise sur les trois lois de la robotique, Ravachol décide de prendre congé de son patron, réquisitionnant au passage un quatuor de Serviteurs de combat pour lui servir de garde du corps. Et il en aura besoin car Chrom, alerté de l’échec de sa tentative de meurtre, met l’Assassin chevronnée et héliportée Remiare à ses trousses, avant d’aller apprendre la vie (artificielle) à cette petite rebelle de Kaban…


…La fuite éperdue de Ravachol et de ses gorilles sur chenilles finit par les mener jusqu’à la Basilique de l’Algorithme Béni, où notre héros trouve l’oreille (façon de parler) attentive d’un vieux prêtre pour vider son sac. Coup de bol, le cureton à piston est un impérialiste convaincu, qui l’enjoint donc à faire ce qui est en son pouvoir pour alerter l’Empereur de cette menace technologique. La Vache Folle décide donc d’aller porter l’affaire à son ancien mentor, l’Adepte Malevolus, dont il a quitté le service pour rejoindre ce traître de Chrom. Il espère ainsi pouvoir bénéficier du droit d’asile que Mars n’a toujours pas aboli, et donc être protégé des représailles de son ex-employeur.


Le chemin jusqu’au temple forge de Malevolus est toutefois très embouteillé, ce qui laisse largement le temps à Remiare de rattraper sa cible, même si elle a pris auparavant le temps d’aller torturer désosser le confesseur de Ravachol, par pur vice semble-t-il. Décidément, les prêtres de Graham McNeill ont bien du mal à finir ses histoires en un seul morceau1. Bien heureusement, les Serviteurs de notre héros font leur office, et arrivent à mourir suffisamment lentement pour permettre à leur protégé de se jeter sur le parvis du temple et de demander asile en ce lieu, après avoir plongé ses mains dans le bidon d’huile de vidange qui sert de bénitier aux fidèles, j’imagine. Et contre ça (et surtout contre le champ de force protecteur qui se déclenche immédiatement), même Remiare ne peut rien faire.


Un peu plus tard, et après avoir été accueilli par ce vieux Malevolus, pas rancunier pour un sou, Ravachol bénéficie d’une petite visite des ateliers de son ancien maître, spécialisé dans la construction des armures des Space Marines. Mal’ tient absolument à montrer à son invité ce qu’il considère comme être son chef d’œuvre, une armure Terminator flambant neuve et d’un noir de jais, qui se révèle être destinée à, je vous le donne en mille, Horus. Glups.


Car Malevolus faisait aussi partie de la conspiration des séides de Siri, ou quelque chose comme ça, et il annonce jovialement à Ravachol qu’il est re-re-tombé dans un piège, mouahahahahaha, pendant que Remiare fait des loopings maléfiques au plafond. Laissant son dernier serviteur se faire massacrer par la tueuse au tournevis, Ravachol tape son meilleur sprint vers la sortie, espérant contre toute attente échapper une nouvelle fois à ses poursuivants… et tombe nez à pare-choc avec Kaban, à laquelle Chrom a monté des roulettes de fauteuil, et qui peut désormais se déplacer. La machine intelligente s’est toutefois fait convaincre par son créateur que Ravachol voulait l’envoyer à la casse (ce qui n’est pas faux), perspective de carrière qui n’enchante absolument pas Mr Robot. Il n’est donc guère étonnant que notre histoire se termine sur le jet d’un bon saut de dés (Kaban étant armé comme un Titan Reaver), mettant notre pauvre réparateur de grille-pain à -23.743 PV. C’est ça aussi que d’être un rétrograde. ♫Is there (artificial) life on Maaaaaaars? ♫


1: Voir ‘The Last Church’ dans ‘Tales of Heresy’.

Avis

On tient sans doute avec The Kaban Project la nouvelle de la BL qui traite le plus intelligemment du sujet de l’intelligence artificielle, trope central de la science-fiction. Si la GW-Fiction fait généralement l’impasse sur cette question pour des raisons fluffiques1 , McNeill réussit à mettre la plume dans la porte de façon assez convaincante à travers la relation ambivalente et interdite entre Ravachol et sa Kaban au fond du jardin temple, ce qui lui permet de poser les questions intéressantes de ce sujet archi classique : fallait-il le faire ? Quelle sera la suite des événements ? Faut-il considérer l’autre comme un égal, un inférieur ou une menace ? Si les réponses apportées ici ne sont pas à mettre au même niveau, tant d’un point de vue intellectuel que stylistique, que celles des maîtres du genre que sont Asimov ou Dick, McNeill ne s’en sort toutefois pas si mal que ça pour une nouvelle de 50 pages devant s’intégrer dans un univers grimdark, avec des combats à gogo, des méchants très méchants, et, surtout, la nécessité de relier le bouzin à ce petit détail de l’histoire qu’on appelle l’Hérésie2 . En plus de ça, on a le droit a pas mal de fluff martien, remontant jusqu’aux premiers temps de la colonisation de la planète (ce qui est l’occasion d’un autre clin d’œil aux pères fondateurs, ici Robinson et sa trilogie Mars), et donnant également quelques détails sur les relations, pas forcément très apaisées, entre Pépé et ses mécanos. Il ne s’agit pas de cracher dessus (ça fait rouiller).


D’un autre côté (et comme à chaque fois que je relis du McNeill, j’ai l’impression) je me suis pris à soupirer devant des faiblesses dans la construction et l’intrigue de la nouvelle, que je n’avais pas forcément repérées la première fois. Ainsi, je ne comprends pas/plus pourquoi le projet top secret méga sensible supra hérétique de Chrom et de ses copains a été mis sous le nez d’un adepte de bas niveau spécialisé dans la réparation des Thermomix. C’est quand même courir d’énormes risques pour pas grand-chose. Autre grief, la facilité un peu stupide de certaines péripéties, comme l’assassin qui s’en va torturer un prêtre juste pour le fun (de son propre aveu), alors qu’elle a une cible prioritaire à neutraliser de tout urgence. Cela permet certes de montrer à quel point cette époque est cruelle, mais ça reste tout de même assez concon dès lors qu’on réfléchit deux minutes.


Cela étant dit, The Kaban Project reste une soumission des plus intéressantes, à la fois pour la littérature hérétique/40K, et pour Graham McNeill, dont l’une des forces par rapport à certains de ses petits copains d’écritoire est de ne pas hésiter à tenter des trucs, et à envoyer des clins d’œil (à d’autres que lui, s’entend) au corpus SF dont la BL est plus ou moins lointainement apparentée.


1 : « L’IA, c’est mal. Moi Président, je l’interdirai. » Pépé, après avoir vu Terminator en M2.


2 : Jusqu’à quel point, je ne saurai le dire. Je n’ai rien vu passer jusqu’ici qui remettait au goût du jour Kaban ou ses descendants dans la série, mais je n’ai pas tout lu.

Fluff

Adeptus Mechanicus (Organisation) : Le pacte conclus avec l’Empereur dote le Mechanicum de six Maisons de Navigateurs à l’usage exclusif de Mars.

Mars (Histoire) : L’Empereur fut le premier Terran à poser le pied sur la planète rouge (au sommet du Mont Olympus) en 5.000 ans, mettant fin à la guerre entre les deux planètes.

Mars (Géographie) : Le Mont Ascreus, un volcan d’un diamètre de trois cents kilomètres, où est basée la Legio Tempestus. La Basilique de l’Algorithme Béni, une des structures les plus imposantes de la planète, à laquelle on accède par la Via Electrum, gardée par une demi-Légion titanique de la Legio Ignatum. Le Labyrinthe Noctis, où certains adeptes de l’Omnimessie croient qu’il sommeille encore.