Krieg

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

Avant-Propos

Deuxième roman de Steve Lyons sur la Death Korps de Krieg, il entre bien plus dans le détail de l’histoire de cette unité que dans le premier écrit il y a bientôt 12 ans.
Steve Lyons a décidé de présenter une histoire se déroulant à l’époque du sombre Imperium et en même temps de relier tout ça avec l’histoire de la création de la death Korps.

L’histoire du livre

La guerre dans le système Octarius fait rage entre les Orcs et les Tyranides, mais ce qui avait semblé être une bonne idée de l’inquisition impériale est en train de tourner au fiasco. Les Orcs et les Tyranides ressortent de cet affrontement de plus en plus forts et la guerre s’étend aux systèmes voisins.
C’est ce qui vient d’arriver à la ruche Arathron, un vaisseau Orc venant de la zone d’Octarius vient de s’écraser sur la planète.

L’histoire avec un grand H

Note : comme dit plus haut, Steve Lyons alterne les chapitres sur la guerre actuelle et sur l’histoire de la planète Krieg. Personnellement je vais découper le résumé en deux.

Krieg

433.M40
Le colonel Jurten a été soumis à la question par l’inquisiteur Rectilus, Jurten avait envoyé plusieurs rapports à l’Imperium parlant des doutes qu’il avait sur les dirigeants de sa planète et parlant d’une possible révolte organisée par les dirigeants.
L’inquisition toujours soupçonneuse avait voulu savoir si ce n’était pas Jurten le coupable et, après l’avoir torturé plusieurs jours, Rectilus finit par admettre que Jurten avait dit la vérité.
L’ordo Hereticus, la faction de l’inquisition chargée de traquer les hérétiques et les traîtres ne pouvant pas intervenir pour le moment, a chargé Jurten de retourner sur Krieg, d’enquêter et si possible de reprendre le contrôle de la situation.

Jurten était retourné sur sa planète et avait fait de la ruche de Ferrograd sa garnison, mais il était rentré trop tard. Le président et le conseil dirigeant de Krieg avaient déjà bien avancé dans leurs préparatifs de sécession et Jurten avait dû s’enfermer dans Ferrograd et appeler à l’aide les forces de l’Imperium.

434.M40
Jurten n’a pas attendu la réponse à son appel à l’aide et il a bien eu raison parce qu’il n’y a pas eu de réponse. Il a pris les choses en main, il a fait exécuter les Autocrates de la ruche Ferrograd et a commencé à la fortifier et à augmenter ses réserves, tout cela avec l’aide de l’Archimagos Greel de l’adeptus mechanicus.
Le plan de Jurten est de forcer le président à l’attaquer et de tenir le plus longtemps possible pour que l’ennemi s’affaiblisse. Les plus grandes usines d’armement étant à Ferrograd il devrait avoir moins de mal que l’ennemi à reconstituer ses réserves, mais les forces du président sous le commandement du général Krausse disposent des ressources de toute la planète.

Le président ne veut pas mettre à feu et à sang sa planète et il essaie de faire assassiner Jurten pour mettre fin à la résistance impériale, mais Krausse a envie d’en découdre le plus rapidement possible et cherche la moindre occasion de pousser le président à ordonner l’attaque. Il a même organisé un faux attentat contre ce dernier.
Et finalement Krausse obtient gain de cause et peut lancer le siège.

435.M40
Une guerre d’usure se met en place sur Krieg, les forces de Krausse bombardent la ruche Ferrograd mais ne donnent pas l’assaut, le président continue de freiner les envies sanguinaires de son général. Mais deux décisions vont sceller le destin de la planète :
Jurten envoie sa fille et un petit commando pour tuer le président, Jurten étant persuadé que c’est lui qui dirige tout. L’assassinat réussit ce qui laisse les mains libres à Krausse pour déclencher toute la fureur de l’armée de Krieg sur Ferrograd.
L’Archimagos Greel n’a pas été tout a fait honnête avec Jurten, il l’aide à défendre Ferrograd mais il fait surtout des recherches pour retrouver une crypte scellée par le Mechanicus à l’époque de la grande croisade. Par édit impérial, toutes les armes interdites datant de l’Age des ténèbres devaient être détruites et celles ne pouvant être détruites devaient être murées, et justement il existe une de ces cryptes sous la ruche Ferrograd.

437.M40
Après presque 4 ans de guerre, la situation des loyalistes est devenue intenable, la ruche Ferrograd est une ruine et les dernières forces loyalistes se sont enterrées profondément sous la surface où elles continuent le combat.
Jurten a bien conscience que la guerre est perdue et Greel le pousse à utiliser les armes qu’ils ont trouvées dans la crypte.
Certains membres de l’armée de Jurten vont vouloir s’y opposer (parmi eux son plus proche collaborateur Ionas) mais Jurten les fera exécuter et déclenchera le feu atomique sur Krieg en n'en faisant qu'un monde mort…
Le général Krausse devant le désastre décide de mettre fin à ses jours…

444.M40
Presque dix ans après le feu atomique, l’armée de Jurten remonte à la surface pour partir à la conquête de son monde, ça ne sera pas facile et ça prendra encore des dizaines d’années pour tuer les mutants et les dernières poches de résistance, et Jurten ne verra jamais cette victoire.
Il lui restait une décision à prendre, une décision qui le révoltait mais qu’il savait devoir prendre. Dans la crypte scellée avec les armes atomiques il y avait autre chose… La matrice vitae, permettant de créer des humains en cuve, comme on créerait des servitor mais en bien pire, l’Empereur avait interdit cette technologie.
Jurten, pour assurer la victoire impériale et pour ne pas laisser à quelqu’un d’autre le poids de cette décision, a donné l’autorisation à Greel d’utiliser cette technologie.

949.M40
Après plus de 500 ans de guerre, les impériaux ont enfin triomphé et ont envoyé un message pour rejoindre l’Imperium.Mais un monde mort n’intéresse pas vraiment l’imperium…
Une délégation a quand même été envoyée pour voir ce que Krieg avait à offrir. Et les milliers d’hommes et de régiments ont fini par convaincre les impériaux.
Bien sûr l’ordo hereticus se souvenait de Krieg et l’inquisitrice Larreth a mené une enquête sur la planète. Personne ne sait ce qu’elle a trouvé à part l’inquisition, et Krieg a rejoint l’imperium.

Ruche Arathron

Ère Indomitus après la grande déchirure
L’inquisiteur de l’ordo hereticus Ven Bruin était en mission dans la ruche Arathron quand le vaisseau Orc s'est écrasé sur les étages supérieurs, amenant la guerre sur la planète.
Les maigres forces de défense planétaire n’ont rien pu faire, les restes d’un régiment de Cadian présent sur la planète avait bien offert une petite résistance mais la ruche a du être abandonnée à son sort et aux Orcs.

Un régiment de la Death Korps de Krieg avait été dépêché sur place pour reprendre la ruche mais la tâche allait être compliquée.
La Death Korps a toujours été réputée pour être spécialisée dans les sièges de longue durée et ils se sont installés pour progresser vers la ruche lentement et méthodiquement.

Mais Ven Bruin ne pouvait pas laisser le temps à l’Orc, la ruche abritait un terrible secret et il ne fallait pas que les Orcs mettent la main dessus. Après en avoir parlé avec le colonel du régiment de Krieg, une petite équipe dirigée par Ven Bruin s’est introduite dans la ville pour accomplir une mission secrète.

Des années auparavant, le gouverneur de la planète avait découvert une cache du mechanicus sur la planète, avec des plans d’une arme très ancienne… Il avait fini par se laisser convaincre par un hérétek que l’Imperium ne pourrait pas toujours sauver sa planète et que construire cette arme était le seul moyen d’être en sécurité.
L’ordo Hereticus l’avait appris et après une longue enquête Ven Bruin avait évincé l’ancien gouverneur pour le remplacer mais il n’a pas eu le temps d’évacuer les ogives nucléaire avant l’arrivée des Orcs.

Le seul moyen d’empêcher les Orcs de prendre possession des armes était de les faire exploser et de sacrifier la ruche…

Après avoir trouvé la localisation des armes et être sûr qu’elles étaient en état de marche, un des hommes de l’équipe de Ven Bruin était resté sur place pour les faire exploser si les Orcs s’en approchaient et le reste de l’équipe avait fui le plus loin possible.

Encore une fois, un fanatique impérial venant de Krieg allait utiliser l’arme atomique pour gagner une guerre, mais cette fois la version officielle en ferait porter la responsabilité aux Orcs.

Ère Indomitus 30 ans plus tard
Ven Bruin était resté avec les régiments de Krieg, il avait voulu enquêter pour voir si rien n’avait changé depuis 500 ans et le rapport de Larreth, et il était arrivé à la même conclusion qu’à l’époque.
Les ancêtres de Krieg ont pris des décisions fâcheuses mais l’apport en troupes conditionnées pour ne pas avoir peur, pour ne pas douter et pour mourir au nom de l’empereur est tellement important qu’il faut parfois savoir fermer les yeux et cacher certaines vérités.

Et heureusement l’inquisition sait très bien le faire.

Personnages :

Colonel Jurten, commandant du 83ème régiment de Krieg : c’est un fidèle serviteur de l’Empereur, fidèle jusqu’au fanatisme. C’est lui qui va dénoncer sa planète comme hérétique et finira par la détruire sous le feu atomique. Bien aidé il est vrai par les manigances de l’Archimagos Greel.
L’endoctrinement impérial est tel qu’il n’a pas su faire la différence entre une envie de liberté et une hérésie chaotique (pour l’Imperium, ne pas vouloir servir c’est être un suppôt du chaos).
Il va faire son devoir jusqu’au bout, menant la guerre jusqu’à la limite du possible et finissant par décider de transformer son monde en monde mort pour empêcher la victoire adverse.

Archimagos Greel : il s’est rapproché du 83ème régiment de Krieg lors d’une guerre quelconque et ne l’a plus jamais quitté. Jurten pense que Greel a toujours eu pour objectif de retrouver la cache d’arme du mechanicus sur Krieg et que c’est pour ça qu’il s’est rapproché d’un régiment de Krieg.
Il va être une des pièces maîtresses de Jurten dans sa guerre contre les indépendantistes. Greel va relocaliser la production de la ruche Ferrograd dans les cryptes sous la ville et va même concevoir de nouvelles armes et de nouveaux modèles d’armements existants (il se rapproche de l’hérétique qui, 1000 ans plus tard, va construire des armes atomiques sur Arathron).
C’est lui qui va faire mourir Krieg avec le feu atomique et c’est lui aussi qui va sauver l’avenir de la planète (enfin si on pense que vivre pour mourir pour l’Empereur soit une existence enviable bien sûr) en mettant en place la matrice vitae pour fournir des millions d’hommes à l’effort de guerre.

Ionas : c’est l’aide de camp de Jurten. Il lui a toujours été fidèle. Mais il finit par le trahir devant l’horreur d’utiliser des armes interdites. Il décide alors de négocier avec le général Krausse mais ce dernier reste intraitable car il pense avoir gagné la guerre. Il ne prêtera pas foi aux avertissements d’Ionas qui le supplie de ne pas placer Jurten dans une position qui l’oblige à utiliser l’arme atomique.
Steve Lyons a sûrement choisi le nom de Ionas en rapport avec le Jonas de la bible (en tout cas il joue à peu prés le même rôle), sauf que là, dieu n’est pas miséricordieux…

Le président : Steve Lyons joue à fond la carte de l’inquisition avec ce personnage effacé des annales historiques par l’inquisition. Pas une seule fois dans le roman on ne va connaître son nom. Ça sera toujours le président. Pourtant, même si c’est la figure de proue de l’indépendance, il ne la voulait pas vraiment. Il a repoussé plusieurs fois la chose. Il finit par se laisser convaincre par le général Krausse. Il finira assassiné par la propre fille du colonel Jurten.

Général Krausse : Il a commandé un régiment de Krieg avant d’être grièvement blessé et de devenir le conseiller à la défense du président de Krieg. C’est l'un des plus farouches partisans de l’indépendance et il va tout faire pour pousser le président à prendre cette décision.
Mais tout comme le président, il n’a pas compris ce que ça impliquait d’entrer en rébellion contre l’Imperium.
Jusqu’au bout il croit en la victoire et ne tient pas compte des avertissements et de la possible destruction de la planète qui pourrait avoir lieu si Jurten ne voit pas d’autre solution.
Il finira par se suicider après avoir vue Krieg mourir.
L’histoire déformera les circonstances de sa mort. Pour ses partisans, il est inconcevable qu’il ait abandonné la lutte et se soit donné la mort, il a été assassiné.
Et pour l’Imperium, il vaut mieux aussi qu’un assassin ait fait le boulot plutôt que d’admettre que leur ennemi n’était pas un monstre et qu’il s’est trouvé choqué par la destruction de sa planète alors que les forces impériales ont trouvé ça normal.

L’inquisition

Depuis le début de l’histoire de la planète Krieg l’inquisition est impliquée dans les événements.
Surtout la branche de l’Ordo Hereticus en fait. Cette branche spécialisée dans l’extermination des hérétiques et l’anéantissement de toute tentative de soulèvement.

L’inquisiteur Rectilus est le premier à être impliqué. Il a interrogé le colonel Jurten et il a reconnu qu’il se passait quelque chose sur Krieg. Il a renvoyé Jurten sur sa planète en lui disant que l’inquisition ne pouvait pas intervenir sans déclencher une guerre et que s’il arrivait à éteindre les envies de révoltes sans déclencher de guerre il fallait tenter quelque chose.
Seulement quand les choses ont mal tourné et que la guerre est devenue inévitable, l’inquisition n’est pas intervenue et a laissé Jurten et son régiment seul face à une planète révoltée.

L’inquisitrice Larreth a été envoyée sur Krieg 500 ans plus tard quand les forces fidèles à l’empereur ont repris contact avec l’Imperium. Elle a été envoyée pour être sûrs que ce n’était pas une ruse du grand ennemi. L’inquisition ne s’est pas opposée au retour de Krieg dans l’Imperium par contre son rapport est resté secret.
Elle s’est rendue sur la planète et les radiations ont fini par la tuer, mais, avant cela, elle a appris le secret de la Death Korps de Krieg. Mais elle a considéré que l’utilisation d’une technologie interdite était peu de choses par rapport au bénéfice pour l’Imperium de disposer d’une armée parfaitement entraînée, parfaitement conditionnée et aux effectifs virtuellement inépuisables.

L’inquisiteur Ven Bruin va croiser la route d’un régiment de Krieg prés de 1000 ans plus tard. Lui aussi va arriver à la même conclusion que Larreth mais il s’inquiète du fait que certains membres de l’inquisition pourraient vouloir fouiller du coté de Krieg et ne pas arriver à la même conclusion que lui.

Conclusion :

Dans cette conclusion, je vais parler de ce livre mais aussi des nouvelles que Lyons a écrites et des autres œuvres sur la Death Korps.
Steve Lyons nous livre un très bon livre sur Krieg. Je dois avouer que je ne m’étais jamais trop intéressé à la Death Korps de Krieg, ce que j’en avais lu sur le net et le stéréotype généré ne m’attiraient pas vraiment.
Comme beaucoup, j’ai fait l’erreur de regarder juste la partie déformée de l’histoire qui transpirait sur le net… A la sortie de ce roman je me suis dit que je devais lire le reste pour me faire une idée et on est très loin des polémiques que l’on voit fleurir partout.
Mais revenons au livre : Krieg nous raconte la véritable histoire de la planète et les petites rectifications faites par l’inquisition.
Il n’y a jamais eu d’hérésie sur Krieg c’est juste une planète étouffée par la dîme impériale qui voulait retrouver son indépendance et qui a été broyée par le fanatisme impérial. L’inquisition a un peu changé l’histoire pour que l’Imperium ait le meilleur rôle.
D’ailleurs, il est intéressant de noter que dans les écrits de Lyons, l’Imperium montre en exemple le fanatisme et la loyauté à toute épreuve de la Death Korps alors qu’en même temps, Lyons montre les mauvais cotés impériaux et montre bien que rien n’est bon dans ce qui s’est passé.
Un peu comme s’il expliquait que c’est une histoire mais qu’il ne cautionne pas le totalitarisme, c’est juste un roman.
Autre chose d’assez intéressante dans ce roman c’est la passation de pouvoir qu’il y’a entre Cadia et Krieg. Le régiment de Cadia laisse petit à petit la place à celui de Krieg et même certains Cadiens en viennent à se dire que les régiments de Krieg sont peut être aussi bons qu’eux.
Si GW a un peu de cohérence, le futur codex garde impériale devrait tourner autour de Krieg et placer les Cadiens au second plan.
Ce roman donne surtout une véritable histoire aux régiments de Krieg et au final je suis plutôt content de l’avoir lu.

Par Rhydysann

Avant-Propos

Et voila la Rhydysann touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/227451-rhydysann/

Intro

La BL nous ressors deux vieux membres de son catalogue de sous le tapis. La death korps of krieg ainsi que son auteur Steve Lyons. Lyons est-il toujours à jour en tant qu'écrivain? Voyons cela. Certifié sans spoil. Bonne lecture.

Scénario et mise en scène

Scénario et mise en scène = 3/5

Avant tout retour je vais déjà expliquer un peu ma situation au niveau de la Death Korps Of Krieg. Même si j’aime particulièrement la garde impériale au sein du grand univers qu’est WH40K il me faut avouer que je ne connaissais pas grand-chose sur ce régiment. Si ce n’est les caractéristiques principales, des soldats anonymes n’ayant que faire de leur propre vie afin d’expier les pêchers de leur hérésie passée. C’est donc avec un regard tout à fait nouveau et sans attente particulière que j’ai abordé ce roman.

Le lecteur va suivre deux histoires très espacées dans le temps. L’une des millions d’années avant la grande déchirure alors que Krieg était une planète au sommet de sa puissance. Et l’autre se situant dans la timeline actuelle. Et c’est donc par cette seconde histoire que je vais commencer la critique, car commençons par le moins bon.

La seconde histoire montre un inquisiteur fuyant des orks arrivant tout droit et à pleine vitesse sur la ruche et pour dire ils envoient leur vaisseau tout simplement ce crasher sur la cité. Afin d’éviter une catastrophe planétaire des cadiens ainsi qu’un régiment de la death korps sont mandatés afin de contenir l’invasion verte. Sauf que deux problèmes surviennent premièrement l’inquisiteur aimerait de nouveau accéder à la cité pour une raison mystérieuse. Deuxièmement la garde impériale est en sous-effectif face à la horde verte alors comment gagner la guerre.

Autant le dire directement le scénario n’est pas réellement l’intérêt de ce roman. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Mais l’intérêt de cette partie est tout autre et se retrouve dans la mise en scène que nous fait l’auteur des soldats masqués. Qui elle est réussite. Déjà car aucun personnage (principal ou secondaire) ne provient du régiment phare du bouquin. Ainsi deux personnages cadiens, un inquisiteur et un interrogateur sont les yeux par lequel le lecteur assistera à l’histoire. Et j’ai trouvé que c’était habilement fait de la part de l’écrivain. Ça ajoute un côté mystérieux au régiment de Krieg tout en faisant planer le doute qu’il y a quelque chose de pas normal avec eux.

J’ai aussi eu un peu peur que les cadiens ne servent que de faire valoir mais pas du tout. Les deux régiments sont montrés compétent sauf que l’un n’a que faire de la vie de ces soldats. Les scènes de combat avec la death korps sont particulièrement intéressantes avec des soldats anonymes se jetant sous des grenades ou attaquant au corps à corps des orks. Nous avons même le droit à une attaque suicide envers la ruche fort plaisante. Puis certaines scènes surtout à la fin sont très théâtrales mais j’ai beaucoup apprécié. Notamment:

Ce soldat anonyme attendant le dos droit dans le noir les orks et se faisant exploser avec les bombes nucléaires

L’interrogateur et l’inquisiteur sont moins intéressants mais permette au lecteur de se poser les bonnes questions. C’est donc une partie vraiment là pour montrer toutes les caractéristiques principales des hommes de la death korps. Et dans ce roman c’est bien réussi.

Par contre et malheureusement cela se fait au détriment du scénario qui ne m’a pas emballé du tout. Les personnages sont fades et l’histoire un poil décevant. La morale viendra néanmoins rehausser le tout. Tout comme le final avec:

Cette cadienne qui est en train de mourir du cancer suite à la détonation des bombes nucléaires et accepte son sort en se sacrifiant pour d’autres soldats sur un théâtre d’opération autres. Et qui à ce moment comprend l’état d’esprit death korps.


Abordons maintenant la première histoire qui elle est quand même l’aspect principal du pourquoi j’ai eu envie de lire le roman. LE FLUFF. Nous suivrons surtout le colonel Jurten de retour sur sa planète natale et son combat contre l’actuel gouverneur (nommé président mais je ne sais pas si c’est une erreur de traduction) qui cherche à faire sécession de l’imperium.

Ce qui en soi est une très mauvaise idée. Un inquisiteur ordonne donc au colonel d’empêcher cela seulement le rapport de forces est très défavorable. Les loyalistes ne disposent que d’un régiment et d’une unique cité ruche contre toute la planète. Des choix tout au long de l’histoire vont devoir être fait afin d’assurer la victoire à L’imperium. Des choix de plus en plus dramatiques et qui façonneront à tout jamais l’avenir de la planète aussi bien au sens propre que figuré.

Je ne vais pas en dire plus sur cette partie du scénario afin de vous laisser le loisir de découvrir le fluff de ce régiment mais c’est plutôt bien écrit et le colonel est quand même bien…badass mais pas sûr que ce soit le meilleur terme pour le définir. Disons plutôt pragmatique.

Bref une partie qui remplit le contrat que j’attendais de celle-ci.

Style et écriture

Style et écriture = 4/5


À défaut d’avoir de bons personnages c’est bien écrit. Le style ressemble au souvenir que j’avais de l’auteur lors de ma lecture de « la garde des glaces ». Pas toujours claire mais assez théâtrale avec de bonnes mises en scène et quelques bonnes idées.

J’ai notamment noté que l’écrivain ne fait pas l’erreur numéro une lors de la publication d’un roman accompagnant la sortie d’une boîte de jeu. Ici pas de bête catalogue de figurine mais bien un roman, certes pas le meilleur mais un écrit qui a au moins le mérite de correctement introduire le régiment.

Bon par contre cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un roman avec autant de mots manquants dans les phrases ou bien le dédoublement de certains. Si vers la fin cet aspect négatif ce calme le début du bouquin en est truffé ce qui m’a un peu empêché de rentrer dans la lecture. Pourtant je ne suis pas hyper regardant sur ce sujet.

Intérêt fluffique

Intérêt fluffique = 4/5

N’étant pas un adepte du fluff de Krieg je ne peux pas mettre la note maximale. Mais j’ai l’impression que tous les sujets touchant à ce régiment ont été abordés. Leur façon de faire, de penser, leur style de vie ainsi que pourquoi ils sont devenu ce qu’ils sont.

J’ai de plus appris quelque chose:

Je ne savais pas du tout que c’était des clones. Cette hérésie c’est un peu la petite cerise sur le gâteau.

Par contre dommage que l’intérêt des commissaires au sein du régiment ne soit pas démontré.

J’ai aussi une petite question qui m’est venu au fil de ma lecture :

Mais du coup aucun soldat hors clone n'est envoyé hors monde ? Restent-ils des humains à l’exception des clones encore en vie sur la planète ? Cela à l’air mais à quoi servent-ils du coup ?

Edit: effectivement erreur fluffique de l'auteur. La death korps ne possède pas de casque à pointe.

Appréciation personnelle

Appréciation personnelle = 3/5


J’étais partie sur un moins bon constat lors de ma première impression après lecture. Mais en relisant mes notes la tête froide et en écrivant cette critique j’ai peu à peu changé d’avis. Si j’avais au tout début tablé sur une note moyenne j’ai décidé de légèrement la rehausser.

Le livre fait ce que j’attends de ce genre d'écrit, introduire correctement le sujet abordé sans trop faire catalogue de figurine. Car ne nous le cachons pas ce genre de roman promotionnel est écrit avant tout afin de vendre des petits bouts de plastique. Kill team pour ce roman.

Un roman à lire surtout pour le fluff avant tout et non pour passer un bon moment avec un bon scénario sur un régiment de gardes impériaux. Pas mon régiment préféré mais je comprends l’intérêt qu’on lui porte.

Noté bon.

Je terminerais avec deux maximes qui m’ont bien plus :

« Il ne s’agit que d’un seul soldat »

« Vivants la guerre. Morts la paix. Vivants la honte. Morts la rédemption »


- Note globale = Total des points 14/20