Curse of the Necrarch

De Les Archives Infinies
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Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intro

Bonsoir à tous! Aujourd’hui, je reviens vers vous, car j’ai fait quelque chose de gros, d’énorme, de cataclysmique, de post-apocalyptique. Quelque chose que l’on évoque d’un air faussement modeste devant un parterre d’admirateurs béats, ou bien qui ne sera révélé à la famille éplorée qu’au moment de la lecture du testament, et qui n’ira pas sans susciter les gémissements d’effroi de cette dernière tandis que le notaire, d’un air franchement gêné, préférera s’éclipser. Et cette chose, je l’ai faite! À présent, je sais que je fais partie des « Happy Few » de Stendhal. À moi les délices éternels promis à cet illustre aréopage, à moi le nectar et l’ambroisie. Mais qu’elle fut longue et ardue à gravir la route qui mène à ce havre de paix et de contentement! Qu’ils furent profonds les abysses et élevées les montagnes dressés sur mon chemin par le caprice de dieux cruels! Qu’il fut pénible à terminer, ce Curse of the Necrarch!


Mais tout ça est derrière moi maintenant, et je peux en rire. Tiens je vais même faire mieux, je vais vous en parler. Et une fois n’est pas coutume, je commencerai par évoquer le contexte dans lequel ce monument a été patiemment édifié par son architecte dément, j’ai nommé l’insurpassable Steven Savile.


Contexte

Mars 2007. Steven Savile est un homme raisonnablement heureux. Le dernier roman de sa trilogie consacrée à la lignée des Von Carstein, Retribution vient juste de sortir en librairie, terminant de façon qu’il espère magistrale la saga qui lui a demandé tant de temps et d’investissement durant les dernières années. Les premiers commentaires élogieux de lecteurs ne vont pas tarder à tomber sur le site de la Black Library, il le sait, venant mettre un terme définitif à son statut d’auteur prometteur (après tout, il a gagné le L. Ron Hubbard Writers of the Future Award en 2002 et été nommé 3 fois pour le Bram Stocker Award) pour le propulser définitivement dans la cour des grands, et qui sait, peut-être un jour devenir le nouveau Dan Abnett.


Mais les jours passant sans que sa prédiction se réalise, Steven comprend qu’il est en train de se faire tester. Il a du talent, c’est certain, mais il va lui falloir frapper encore plus fort pour faire son trou. Qu’à cela ne tienne, Steven ne demande que ça. Aussi quand on lui passe commande d’un nouveau roman, traitant toujours des vampires (Steven adore les vampires), mais se concentrant cette fois sur les sinistres Nécrarques, il bondit sans attendre sur son clavier et commence à écrire, frénétiquement.


Mais ce qu’il ne sait pas encore à ce moment, c’est que le destin va venir briser ses rêves de gloire et de reconnaissance de la manière la plus tragique qui soit. Car dans le courant de l’année 2007, alors qu’il travaille d’arrache-pied sur son nouvel opus, Steven Savile est victime d’un TERRIBLE accident, qui le laisse avec de très lourdes séquelles cognitives. Mais il est trop tard pour reculer, les délais doivent être respectés, et Steven se jette à cœur perdu dans l’achèvement de son manuscrit, malgré les recommandations de son médecin et de ses proches, qui le supplient de se reposer. Et enfin, en Juillet 2008, le roman est fin prêt à sortir en librairie.


Cette fois, ça y est, Steven sait que son heure est venue, et que ses qualités d’écrivain vont enfin être reconnues par le grand public. Et il a raison! Le premier commentaire de lecteur, maintes et maintes fois espéré, pointe le bout de son nez, résumant en quelques mots l’ascension et la chute d’un être dévoré par l’hubris, et justement puni en conséquence par les dieux:

[Customer Reviews]

Que s’est-il passé durant cette terrible année pour que l’impensable se produise? On ne le saura peut-être jamais, mais, autant pour les auteurs que pour les lecteurs parmi vous, chers lecteurs, j’ai senti qu’il était de mon devoir de dire l’indicible, de décrire l’indescriptible, afin que la descente aux enfers de Mr. Savile ne soit pas perdue pour tout le monde. Voici:

Intrigue

Précisons tout d’abord qu’en vertu des visées pédagogiques et édifiantes de ce travail, les spoilers seront nombreux. De toute façon, je ne crois pas qu’on puisse lire ce genre de livre comme un roman de med-fan classique, c’est à dire en espérant passer un bon moment aux côtés d’un héros évoluant dans un univers dangereux mais haut en couleurs. Non, cette lecture est réservée aux masochistes littéraires les plus nihilistes ainsi qu’aux adeptes du comique de troisième degré (on ne rit pas avec le héros et l’auteur, pas plus qu’on ne rit du héros avec l’auteur, mais on rit du héros et de l’auteur), qui ne m’en voudront certes pas de leur gâcher la surprise. Pour me faire comprendre de ceux qui ne font que survoler le texte et dont les yeux sont attirés par SPOILERce genre de balise, je précise que la suite contient tellement de spoilers que je ne prendrai pas la peine de les masquer.FIN SPOILER


L’intrigue donc, est simple. Très simple. Très très simple. En fait, je vous invite à rejeter un œil sur la couverture pour vous en faire une idée. Vous voyez la petite phrase dans le quart inférieur, juste au dessus du nom de l’auteur écrit en énorme (ce dont il doit se mordre les doigts aujourd’hui)? Et bien, c’est le meilleur résumé possible de la trame narrative de l’histoire, sans rire. Pour les plus myopes d’entre vous, cette fameuse phrase est la suivante:

   Against the forces of darkness, he will have vengeance.


Et c’est tout, vraiment tout.

Je vous entend déjà vous dire, derrière vos écrans: « ouais, mais en même temps, pas mal de romans d’heroic fantasy sont construits sur un pitch aussi simpliste, et certains sont loin d’être mauvais ». Et bien laissez-moi vous dire que celui-là, il est mauvais! Mais comme je sens qu’il va me falloir argumenter plus que ça pour totalement vous convaincre, je prends dans ma main l’objet du délit, le retourne délicatement (vous verrez pourquoi plus tard), et vous fait part du résumé inscrit sur le quatrième de couverture:

   Feared and reviled, the reclusive necrarch vampires lurk in their lairs, engrossed in mad experiments and dreams of depraved glory. When one of these foul creatures invades an Empire town and slaughters its inhabitants, its knight protector, the ageing hero Reinhardt Metzger swears vengeance. Gathering an army, he leads his men to the vampire’s catle for an epic confrontation against the forces of evil.

Trois phrases donc, mais dont seules les deux dernières sont importantes. Pour les anglophobes, ça donne en gros ça:

   Quand un vilain nécrarque pas bô attaque une ville de l’Empire et massacre ses habitants, leur chevalier protecteur, le plus tout jeune Reinhardt Metzger jure vengeance contre le faquin. Rassemblant une (et pas son) armée, il mène ses homme jusqu’au château du vampire pour une « confrontation épique contre les forces du mâââl. »

Ça claque non? Franchement, si j’avais écrit ça dans une rédaction d’anglais en cinquième, j’aurais été vraiment fier de moi. OK, l’accumulation de clichés est digne d’une série de fin d’après midi sur W9, mais il y a quelque chose d’original: le héros, c’est un vieux croulant, pas le jeune premier fringant de service! Oh oui, j’aurais vraiment été content de moi, et peut-être que l’enfant dans Steven Savile est également très content lui aussi, mais pour les lecteurs un rien blasés qui forment le plus gros des rangs des acheteurs de la BL, force est de reconnaître que c’est un peu court, jeune homme. Mais allez, comme je me sens exceptionnellement en forme ce soir, je vais même aller plus loin et vous faire mon propre résumé. Oui, je sais, je suis trop bon. Bref.

   Alors (d’habitude je ne commence jamais mes résumés par « alors » pour des raisons évidentes de style, mais là, j’ai senti que je ne pouvais pas faire autrement) c’est l’histoire de Radu le nécrarque et de ses deux acolytes Casimir (oui oui, Casimir: comme dans tous les bons nanards, la VF fait plus de « mal » que de « bien ») et Amsel. Tout va à peu près bien dans le trio jusqu’à ce qu’un jour Amsel se décide à apporter à son maître la dernière page du grimoire que Korbhen (peut-être Kurt de son petit nom, ouahouahouah), le vampire qui les a tous trois engendrés, a laissé derrière lui au moment de son départ précipité à la recherche du livre perdu de… de… et non, perdu! Le livre perdu de Vlad von Carstein (ceux de Nagash, c’est pour les touristes).

Pourquoi Amsel se décide-t-il enfin à agir de la sorte (ça fait des décennies que Korbhen s’est fait la malle, et apparemment presque aussi longtemps qu’il sait où est cachée la page)? Parce qu’il est jaloux de Casimir, le chouchou de Radu pardi!

« Mais pourquoi précisément à ce moment? » vous entend je demander tout haut. Euh… je vous en pose des questions moi?

   Bref, Casimir apporte la page à son nouveau maître, qui finit par « découvrir » qu’un artefact hyper-trop-énormément-méga-super-ultra puissant (pensez-vous, ça donnerait aux morts-vivants la possibilité d’utiliser -un tout petit peu- leur cerveau, donc de réfléchir et d’apprendre de leurs erreurs!) est caché dans la ville d’Ashencroft. Ni une ni deux, il envoie une armée menée par Amsel dans la ville en question, et la suite est résumée par le quatrième de couverture.

« Radu? Casimir? Amsel? Korhben? » vous entend-je renchérir, « mais ça fait déjà 4 personnages significatifs, et le héros n’est même pas encore apparu! Ce n’est pas donc si simple que ça! »

Dans un sens, vous avez raison, car les personnages vont défiler en grand nombre au cours du roman (voir section idoine), mais j’ai moi aussi raison (évidemment), car malgré cette galerie bien remplie, Savile ne va pas dévier d’un iota de sa ligne directrice, et amener tranquillement toute sa ménagerie jusqu’à la confrontation finale promise.

En conclusion, on peut dire que l’auteur se livre ici à une magnifique illustration de la théorie du beau coffret (un coffret richement décoré contient en général quelque chose de très banal), avec sa foule de personnages suivant chacun leur bonhomme de chemin sans que l’intrigue y gagne en intérêt.

Le style

Ah, le style! Généralement, il n’y a pas grand chose à dire à ce sujet pour les productions de la BL, tant les différences entre auteurs sont minimes. Notez que je ne considère pas cet état de fait comme particulièrement négatif en soi: étant un FBDM dans toute sa gloire, je préfère me concentrer sur les péripéties des personnages plutôt que sur la manière dont elles sont mises en scène. Le problème est que lorsque ces péripéties sont desservies par une intrigue que l’on ne peut même plus qualifier de « réchauffée », mais plutôt « d’oubliée dans le frigo depuis plus de trois semaines et passablement moisie », mon attention a tendance à se focaliser sur tous les travers qui autrement me seraient passés sous le nez.


Bref, j’ai pu remarquer à loisir combien le style caractéristique de la BL, avec:

  • ses descriptions des mêmes détails glauques qui en deviennent creuses à force de comparaisons éculées,
  • ses explications superflues des sentiments des personnages,
  • ses longs paragraphes passés à expliquer laborieusement tout ce que l’auteur n’a pas eu le talent nécessaire d’incorporer plus fluidement dans le récit,
  • ses flots de détails insignifiants et inutiles dans lesquels sont noyés les quelques éléments pertinents pour la suite de l’histoire (et qui du coup ont toutes les chances de passer inaperçu pour le lecteur, qui devra rétropédaler dans le bouquin à la recherche du passage crucial qu’il a trop rapidement survolé afin de ne pas se faire complétement larguer par le récit),
  • son usage récurrent de « bons mots » et de « répliques de la mort » piochées dans les séries B les plus convenues
  • ses scènes d’action « exemplaires », dans lesquelles l’auteur cherche à condenser en quelques paragraphes le cahier des charges des clichés attendus dans ce genre de moments, au point d’en oublier totalement la crédibilité de son histoire

pouvait se révéler ennuyeux à lire. Mais ce serait faire un procès injuste à Steven Savile que de lui reprocher la « platitude » qu’il partage avec ses collègues. Lui, en effet, réussit à faire beaucoup mieux dans l’abscons, au point où l’on en arrive à se demander honnêtement s’il ne s’est pas livré à un exercice de pastiche, grossissant volontairement les défauts pour les faire ressortir de manière éclatante. Deux exemples:

Premièrement, le livre commence par une sorte de prologue dans lequel les derniers survivants d’une garnison, menés par un certain Felix Metzger (donc ayant un lien de parenté avec le héros Reinhardt Metzger, pour ceux qui ne suivent pas), livrent baroud d’honneur contre l’armée de morts-vivants ayant réduit la ville qu’ils protégeaient en cendre.

De manière tout à fait normale pour le héros qu’il est censé être, Felix sort de sa forteresse et défie son homologue, le fameux Korbhen, dans un combat singulier. Ai-je besoin préciser le vainqueur de ce duel? Le prologue se termine tout à fait classiquement avec le massacre des derniers défenseurs par la horde de Korbhen, pendant que ce dernier se nourrit de son adversaire. Au cours des 200 pages suivantes, Savile va multiplier les sous-entendus plus ou moins subtils sur la véritable identité de Radu, le grand méchant de l’histoire, qui se révèle en fait être… (roulement de tambour) Felix Metzger ayant reçu le baiser de sang.

Bon, c’est du classique (« Reinhardt… je suis ton arrière arrière arrière grand-père » « NOOOOOOOOOOON! »), mais pourquoi pas. Bien traité, ça aurait pu constituer un climax intéressant pour l’affrontement final entre Reinhardt et celui qui s’avère être son aïeul. Pour cela, il aurait fallu que le premier ignore tout du véritable destin de son ancêtre, et que ce dernier le lui révèle au cours de leur duel final (dans un grand rire machiavélique de préférence, c’est la BL après tout). N’importe quel auteur connaissant à peu près son métier aurait agi de la sorte, mais pas Steven Savile, non non non.

Dans ‘Curse of the Necrarch’, le héros sait depuis le début que son trisaïeul est un vampire, tout comme il sait que ce dernier se terre dans l’ancien château familial. D’ailleurs, tout le monde le sait dans la famille depuis plusieurs générations, et apparemment, ça ne pose pas vraiment de problème que papi soit devenu le fléau de la région, même si les Metzger sont censés en être les chevaliers protecteurs.

C’est donc en devisant tranquillement avec son vieux pote Bohme sur la route du château du nécrarque que Metzger lâche le morceau: « Oui, Felix Metzger et Radu sont la même personne, et il est vraiment temps de laver cette tâche sur le blason de ma lignée, maintenant que je suis à deux semaines de la retraite. » Encore une fois, la question qui vient immédiatement à l’esprit du lecteur consterné est: « pourquoi se décide-t-il enfin à agir de la sorte, puisqu’il savait la vérité depuis des années? ». Et encore une fois, l’auteur semble se foutre complétement de la réponse.

Deuxièmement, en raison de la multitude de personnages, Steven Savile multiplie les intrigues parallèles. Normalement, celles-ci devraient toutes se dénouer dans un final cataclysmique et donc un brin développé, histoire de ne pas donner un air bâclé à la conclusion du récit, vous êtes d’accord? Pauvres naïfs!

Dans ‘Curse of the Necrarch’, en gros, ces intrigues annexes se bornent aux petites manigances des trois vampires, chacun y allant de son plan infaillible et de son arme improbable: Radu bosse à la fois sur la résurrection d’un dragon et la création d’un guerrier zombie surpuissant, Casimir sur une sorte d’amalgame de cadavres alimenté par l’âme de neufs victimes (« Mammut of the Nine Souls » de son petit nom), et Amsel complote à la chute de Casimir. Du côté des gentils, Reinhardt veut évidemment tuer Radu, et un déserteur de son armée, Wolfgagng Fehr, déchiré entre ses remords et la certitude qu’il sera mis à mort s’il retourne vers l’armée de Metzger, finit par atterrir dans le château des nécrarques.

Tout cela aurait pu donner lieu à quelque chose de pas mal, si Savile avait laissé à chaque intrigue le temps de se développer convenablement. Au lieu de cela, il condense tout dans les cinquante dernières pages, dont le rythme frénétique vire rapidement au brouillon, puis au grotesque, au fur et à mesure que les conclusions abruptes se succèdent.

On dirait vraiment que Savile, prenant brusquement conscience du caractère totalement inabouti de son œuvre, a pris le parti de terminer au plus vite, en ne cherchant même plus à arranger ce qui pouvait encore l’être. L’exemple de Dan Abnett, qui a réécrit totalement un des ses bouquins après que son manuscrit ai été avalé par son ordinateur, ne l’a visiblement pas inspiré. Les quelques idées originales développées par l’auteur finissent même par se retourner contre lui, faute d’être défendues de manière convenable.

Un déserteur recapturé par ses anciens camarades, sans que ces derniers se rendent compte que leur prisonnier a été maudit par l’ennemi, c’est intéressant. Un loup garou « nouveau-né » qui se fait poutrer en deux coups de cuillères à pot sans que cela ne fasse en rien avancer l’histoire, c’est nul. Un vampire qui trahit son camp et qui risque sa « vie » pour apporter une épée-relique aux vivants, c’est intéressant. Un vampire qui se fait misérablement pourrir la gueule par la première recrue impériale venue, parce qu’il est trop occupé à essayer de lui faire comprendre de prendre l’épée pour se défendre, c’est ridicule.

Un héros vieillissant et fragile du cœur, c’est intéressant. Un héros qui manque de faire un infarctus dès qu’il lève son épée et que la montée de l’escalier du donjon dans lequel l’attend sa Némésis (la scène dépeinte en couverture) épuise au point que cette dernière n’a plus qu’à se baisser pour mettre fin à ses souffrances (autant pour le duel final que tout le monde espérait), juste avant que le pote du moribond ne vienne à son tour se faire absolument tranquillement le puissant nécrarque qui terrorisait la région depuis des décennies, c’est risible.

Bref, ce roman constitue sans doute le pire exemple de ce que le style BL peut donner une fois poussé dans ses derniers retranchements.

Les personnages:

Ils sont nombreux, trop sans doute. Malheureusement pour Savile, ses premiers rôles ont tellement tendance, soit à se comporter stupidement, soit à cabotiner comme des damnés, que les side-kicks n’ont aucun mal à leur voler la vedette.

Reinhardt Metzger: Chevalier protecteur d’une quelconque région de l’Empire, et accessoirement héros de l’histoire. Descendant d’une longue lignée de guerriers tous plus vertueux les uns que les autres, le fait que son aïeul soit devenu un nécrarque ne semble pourtant pas le perturber plus que ça. Certains ont un oncle alcoolique, lui a un arrière grand-père vampire, mais tant que ça reste dans la famille… D’ailleurs, on se demande si la raison de son manque d’intérêt « professionnel » pour cette question ne vient pas en fait de sa parenté toute relative avec Radu. En effet, le prologue nous apprend que toute la famille de Felix Metzger a été massacré par les morts-vivants… Une incohérence parmi d’autres dans un livre qui en regorge.

Metzger est gentil, très gentil même. Gentil au point que lorsqu’il découvre qu’une armée de corps réanimés écume tous les hameaux de la région en quête de nouvelles « recrues », il comprend tout à fait que certains habitants des villages qu’il arrive à prévenir à temps refusent de venir avec lui se réfugier dans son château. Après tout, qui est-il pour les forcer à partir, hein? Bref, il aime son peuple et celui-ci le lui rend bien. À chacune de ses apparitions, Steven Savile le fait longuement penser à ses responsabilités de protecteur, du fait qu’il n’a pas le droit d’échouer, etc… Mais les deux principaux traits de caractères de Metzger sont beaucoup moins héroïques.

Tout d’abord, il est vieux. Enfin, vieux… Même pas 50 ans au début du roman, mais tout le monde le considère comme un vénérable doyen, l’auteur et lui-même compris. Je veux bien que l’époque soit rude et l’espérance de vie limitée, mais l’Empire n’est pas l’Europe du haut Moyen Âge tout de même!

Reinhardt, ou plutôt « the old man » comme Savile s’échine à le désigner, traine donc sa vieille carcasse d’un bout à l’autre du roman, bien handicapé par sa fragilité cardiaque quand il s’agit de fesser du zombie. Après un infarctus en pleine bataille, il se risque tout de même à aller traquer son ennemi jusque dans son repaire. Pourquoi ne pas laisser un autre accomplir cette tâche à sa place, surtout après des années passées à glander à Nowhereheim?

Tout d’abord parce que Reinhardt est le héros, mais surtout parce que Reinhardt est, littéralement, un vieux con. Une bêtise crasse à toute épreuve est en effet le deuxième trait caractéristique de notre héros grisonné (puisque plus grisonnant).

Un exemple? Après avoir vu la ville dont il avait la charge être presque détruite par les morts-vivants, Reinhardt se résout donc à mener une opération punitive contre les coupables. Pour ce faire, il convoque son intendant qui lui explique pendant deux bonnes pages qu’il n’a tout simplement pas les moyens matériels de mener à bien sa petite croisade vengeresse, exemples à l’appui (un des meilleurs passages du bouquin). Le chapitre se termine sur ce constat d’impuissance… et le suivant commence sur une description de l’armée de Metzger peinant dans la neige en plein hiver, à la recherche d’un endroit dont personne, pas même ce dernier (qui pourtant devrait avoir ne serait-ce qu’une petite idée à ce sujet) ne connaît l’emplacement.

La colonne impériale va ainsi tourner en rond pendant des semaines, et se faire régulièrement décimer par des embuscades de morts-vivants, jusqu’à ce qu’un déserteur finisse par la mener à bon port. Trop bon, mais surtout, trop trop con Reinhardt.

Remarquez, c’est peut-être une tare familiale, car on voit son aïeul se livrer à la réflexion suivante à la troisième page du bouquin:

   He (Metzger) had lived with the notion that an army was like a snake, sever it head and another would grow to take its place (!!!)

on ne peut que s’interroger sur les facultés cognitives de papi Metzger, qui, avant de se transformer en vampire, était lui aussi très très gentil, puisque lorsqu’il se décide à sortir affronter Korbhen en combat singulier, il est tellement surpris de constater que l’adversaire tant redouté n’est qu’un vieux type tout maigre (les nécrarques ne présentent pas aussi bien que les autres lignées, c’est vrai) qu’il laisse ce dernier s’approcher assez près pour lui susurrer des mots doux à l’oreille. Avec une hérédité pareille, il ne faut pas s’étonner que notre Reinhardt ne soit pas une lumière.

Radu: Le méchant en chef. Radu est un nécrarque, est en tant que tel, pas tellement fréquentable. Sans cesse à ourdir un projet pour conquérir le monde ou à expérimenter de nouveaux maléfices dans la caverne qui lui sert de laboratoire, Radu est une transposition de la figure du savant fou machiavélique et complètement barge dans le monde de Warhammer, à un détail près. Notre nécrarque, en effet, est absolument con. C’est simple, il ne réussit pas à lancer un sort tout seul du roman, ce qui pour un descendant de Wsoran, est assez problématique. Le début du roman est particulièrement éloquent à ce sujet, puisque, confronté à deux problèmes insolubles, il a à chaque fois recours à Casimir, qui trouve évidemment la réponse en deux temps trois mouvements.

Pour compense sa nullité crasse, Radu cabotine comme c’est pas permis, toujours à menacer ses serviteurs des pires sévices ou à rejeter sur d’autres ses échecs à répétition. Il faut le voir, avec sa cravate rouge (?), balancer des os à travers sa banshee de compagnie (qui est restée pudique dans la mort, au point de se couvrir la poitrine quand le regard assez peu libidineux de Radu vient se poser sur elle) pour la faire cesser de se lamenter (il n’a pas apparemment compris le concept de la banshee), se fracasser les mains à force de frustration sur les murs de son laboratoire, ou encore s’approprier toutes les bonnes idées de ses larbins tout en les traitant comme de la fiente.

Il n’est pas aidé dans ses recherches, il faut dire, puisque des spectres de tout genre semblent passer en hurlant toutes les deux minutes dans sa caverne, brisant à chaque fois sa concentration. Un vrai sorcier aurait aussitôt banni les importuns, mais Radu, lui, se contente de leur gueuler dessus pour qu’ils s’en aillent. Une technique comme une autre, comme le fait d’amasser des tonnes de grimoire dans sa bibliothèque, mais de ne jamais les ouvrir, de peur que les pages se désagrègent aussitôt.

Un dernier exemple édifiant: quand Amsel vient le voir avec la fameuse page du grimoire de Korhben (que Savile décrit successivement comme provenant de la propre peau du père de Korhben, puis d’une goule tout à fait banale), Radu, fidèle à lui-même, l’envoie aussitôt chier, bien qu’il soit prompt à reconnaître la valeur du parchemin. Amsel s’en va donc en boitant (clichééééé!), laissant son maître méditer sur sa nouvelle trouvaille. La page étant évidemment recouverte d’inscriptions codées, et Radu étant évidemment incapable de les déchiffrer, il s’empresse alors de faire rechercher Amsel pour qu’il lui montre l’endroit où il a trouvé son trésor.

Heureusement pour la progression du récit, tous les serviteurs de Radu semblent être familiers de la cyclothymie de ce dernier, et ne s’éloignent jamais bien loin lorsqu’ils se font brutalement congédier, sachant bien qu’ils ne tarderont pas à être rappelés. Reviens, va-t-en.

La mort de Radu, comme celle de tous les bouffons de son acabit, ne dévie pas de la ligne directrice tracée par Savile pour son personnage, et se révèle être passablement ridicule. Apparemment aussi dépourvu de l’endurance surnaturelle propre à son espèce que de pouvoirs magiques, il se fait massacrer en une demi-page par l’ami vengeur de son arrière petit fils, sans avoir le temps de lancer un sort (hahaha) ni même de lever la main sur son bourreau. Dans le genre looser, Radu le Délaissé se classe hors catégorie.

Casimir: Aucun lien avec le dinosaure orange, si ce n’est un penchant particulier à faire participer de pauvres enfants à ses jeux malsains et à débiter d’interminables tirades sur la morale du monde. Casimir est le chouchou de Radu, si on peut concevoir qu’un être aussi mesquin que ce dernier puisse avoir un favori parmi ses serviteurs. Sorcier bien plus accompli que son maître, c’est lui qui lance les sorts les plus complexes pour le compte de ce dernier et perce en une nuit les codes secrets qui avaient résisté à son boss pendant une semaine.

Malheureusement pour Radu, Casimir n’est pas dupe de la profonde imbécilité de son supérieur hiérarchique, et complote à le renverser. Pour parvenir à ses fins, le sournois vampire se livre à des expérimentations atroces et finalement donne naissance à Mammut of the Nine Souls, une création aussi indescriptible qu’indécrite par Savile. Pile au moment où le perfide s’apprête à libérer sa création sur son ancien maître (moment attendu par le lecteur, car l’auteur passe de longs moments à sous-entendre la formidable puissance du monstre)… le dragon zombie invoqué par miracle par Radu défonce le plafond du château, ensevelissant Mammut sous des tonnes de décombres. Et c’est tout? Oui, c’est tout. À un tel niveau, ce n’est plus aberrant, c’est artistique. Évidemment, étant donné que Casimir réussit à se faire la malle avec une relique trotro puissante, on peut imaginer qu’on entendra reparler de lui et de sa création dans une suite éventuelle, mais, pitié, faîtes que suite il n’y ai pas!

Amsel: Le deuxième vampire soumis à Radu (thrall), Amsel est la copie conforme du serviteur décérébré de type « Igor » que l’on peut trouver dans toutes les bonnes zéderies. Doté d’un pied bot comme il se doit, Amsel traîne sa mélancolie le long des couloirs du château de son maître, regrettant la disparition du « vrai » maître, Korhben, dans une logorrhée à mi chemin entre un Gollum sous acide et un Kreatur nécromantique.

Morceaux choisis de la première intervention d’Amsel:

   « Casimir the ugly, Casimir the liar, dirty stinking Casimir with treachery in his heart. Why can’t the master see like we can, (my pressssssssssious ?) »

Dénué de l’ambition de son rival (sans doute par manque d’intelligence), Amsel est un vampire humaniste, accueillant chez lui tous les déchets humains engendrés par les villes voisines, avec une préférence pour les mutés. Radu, curieusement tolérant de ce point de vue, a autorisé cette cour des miracles à s’installer dans sa cour, en trucidant un ou deux de temps en temps pour se passer les nerfs ou rasseoir son autorité. Ça évite aussi d’avoir l’air con en cas d’attaque, puisque je ne suis absolument pas sûr que le terrible Radu soit capable de réanimer tout seul des serviteurs morts-vivants.

On peut sérieusement se demander pourquoi Korhben a donné le baiser de sang à une créature aussi misérable qu’Amsel, dont les qualités intrinsèques le destinait à devenir un zombie (et encore) plutôt qu’un vampire. Sachant que l’autre rejeton « certifié » du grand nécrarque est le tout aussi pathétique Radu, on peut considérer que la non-vie ne protège pas contre la démence.

Après avoir servi fidèlement ce dernier pendant les trois quarts du bouquin malgré les brimades incessantes dont il est victime à tous bouts de champ, Amsel décide brutalement qu’il en a assez de se faire traiter comme de la merde, et s’en va remettre à Reinhardt l’épée de son aïeul (donc celle de Radu, qui pendant toutes ses années au château ne s’est pas demandé une seule fois ce qu’elle était devenue), soi-disant parce que le « vrai » maître le lui aurait demandé avant de disparaître. Mouais, si tu veux mon petit Steven, on est plus à ça près.

Amsel prend donc l’épée, emprunte un souterrain connu de lui seul, débouche hors de l’enceinte de la forteresse, court vers le premier soldat impérial qu’il voit… qui le tue aussi sec. Comme ça, cash. Décidément, l’immortalité, c’est plus que c’était.

Wolfgang Fehr: Dernier personnage un peu digne d’intérêt, Wolgang est un jeune homme vivant dans la même ville que Metzger, et qui rejoint l’armée de ce dernier après que sa fiancée et toute sa famille se soient faits tuer lors de l’attaque des morts-vivants. Oscillant pendant tout le roman entre courage désespéré (de temps en temps) et lâcheté infâme (la plupart du temps), Wolfgang constitue une énigme à part entière, l’attention considérable que lui accorde l’auteur dans le troisième quart du roman étant inversement proportionnelle à son utilité dans l’histoire.

Wolfgang se fait attaquer par un pauvre loup famélique, se fait des potes parmi les freaks qui crèchent chez Radu, essaie de se reconvertir en honnête travailleur agricole chez une matrone vivant toute seule en pleine nature (et à quelques jours de marche d’un château rempli de morts-vivants…), se transforme en simili loup garou… sans que son calvaire ne serve à faire progresser d’un iota l’intrigue principale. C’est simple, on dirait que Steven Savile, ne sachant pas que faire de ce nouveau-venu, mais manquant de volume pour atteindre les 400 pages réglementaires, s’est mis à tirer au sort les péripéties suivantes de son héros.

Bon, d’accord, c’est lui qui amène l’armée de Reinhardt jusqu’au repaire du nécrarque (on se demande comment d’ailleurs, puisqu’il semble tout à fait capable de mourir de faim dans sa propre maison avant d’avoir réussi à trouver la cuisine), mais n’importe quel sous-sous-sous personnage doté d’un nom et d’une demi-ligne de background aurait pu faire la même chose! L’importance que lui donne Savile amène logiquement le lecteur à penser que Wolfgang à un rôle capital à jouer dans la conclusion du roman, mais non, il se fait buter comme une bouse par le héros à cinquante pages de la fin. Au moins, ça lui évite l’infamie totale des derniers chapitres…

Le fluff

Pas grand chose à se mettre sous la dent de ce côté-ci, en bien comme en mal. Le premier point notable à ce chapitre est que le roman se déroule en 2532, soit une dizaine d’années dans le « futur » du monde de Warhammer. Pourquoi? Mystère… Si on doit en croire Savile donc, l’Empire sera encore debout à cette période, parti pris guère audacieux mais sans doute réaliste.

Côté Empire, justement, c’est Zharrduk pour les détails intéressants à se mettre sous la dent. La région dans laquelle se passe l’action se situe quelque part dans le Middenland profond, à proximité des Collines Hurlantes. La vie de la population civile n’est jamais décrite, et celle des guerriers qui forment le gros des personnages du « bien » est aussi banale que possible, faite uniquement d’entraînements, de réunions et de combats. Metzger est apparemment le maître de l’ordre des Silberklinge (les « Lames d’Argent », ce qui expliquerait peut-être pourquoi les vampires se font mettre aussi facilement la misère, mais Savile se garde bien d’éclaircir ce point), tout comme son aïeul était celui de l’ordre des Twisted Thorns (les »Épines Tordues », trop la classe), deux ordres sans doute créés de toutes pièces par l’auteur.

En route pour le château du nécrarque, l’armée impériale est rejointe par un contingent de l’Ordre, un peu plus connu, de la Comète à Deux Queues, mené par un certain Ableron. Ah, si, un détail saugrenu: la ville que Metzger à la charge de défendre porte un nom bien connu: Grimminhagen. Mais ne comptez pas sur Mr. Savile pour en dire plus, la description de quartiers ce n’est pas vraiment son truc: Grimminhagen est une ville avec des habitants, point à la ligne.

Côté Vampire, l’auteur se mouille un peu plus, malheureusement souvent à ses dépends. La description que livre Steven Savile de la psyché particulière des nécrarques, mélange de génie dépravé et de paranoïa permanente, est en effet assez intéressante, ou aurait pu se révéler assez intéressante si les nécrarques en question n’agissaient pas tous comme les derniers des crétins.

Obnubilé par son souci de ne pas laisser retomber le rythme (souvent en vain), l’auteur en vient parfois à oublier que ses personnages de méchants ne sont pas de bêtes humains, mais bien des morts-vivants, avec toutes les spécificités et les contraintes que cela engendre: la banshee pudique est un bon exemple de ce genre de « faux-raccord », tout comme le fait que Radu se réveille un matin (??) couvert de sueur (??) à force de frustration, ou encore qu’un nécromancien en train de moissonner dans un village choisisse de ne pas achever un chevalier blessé par pure cruauté, au lieu de le « cueillir » comme les autres. On a aussi droit à des squelettes javeliniers, une première dans les armées CV, d’autant plus qu’ils ne tirent pas du tout comme des patates.

Enfin, le fait que la relique convoitée par Radu se révèle être au final, non pas le livre des Von Carstein, mais la main de Nagash en personne (!) ajoute encore une couche au ridicule ambiant. Outre le fait que les chances de trouver un artefact aussi puissant dans la première bourgade impériale venue doivent être ridiculement faibles, c’est surtout l’usage complètement stupide que Radu fait de ce trésor qui suscite la consternation du lecteur (allez, je laisse les inconscients parmi vous découvrir ce détail par eux-mêmes).

Ceci dit, d’autres points sont convenablement traités, comme les relations « symbiotiques » pouvant exister entre un vampire et les parias qu’il attire à lui, ou… euh… je crois que c’est tout.

Mon avis (que je partage)

‘Curse of the Necrarch’ est donc, sans aucune contestation possible, le pire roman de la BL que j’ai pu lire à ce jour. Handicapé par une intrigue à la fois simpliste et foisonnante, un style oscillant entre l’insipide et le grand n’importe nawak, et des personnages ou trop plats ou complètement décérébrés, ce livre constitue un jalon, un cap, un tournant dans la vie de tout fan de Warhammer qui ne se respecte pas. D’un intérêt absolument nul en soi, il pourra tout de même trouver grâce aux yeux des lecteurs les plus déviants et les plus basés, de la même manière que le visionnage du pire des navets peut se révéler une expérience plaisante une fois atteint le pallier du second (voire troisième ou quatrième) degré.

Actuellement épuisé en version originale, probablement pas destiné à être ré-édité et encore moins traduit (note de l’auteur en 2021: eh bien si, cf ‘Undeath Ascendant’…), le dernier opus de Steven Savile n’est pas facile à trouver (Türkish Star Wars non plus remarquez), et ne vaut certainement pas ses 9 euros (j’ai eu le mien gratuitement, et c’est encore cher payé). Faîtes-le vous prêter, ou mieux encore, renoncez définitivement à le lire (c’est bon pour votre karma). La conclusion Les dernières pages de ‘Curse…’ laissant toutefois la porte ouverte à une suite potentielle, ma mauvaise conscience me poussera cependant certainement à acheter le ou les tomes suivants, si jamais ils doivent sortir un jour. Il serait en effet injuste de juger une œuvre incomplète, même si Savile aura bien du mal à se racheter une crédibilité. D’ailleurs, il n’a rien sorti depuis bientôt trois ans… Allez Steven, tout le warfo se joint à moi pour te souhaiter un prompt rétablissement littéraire, prove ’em wrong boyo!

IMPORTANT:

Si vous voulez en savoir un peu plus sur l’histoire de Curse (et je sais que vous le voulez), je vous invite fortement à (https://www.warhammer-forum.com/index.php?/topic/165311-whbvocurse-of-the-necrarch/ cliquer ici] pour lire les explications que Steven Savile livre sur les conditions de rédaction de cet ouvrage mémorable. Ça ne fait pas du bouquin une œuvre maudite et injustement descendue (il y a des limites à l’excusable), mais au moins vous aurez tous les éléments pour vous faire votre propre jugement.