Archmage

De Les Archives Infinies
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Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intrigue:

Cerith Anlethnir, maître du Lyceum Vanari d’Hysh, a la particularité de ne pas être un mage, comme ses collègues ou ses élèves, par manque absolu de capacités arcaniques. Cela ne l’a pas empêché d’obtenir une place dans l’institution où il enseigne, car à défaut de pouvoir pratiquer, il comprend fort bien comme fonctionnent les courants de magie. Cependant, son impuissance thaumaturgique en fait la risée et le souffre-douleur de certaines âmes peu charitables, comme le maître Seraval, archétype du bully méprisant prenant un malin plaisir à venir chercher des noises à notre héros à la fin de ses cours.

Avant que l’un ou l’autre des adversaires ne se soit retrouvé enfermé dans son casier, une sonnerie convoque Cerith en salle des professeurs (ou l’équivalent chez les Aelfs d’Hyish, soit un jardin zen couvert de runes), interrompant l’esclandre. Le dévoué professeur a alors la surprise et l’honneur de réaliser que c’es Teclis lui-même qui l’a fait mander, car le Dieu et Archimage a une mission particulière à confier à son dévoué serviteur. Comme il l’explique à ce dernier alors que la Celennar les emporte jusque dans une ville en ruines de l’arrière-pays hyshois (c’est comme l’arrière-pays niçois, mais avec plus de haches), un sort persistant des temps jadis, le Vanneur1, a été réactivé par un sorcier de Slaanesh pour bousiller la belle symétrie de tonton Tecluche. Le Vanneur ayant comme caractéristique de se nourrir de magie, une approche directe est impossible, et c’est là que Cerise entre en scène : pendant que l’Archimage montrera sa lune aux alentours pour attirer l’attention du sortilège (car apparemment, c’est possible), le prof aura pour mission d’interrompre le rituel impie d’Arkathi (l’empêcheur de mandaler en rond), armé seulement de son bon sens, d’une épée et d’un fragment du pouvoir teclisien, à n’utiliser qu’en dernier recours pour ne pas susciter l’appétit du Vanneur, et ses funestes blagues. On comprend mieux pourquoi Tek Lisse a choisi de faire appel à un théoricien plutôt qu'à un praticien des arts magiques pour ce plan, l'abus de sorcellerie étant ici dangereuse et contre productive.

Bien entendu, le chemin de Cerith est semé d’embûches et parsemé de goons en collants en résilles et piercings mal placés, qu’il parvient malgré tout à vaincre grâce à ses vieux restes d’escrime médiévale et l’intervention salutaire de Celennar. Lorsqu’il arrive enfin dans le temple squatté par Arkathi, il est accueilli par un hôte fort aimable, qui le tente avec des promesses de véritables pouvoirs magiques (il n’est jamais trop tard pour agrandir son p…otentiel), et lui révèle qu’il n’est que le dernier expédient en date envoyé par l’imperturbable et insensible Teclis, qui a déjà sacrifié une troupe de mages et de Vanaris pour tenter de déloger le parasite slaaneshi, en vain. Plus motivé et débrouillard que ses prédécesseurs, Cerith refuse de prêter l’oreille aux promesses empoisonnées du sorcier et de se laisser abattre par ses sortilèges (mauvaise idée d’Arkathi, qui se fait fissa ingurgiter par le sort persistant et affamé), et parvient à localiser le mandala d’où le Vanneur tire sa puissance. Convoquant l’éclat de puissance divine qui lui a été confiée, notre héros se prépare à dissiper le phénomène arcanique…

…Mais Teclis avait opté pour une approche un peu plus directe et brutale, avec Cerith dans le rôle de la bonbonne de nitroglycérine utilisée pour éteindre un incendie. Lorsqu’il reprendre connaissance, le zélé fonctionnaire à la surprise de constater qu’il n’est plus qu’un esprit désincarné, ou plutôt une présence magique que Teclis gobe promptement, non sans lui avoir indiqué qu’il avait été promu au rang de Gatorade divin (goût cerise, évidemment), ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et croyez-le ou non, Cerith disparaît heureux de cette apothéose. Good for him, I guess.

1: The Winnowing en VO. On notera au passage que ce terme est très apprécié par Evan Dicken, qui avait déjà un Winnower comme antagoniste dans la nouvelle ‘The Path to Glory’.

Avis:

Petite nouvelle sympathique permettant de s’immerger dans le quotidien lumineux mais contrasté d’Hysh, ‘Archmage’ vaut principalement le détour par le portrait troublant qu’elle fait de Teclis, divinité indubitablement bénéfique et protectrice de son peuple, mais qui n’hésite ni à sacrifier froidement ses sujets, ni à leur dissimuler la vérité, pour arriver à ses fins. En cela, Evan parvient à distinguer l’Archimage du reste du panthéon « positif » de l’Ordre, et à lui donner une profondeur intéressante, comme d’autres auteurs avant lui sont parvenus à faire de Sigmar un good god avec une part d’ombre. Ironiquement (vu son Royaume de prédilection), c’est également le cas pour Teclis ici, et c’est tant mieux, si vous voulez mon avis.

Fluff:

Lumineth (Runes): Alaithi est la rune des montagnes, Senlui celle de la vivacité et de la précision, et Ydriliqi représente la rivière.