A Memory of Tharsis

De Les Archives Infinies
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Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intrigue:

On peut nourrir le plus beau, le plus grand, le plus noble des projets, s’y dévouer corps et âme et y sacrifier son statut, ses relations et jusqu’à sa santé pour le faire aboutir, et devoir se plier à des contingences bassement matérielles de temps à autre. Après tout, même l’Empereur devait aller aux toilettes avant d’être incarcéré dans le Trône d’Or. Dans un autre style, plus hétérodoxe mais non moins convaincu de la justesse de son dessein, nous retrouvons cette (littéralement) vieille ganache de Fabius Bile, alors qu’il paie une petite visite de courtoisie à Lady Spohr, régente bio-mécanique du bastion du Dark Mechanicum connu sous le nom de Quir. Nécessité faisant loi, notre affable généticien, à court de ressources et toujours bien embêté par le cancer généralisé qui le ronge à petit feu depuis maintenant quelques millénaires, en est réduit à implorer la faveur de celle qui considère presque comme une vieille amie, mais certainement pas comme une alliée fiable, pour obtenir le matos dont il a besoin pour poursuivre ses recherches. Car, au cas où vous l’ignoriez, Bile en est une – de bille, pour ceux qui ne suivent pas – en ingénierie mécanique, et a désespérément besoin d’un fraiseur-tourneur compétent afin que les outils nécessaires à ses grands travaux soient développés1.

Accueilli en grande pompe par le Chœur de radio trans(génétique), composé des descendants directs des créatures qu’il avait créées en cadeau pour Lady Spohr au cours d’un précédent voyage, Fabius accroche son plus beau sourire à ses chicots pourris, et commence à tailler le bout de gras à son acariâtre hôtesse, dont l’insistance à recevoir le tribut que l’Emperor’s Children est censé lui remettre en échange de ses bienveillantes attention va à l’encontre de la politesse la plus élémentaire. Il en faut cependant plus pour désarçonner notre fringant vieillard, qui ménage ses effets avec un art du badinage consommé… jusqu’à ce qu’un robot Castellan, camouflé jusqu’alors sous la moquette de la plateforme, ne jaillisse de sa cachette pour rappeler à Bile que non seulement, il est impoli de faire patienter une dame, mais qu’il compte de nombreux et puissants ennemis, dont certains n’aimeraient rien tant que garder cet électron libre à disposition, ce qu’une détention arbitraire prolongée pourrait accomplir de façon convenable.

Ne pouvant compter sur ses fidèles Chirurgeon et Xyclos pour se débarrasser de l’importun, Fab’ emploie les grands moyens et enfonce le Spectre du Fondement bien profondément dans le tourment de l’automate – ou peut-être est-ce l’inverse – et a le plaisir de constater que même l’esprit de la machine est sensible à la douleur. Cette petite victoire ne fait cependant pas les affaires de notre héros, toujours en manque criant (merci la cape en peau de fesse de Space Marines et l’influence mutine du Warp…) de soutien et de matériel pour continuer ses expérimentations. Ravalant sa fierté en même temps que ses métastases, Bile se fend donc enfin d’un petit cadeau à la maîtresse de maison, qui se révèle être un cadre photo numérique, ou son équivalent 40K-esque, rempli à ras bord de clichés pris dans la région de Tharsis sur Mars par un techno-adepte ayant eu la mauvaise idée de croiser le chemin du bon docteur. Cette délicate et poétique attention fait mouche auprès de Lady Spohr, autrefois stationnée sur la planète rouge, à cet endroit précis, qu’elle porte toujours dans son coeur (si tant est qu’elle en ai un), même après des millénaires d’exil. Elle accepte donc d’accéder à la requête de notre homme, et propose même de lui révéler le nom des commanditaires de la tentative d’oldnapping dont Fabius vient de faire les frais. Ce dernier se permet le luxe de refuser, peu intéressé par cette information somme toute pertinente, et la nouvelle se termine sur la conclusion d’un nouvel accord entre l’homme de chair et la dame de fer. Ils étaient faits pour s’entendre.

1: D’où l’intérêt des filières professionnelles au 41ème millénaire, tout le monde ne peut pas faire HEC ou l’ENA.

Avis:

À force de pratique la prose de Josh Reynolds, j’en viens à pouvoir catégoriser les écrits de ce dernier en plusieurs catégories. Celle dans laquelle je range ce A Memory of Tharsis regroupe les « travaux de remplissage » de cet inépuisable et inextingible auteur, reconnaissables à leur intrigue convenue et sans surprise ainsi qu’à leur faible valeur ajoutée en termes de fluff. Familier du personnage de Fabius Bile, qu’il a mis en scène dans plusieurs romans et nouvelles, plutôt qualitatifs comme à son habitude si j’en crois les retours que j’ai pu en lire, Reynolds ne s’est pas vraiment foulé pour cette historiette dans laquelle rien de bien intéressant ne se passe. La valeur ajoutée de cette soumission repose davantage à mes yeux dans l’approche plutôt mélancolique, voire poétique, favorisée par l’auteur, qui semble mettre un point d’honneur à démontrer que même les servants du Mechanicum Noir peuvent chérir des souvenirs sentimentaux – et donc strictement inutiles – plus qu’ils ne le devraient en réalité. Certes. Mis à part celà, et ce n’est finalement pas lourd, on n’apprend pas grand-chose sur les intentions du docteur Jabuse. Ou comment romancer un passage à la caisse de la supérette de quartier pour acheter des piles et que la vendeuse n’est pas aimable. Tout prend une autre dimension avec 38.000 ans de recul.

Fluff:

Fabius Bile (noms) : Pater Mutatis, Changemaster of the Sixfold Helix.

Fabius Bile (divers) : Bile n’y connaît rien du tout en mécanique (rq : il aurait pu apprendre en 10.000 ans). Les Word Bearers ont tenté plusieurs fois de capturer Bile pour le forcer à coopérer sur quelques sinistres desseins. Les créations de Bile l’aiment réellement, même si elles appartiennent à quelqu’un d’autre (rq : trop choupinet).