Sabbat War

De Les Archives Infinies
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Avant-Propos

Deux ans après l’Anarque, livre qui clôturait le cycle de la victoire, Dan Abnett revient vers sa série des « Fantômes de Gaunt ».
C’est un recueil de nouvelles (dix nouvelles) un peu spécial dans le sens où il va lancer la nouvelle série des Fantômes (série nommée : Les Chroniques de Sabbat), mais il clôture également la première série des fantômes (quinze romans, deux spin-off et deux recueils).
On va voir ce que cela va donner.

Note : comme d’habitude, avant chaque nouvelle, Abnett parle de l’auteur et du sujet de la nouvelle.

Le parfum de la victoire de Dan Abnett 32 pages

Avant propos

Et c’est donc Dan Abnett qui ouvre les hostilités avec une petite nouvelle qui se déroule juste après la fin de la « Voix du Chaos »

L’histoire du livre

Après la fin de la guerre sur Urdesh et la victoire finale, la chaîne de commandement du premier de Tanith est complètement décimée.
Le commissaire Victor Hark et le colonel « par intérim » Baskevyl ont décidé de réunir les officiers supérieurs du régiment pour décider ensemble des remplaçants au poste de commandement de compagnie.
Pendant ce temps, la plupart des fantômes font passer le temps en essayant d’oublier la guerre. Pour la compagnie A : la capitaine Criid a décidé de continuer le combat malgré ce qui s’est passé.
Pour la compagnie B : Jo Lurgoine devient capitaine par intérim le temps que Rawne revienne.
Pour la compagnie C : Personne ne veut de la place de Gol, alors Criid propose Kleo Chiria parce qu’elle vient de Vervun comme Gol et elle se fiche des apparences c’est peut-être la seule qui acceptera la compagnie C.
Pour la compagnie D : Ban Daur, malgré ce qui lui est arrivé pendant les combats d’Urdesh va garder son poste.
Pour la compagnie E : c’est l’inverse de la compagnie C, autant tout le monde avait du respect pour Gol, autant personne ne veut entendre parler de la compagnie « maudite » qui rassemblait la plupart des brebis galeuses du régiment. Ils décident donc de nommer Darra Bray pour qu’il reconstruise la compagnie
Pour la compagnie M : Oryn Ifvan est vite nommé
Pour la compagnie T : comme pour la compagnie M, Nico Spetnin fait vite l’unanimité.
Pour la compagnie V : la fameuse fanfare du régiment, c’est Cin Haller qui devient capitaine à la demande de la fanfare.

Conclusion

Comme l’avoue lui-même Dan Abnett, cette nouvelle aurait pu paraître dans une version rééditée de la voix du chaos et servir de chapitre supplémentaire.
En fait, elle met surtout en place les personnages pour la suite et permet à Abnett de faire une sorte de générique de fin à « la victoire ».

Celui que nul n’entend plus de Graham McNeill 21 pages

Avant propos

Pour cette deuxième nouvelle du recueil c’est un ancien qui s’y colle. Abnett fait référence à Graham comme à un Haut Seigneur (le groupe d’écrivains qui a participé au siège de Terra) alors que Games Workshop n’en a pas parlé, (peut être parce qu’il bosse ailleurs maintenant). Les événements se déroulent après « La Voix du Chaos ».

L’histoire du livre

On suit l’histoire d’un petit groupe de gardes impériaux qui, après leur capture par les troupes de Sek, lui ont juré fidélité.
Mais dans un dernier sursaut d’honneur, après la mort de l’Anarque, ils décident de mener un dernier combat pour faire le plus de dégâts possible avant de mourir.
Et permettent ainsi au chapitre space marine des Irons Snakes de prendre et de détruire le vaisseau où ils se trouvaient avec un minimum d’effort.

Conclusion

C’est le genre d’histoire qu’on ne peut voir que dans l’univers d’Abnett. En effet, j’ai du mal à imaginerun groupe d’impériaux qui se met au service du chaos pendant des années mais en restant fidèle à l’empereur pour finir par racheter leur faute…
Après, si on admet que le 40K d’Abnett est plus nuancé que l’univers totalement noir de 40K, alors cette histoire est plutôt bien pensée. Même si, au final, c’est un exercice de style qui n’apporte pas grand-chose à l’univers.

Les ailes de la gloire de Robert Rath 29 pages

Avant propos

Encore une nouvelle qui nous parle de ce qu’il se passe une fois les combat achevé. Mais cette fois, c’est Rob Rath qui est à l’écriture. Ça montre encore un aspect peu ragoutant de la guerre mais ça permet aussi de parler des unités d’hélicoptères de la garde impériale.

L’histoire du livre

Dans cette nouvelle, nous suivons un groupe de soldats chargé de rapatrier les corps des soldats impériaux tombé aux combats vers la base principale pour qu’ils puissent ensuite être renvoyés vers leur monde d’origine.
Mais la planète n’est pas totalement pacifiée et il reste des soldats adverses qui organisent des actions de sabotage et des attaques suicides en utilisant des aéronefs impériaux capturés.
Notre équipe de récupérateurs se trouve impliquée dans une de ces attaques et ne s’en sort que de justesse.

Conclusion

Je connaissais Rob Rath pour ses bonnes nouvelles sur les assassins impériaux et pour son travail sur les necrons et j’ai été vraiment surpris par cette nouvelle.
Cette nouvelle continue à nous parler de ce qui se passe après la guerre en général après le générique du film, les choses qu’on ne veut pas forcement voir. Bonne petite nouvelle aussi.

La mort du prophète de Marc Collins 23 pages

Avant propos

C’est au tour de Marc Collins d’écrire une nouvelle,. Tout comme Rath, il fait partie de la deuxième génération d’écrivains de la blacklibrary. La particularité de cette histoire est de nous placer du coté des perdants et de nous montrer ce qu’il se passe.

L’histoire du livre

Après la mort de l’Anarque, ses principaux commandants se réunissent pour savoir quoi faire. Après avoir tué les faibles qui proposaient de se ranger sous les ordres d’un autre champion du chaos, ils décident d’organiser un rituel de sélection qui doit désigner le prochain chef.
Après beaucoup de meurtres, de combats rituels et de trahison, le Damogaur Gerik devient la nouvelle voix du chaos.

Conclusion

Marc Collins montre comment se déroule la succession de l’Anarque et ce n’est pas tres joli. Il introduit aussi celui qui pourrait devenir un des futurs antagonistes de la série s’il survit au processus de sélection.

Dix-neuf-trois, cap sur le cœur galactique de Matthew Farrer 34 pages

Avant propos

Matt Farrer un auteur qu’Abnett aime particulièrement et qu’il invite à chaque fois qu’il sort une anthologie. Pour ceux qui ne connaissent pas Farrer, c’est l’écrivain de la série « Shira Calpurnia » qui nous parle des Arbitors, il s’est d’ailleurs fait une spécialité des histoires policières dans l’univers de 40 K.

L’histoire du livre

Noverin est un commissaire de la flotte impériale. Il fait partie des plus bas échelons du commissariat et sa principale fonction est de s’assurer que toutes les personnes qui montent à bord du vaisseaux soient de fidèles servants de la foi impériale pour éviter tout problème une fois dans le Warp (comme si c’était si simple). Mais il a une autre spécialité, c’est un enquêteur hors pair.
D’ailleurs il y a eu un meurtre et c’est à lui de découvrir ce qui s’est passé. Au cours de son enquête, il va aller de découverte en découverte et va être aidé par une fidèle suivante de la foi impériale qui a perdu toute ses illusions sur Hagia et qui entame un pèlerinage pour trouver un but à sa vie.
Noverin réussira à boucler son enquête et la fidèle par trouver sa voie.

Note : l’histoire est vraiment bien menée et il y a un énorme spoil dans ma conclusion. Si vous ne voulez pas vous gâcher l’histoire, lisez le livre.

Conclusion

Et même si j’ai un peu vendu la mèche dans l’avant propos, la nouvelle est assez surprenante dans le sens où elle représente le chaînon manquant entre Hagia et Herodor mais au lieu de nous livrer une histoire ordinaire, Farrer a réussi à en faire une histoire policière , ce qui est assez original.
C’est une bonne nouvelle policière et l’implication de la future sainte est une bonne passerelle vers le futur de la série avec les livres de Farrer sur les irons Snakes et la sainte.

La tombe de Vichres de Justin D. Hill 24 pages

Avant propos

Justin D Hill est plutôt un spécialiste de l’armée impériale et je pensais vraiment avoir droit à un récit sur la garde mais il a décidé de passer du coté du chaos pour ce récit.

L’histoire du livre

Briar était une petite fille quand son monde est tombé aux mains de Mansa, un lieutenant du chaos. Mansa a décidé d’en faire un monde de recrutement, des milliers de prisonniers impériaux y sont alors amenés et parqués dans des « camps de bétail ». Seul les plus fort sles plus cruels et les plus rusés s’en sortent.
C’est le cas de Briar qui finit par entrer au service de Mansa. Mais, au cours de sa plus glorieuse mission, elle échoue à tuer le Seigneur Militant Vichres, mais au lieu de se laisser mourir elle s’accroche à la vie et finit par découvrir la tombe de Vichres qu’elle saccage pour ramener le crane du seigneur à son maître comme promis.
Après cela, elle reprend sa place comme commandant d’une armée de Ghulam de Mansa et repart au combat.

Conclusion

Le personnage de Briar est bien amené et ça pourrait faire un très bon antagoniste. L’histoire se déroule après la fin de la série et la conclusion est assez surprenante mais pas dénuée de logique, si on y pense en étant chaotique.
A voir si une suite est prévue pour ce personnage.


Dans les tréfonds d’Edoardo 26 Albert pages

Avant propos

Tout comme Justin D Hill, Edoardo écrit des livres de guerre dans le monde réel et arrive assez bien à le transposer dans le 40eme millénaire. Ce qu’il fait remarquablement bien ici. En transposant une histoire qui aurait pu se dérouler pendant la première guerre mondiale.

L’histoire du livre

Les mineurs de Fond de Roane ont pour mission de passer par-dessous les lignes ennemies pour réussir à débloquer la situation sur le champ de bataille où rien ne bouge depuis trop longtemps de l’avis du général Dorf.
Les pertes dans les tunnels sont affreuses, surtout parce que le chaos utilise des machines démons pour contrer les mineurs. Mais après de très lourdes pertes, les mineurs de fond parviennent quand même à faire sauter toute la ligne de front adverse. Tout ça pour s’apercevoir en sortant de leur tunnel que le général Dorf a envoyé les Sang Bleu finir le travailet totalement passer sous silence le sacrifice des Mineurs de Roane.

Quelques jours plus tard le général Dorf et tout son quartier général étaient ensevelis par l’explosion d’une mine souterraine.
Le maitre de guerre Slaydo, apres avoir lu le rapport du commissariat, a décidé de transférer les mineurs de Roane sous les ordres du général Bulledin.

Conclusion

Je sentais venir la conclusion de la nouvelle à grand pas mais j’ai bien aimé le cheminement de l’intrigue même si le petit twist final n’est pas une surprise.
Edoardo nous transporte dans une guerre de tranchée et un huis-clos souterrain. Au final les Sang bleu ont encore le mauvais rôle et ça devient une habitude.

Armaduke par John French 35 pages

Avant propos

John French a décidé de faire l’inverse de tout le monde et d’écrire une histoire qui se déroule avant. C’est un vétéran de l’hérésie d’Horus et il a décidé de raconter l’histoire d’un vaisseau plutôt que d’un personnage.

L’histoire du livre

Miletus Cern vient d’être nommé troisième lieutenant aàbord de « son Altesse Ser Armaduke » et il n’est pas vraiment content de son affectation sur un vaisseau en très mauvais état qui ne sert plus à grand-chose dans la flotte impériale.
Il a tort parce que son premier voyage à bord de l’Armaduke qui ne devait être qu’une partie de plaisir, à savoir le transport de machines du chaos désactivées vers un monde du mechanicus pour y être étudiées tourne au fiasco.
Une des machines démon n’était pas vraiment désactivée et ce n’est que grâce au courage de l’équipage qu’elle parvient à être neutralisée avant que le commissaire en charge de la mission décide de faire exploser le vaisseau.
Malheureusement toute cette expérience contre des machines démons ne leur servira à rien parce que l’inquisition décide d’effacer les souvenirs de l’équipage. C’est cette façon de faire qui explique les fantômes qui hantent le navire. Ce sont des restes de souvenirs de l’équipage.

Conclusion

Une fois de plus John French fait le travail. C’est une bonne introduction pour le vaisseau Armaduke qui va prendre une place à part dans les aventures des fantômes de Gaunt avec le livre et la mission « Salvation’s Reach ».
On en apprend un peu plus sur le vaisseau et sur les coutumes et les légendes qui existent à son sujet. Des légendes comme il en existe pour tous les vaisseaux impériaux qui ont une très longues histoire derrière eux.

L’indomptable par Rachel Harrison 40 pages

Avant propos

Rachel Harrison grande fan d’Abnett arrive enfin dans la série. Celle qui a écrit les aventures de Severina Raine, en grande partie à cause des aventures de Gaunt, a décidé de surprendre son monde en écrivant une nouvelle sur l’aeronotica imperialis plutôt que sur le commissariat.

L’histoire du livre

Nous allons suivre la carrière d’un Lightning de la flotte impériale au cours de quatre petites histoires marquantes de sa « vie ».
Il avait reçu le nom d’indomptable lors de sa mise en service et il a largement entretenu sa légende. Il va rester en fonction plus de 50 ans, il connaîtra de grandes victoires et d’amères défaites. Il sera même abattu plusieurs fois mais toujours récupéré et réarmé.
Lors de sa dernière mission ,il finit par mettre fin à la carrière d’un des plus grand As du chaos mais son pilote ne survivra pas à l’opération.
Il connaîtra une fin héroïque après avoir été capturé par l’ennemi qui voulait s’en servir lors d’une mission d’infiltration.
Mais l’esprit de la machine ne s’est pas laissée corrompre et il a refusé d’ouvrir le feu préférant se laisser détruire et finir sa carrière en martyre impérial.

Conclusion

Faire d’un appareil le personnage principal de cette nouvelle est une grande idée. On voit l’esprit de la machine prendre corps dans cette nouvelle, avec son envie de vengeance et de combattre qui vont finir par la pousser à son sacrifice ultime et à la mort.
Il faut noter aussi qu’Abnett en profite pour lâcher une nouvelle qu’on attendait tous : il est en train d’écrire la suite de l’Aigle à deux têtes.

Celui qui part revient de Dan Abnett 28 pages

Avant propos

Après avoir commencé le recueil, c’est aussi Abnett qui le finit. Avec une nouvelle qui, comme la première, se déroule juste après la victoire mais qui s’attarde cette fois sur un personnage qui fait son retour parmi les Fantômes.

L’histoire du livre

Brin Milo était de retour, il avait quitté les fantômes sur Herodor pour suivre la sainte et avait été retrouvé parmi les prisonniers de l’Anarque par Mkoll qui l’avait ramené avec lui.
Mais depuis son retour Milo n’arrive pas à retrouver sa place, les Fantômes ont bien changé et lui aussi.
Il ne reste plus beaucoup d’anciens et il a du mal à leur parler. Petit a petit, il se fait à l’idée qu’il n’a peut-être plus sa place parmi eux. Mais grâce a l’intervention de Zhukova, qui elle aussi a du mal à trouver sa place dans le régiment (voir le livre précèdent), il finit par arriver à parler avec ses anciens amis.
Après s’être fait arrêter par le commissariat pour s’être battu avec les clients d’un bar, il finira même par rencontrer Gaunt et arriver à lui parler.

Conclusion

Encore une fois Abnett boucle la boucle et prépare l’avenir. Brin Milo est de retour avec son pouvoir étrange et sa connexion avec le Warp.
Mais on en apprend un peu plus sur Zhukova aussi qui essaie toujours de prouver quelque chose.
Et bien sûr Oan Mkoll, je l’ai comparé a Chuck Norris dans le précèdent volume mais là, il devient philosophe : l’important c’est le voyage pas la destination.
Je ne sais pas trop ce qu’Abnett veut faire de Mkoll… (C’est peut être lui qui était là avec Horus et l’Empereur^^).

Conclusion générale

Que dire de tout cela ? J’ai vraiment eu du mal à me remettre dans le bain. J’ai fini de lire les Fantômes de Gaunt il y a 18 mois et ce recueil arrive bien trop tard.
Alors je sais qu’il doit relancer la série ou du moins de nouveaux romans se déroulant dans les mondes de sabbat mais, même si certaines nouvelles sont intéressantes ,je reste vraiment perplexe sur la suite.
Je sais que plusieurs ouvrages sont en cours(Matthew Farrer en a déjà écrit deux) mais j’ai peur qu’on perde la patte d’Abnett en route.
Après les nouvelles ne sont pas mauvaises mais, sorties du contexte des fantômes, elles tombent un peu à plat.
J’espère que ça va aller mieux avec la suite des ouvrages (même si je suis sceptique vue la lourdeur des premières pages du « Serpent et la sainte »).