Fulgrim: The Palatine Phoenix

De Les Archives Infinies
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Avant-Propos

Pour ce sixième volume de la serie primarque, c’est Josh Reynolds qui s’y colle. Même s’il n’a jamais eu l’honneur d’écrire sur un grand moment de l’hérésie d’Horus c’est un des auteurs les plus prolifiques de la blacklibrary. Même s’il a plus écrit sur Warhammer ou AOS que sur 40K il reste quand même sur une bonne sérié avec Fabius Bile et un bon dernier roman avec Apocalypse (qui n’est pas son dernier roman vu qu’il a fini par revenir après un an d’absence).

L’histoire du livre

Après un défi lancé par Russ qui l’enjoint de prendre la direction de la 28eme flotte expéditionnaire, Fulgrim veut profiter de cette occasion pour montrer qu’il n’a rien à envier à ses frères et que sa légion n’a rien à envier aux autres.

L’histoire avec un grand H

C’est donc sur Byzas que Fulgrim a jeté son dévolu. Le gouvernement planétaire a déjà commencé à négocier sa soumission à l’imperium de l’humanité, même s’ils n’ont pas vraiment compris ce que ça signifie exactement. Et Fulgrim s’apprête à faire son arrivée sur la planète à la tête de ses sept légionnaires et d’un important contingent de diplomates.
Byzas étaient composé de 3 royaumes couvrant chacun un continent mais après une dernière guerre il y a un peu plus d’un siècle, le continent du sud a été vitrifié avec l’utilisation d’arme atomique et le continent de l’ouest a capitulé laissant un tyran à la tête des patriciens de la planète.
Au moment où Fulgrim arrive, la planète est au bord de l’explosion. Les luttes de pouvoir entre nobles et l’état d’usure des infrastructures laissent à penser que la planète ne survivra pas dix ans avant de sombrer dans l’anarchie.
Fulgrim a décidé de rallier la planète à l’imperium par la diplomatie, mais même si le tyran actuel est prêt à se joindre à l’imperium, les factions dissidentes risquent de poser problèmes dans le futur.
Voulant laisser derrière lui une planète stable où sa légion pourra recruter des futurs aspirants, Fulgrim décide d’utiliser une diplomatie plutôt directe et agressive, allant de provocations en provocations jusqu’à réussir à coaliser les différentes factions rebelles contre lui et à déclencher un soulèvement planétaire.
Bien entendu le soulèvement va être réprimé très rapidement par Fulgrim et ses hommes qui avaient tout prévu. Sauf peut être la bombe atomique qui a failli tuer le primarque et la trahison du bras droit du gouverneur qui a failli causer la ruine du plan bien préparé de Fulgrim…
Après cette flamboyante réussite qui a vu Fulgrim mettre en place les bases du futur de sa légion, le primarque peut enfin se tourner sereinement vers l’avenir.

Note : c’est un peu court comme résumé mais l’histoire est assez courte. La longueur du livre vient du fait que l’auteur s’attarde sur le sentiment de Fulgrim, et les relations qu’il entretient avec les différentes personnes qu’il rencontre. Et pour introduire le personnage du cycle Fabius Bile.

Personnages

Fulgrim : Il est arrivé sur Chemos une planète industrielle très polluée. Il a été recueilli par un couple d’ouvriers (Corrin et Tullea) qui sont morts très tôt. Petit a petit, il a réussi à prendre le contrôle de sa planète et à élever le niveau de vie de ses habitants. A l’arrivée de l’empereur, il ne reste plus que 200 membres de sa légion. Il va passer très longtemps à la reconstituer et souffre d’un complexe d’infériorité envers ses frères. Il veut faire ses preuves et va les faire de très belle manière sur Byzas en battant le record de marines utilisés pour soumettre une planète. Il n’aime pas la philosophie mais va s’y mettre après la conquête de Byzas. Il a tendance à être arrogant et à avoir trop confance dans ses capacités et il essaie de corriger ça. Mais il veut tendre vers la perfection et c’est donc assez contradictoire au final.

Abdemon : il était le lieutenant commandeur de la troisième légion avant que Fulgrim ne soit retrouvé, à ce titre il fait partie des deux cents. Il est connu pour être le héros de Proxima, il a dirigé le groupe d’Emperor’s Children qui à sauvé la vie de l’empereur sur Proxima et c’est depuis ce jour que la légion a le droit de porter l’Aquila. Il est fidèle à son primarque mais n’a pas la langue dans sa poche et lui dit toujours la vérité même si il n’est pas prêt à l’entendre. Il est toujours resté fidèle à l’empereur et serait mort sur Istvaan.

Fabius Bile : il fait partie des deux cents, on le surnomme l’araignée quand il a le dos tourné mais personne n’ose lui dire en face (à part peut être Abdemon et les personnes trop stupides pour s’inquiéter de leur survie). Il ne comprend pas pourquoi Fulgrim a tenu à l’amené sur Byzas, jusqu’au moment où le primarque le laisse faire des expériences sur les mutants qui vivent dans les zones irradiées. Bile pense qu’en étudiant leurs gènes un remède à la maladie génétique qui hante sa légion peut être trouvé.

Cyrius : c’est un des meilleurs épéistes de la légion, il est l’élève d’Akurduana et Fulgrim fonde de grands espoirs sur Cyrius aussi. Il va presque être tué au combat à cause de son arrogance. Il a montré toutes ses feintes à ses ennemis et il est trop arrogant pour utiliser son pistolet bolter. Il est sauvé au dernier moment par Fulgrim. Bien plus tard il aura un destin tragique…(pour ceux que ça intéresse il existe une série de livre de background « warlords of the dark millenium » et Cyrius affronte Lucius)

Narvo Quin et Flavius Alkenex : deux soldats de première ligne qui n’ont rien à faire dans une mission diplomatique. C’est d’ailleurs pour ça que Fulgrim les a choisis, ils doivent être le bâton et montrer au peuple de Byzas ce qu’un space marine peut faire. La seule réelle différence entre les deux c’est que Flavius est à peine plus stupide et finit par se mettre Fabius Bile à dos.

Grythan Thorn : il est ambitieux et c’est un élément prometteur de la légion. Il finira par se faire un nom mais se fera tuer pendant le massacre d’Istvaan.

Kasperos Telmar : tout comme Thorn il est ambitieux et il va avoir un grand avenir dans la légion. Mais tout comme Alkenex il s’est mis à dos Bile ce qui n’est jamais une bonne idée.

Herodotus Frazer : il commande l’Archite Palatines, le régiment de la garde impériale affecté à la 28eme flotte expéditionnaire. Il n’est pas très chaud pour le plan de Fulgrim, il préférerait faire ce que toutes les flottes expéditionnaires font depuis un moment : elles arrivent, atomisent la planète et remplacent la population.

Galconda Pyke : c’est la première littératrice de la flotte. Ou plutôt c’est celle que Malcador a assigné à la surveillance de Fulgrim. Elle fait partie de la vieille école au même titre sur Sindermann, elle était déjà littératrice quand les premières flottes expéditionnaires sont parties de Terra. Maintenant que la grande croisade est devenue une opération de conquête plus que de réunion pacifique du genre humain, elle a fait son temps. Mais tout comme Malcador, elle fonde de grands espoirs sur Fulgrim qui pourrait remettre la diplomatie en avant et contrebalancer la fureur conquérante de ses frères.

Conclusion

Josh Reynolds fait coup double avec ce livre. Je tiens d’ailleurs à remercier Kaelis grâce a qui je me suis rendu compte que ce livre n’était pas qu’un livre « Hérésie d’Horus primarque » mais aussi l’introduction à la série de livres sur Fabius Bile. En effet, sur les cinq space marines qui font le voyage en plus de Bile, quatre d’entre eux vont apparaître dans la trilogie du plus grand apothicaire de la troisième légion.

Pour ce qui est de la partie Hérésie d’Horus, Reynolds nous livre un portrait de Fulgrim très intéressant, en le mettant en scène au moment où il décide qu’il est temps de voler de ses propres ailes et pose les bases de sa nouvelle légion.
On retrouve tout ce qu’on connaissait déjà des Emperor’s Children et de leur primarque mais Reynolds a le bon goût d’avoir introduit déjà à ce moment là les graines de la perte de Fulgrim. On voit Fulgrim pousser vers la perfection mais aussi se laisser emporter par ses pulsions et ses sentiments. Il réfrène ses pensées négatives mais elles sont déjà présentes et il prend du plaisir à les avoir. Il se sent supérieur même à ses frères et même si ça le met mal à l’aise d’avoir de telles pensées ça le conforte aussi dans ses décisions.
Les récits et les ouvrages trouvés sur Byzas mettent en garde contre la recherche de la perfection en expliquant que c’est la recherche qui est importante et que la perfection ne peut être atteinte mais Fulgrim pense le contraire. Du coup, au début de l’hérésie d’Horus, quand il est corrompu par le démon de son épée, il n’est pas vraiment corrompu.
Le démon pense le corrompre facilement mais les graines de la corruption sont là depuis longtemps et même si le démon a accéléré les choses il a surtout profité de l’instant, alors que Fulgrim allait de toute façon passer au chaos de son plein gré.

En plus de ça, Reynolds se permet quelques parallèles entre Byzas et Chemos pour nous parler de l’enfance de Fulgrim et saupoudre le tout de la rivalité qui existe entre les primarques déjà retrouvés.

Ce sixième volume de la série primarque est sans conteste, au moment de la sortie, le roman le plus abouti de la serie. Même si j’ai un petit faible pour l’histoire racontée dans « Leman Russ : le loup suprême », je dois reconnaître que ce livre est bien plus complet.