Retribution

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Par Gilian

Avant-propos

Troisième roman de la série des Guerres vampiriques, écrit par Steven Savile, ce récit se concentre sur l’histoire de Mannfred von Carstein. Je dois avouer que je me force à lire ce troisième roman et que je n’en attends rien du tout…

L’histoire du livre

Les habitants de l’Empire croient la malédiction des redoutables Comtes Vampires levée. Pourtant, le fléau des morts-vivants persiste sous les traits de Mannfred von Carstein, revenu des Terres des Morts pour assouvir sa vengeance contre l’Empire et le plonger dans le sang de la guerre. Divisés par des conflits internes, les dirigeants de l’Empire doivent mettre de côté leurs différends et s’unir pour combattre la menace que représente le nouveau seigneur de Sylvanie, sous peine de voir le monde des hommes perdu à jamais.

L’histoire avec un grand H

Le Royaume des Morts

Mannfred von Carstein a enfin terminé sa quête de savoir. Il se sent prêt à venir reprendre la place qui lui revient de droit à la tête de sa lignée, et entame son périple pour retourner en Sylvanie.

Interlude : Le Vaisseau Noir

À l’embouchure du Reik, un mystérieux vaisseau noir remonte le cours du fleuve, silencieux et inquiétant. À son bord, Mannfred von Carstein, enfin de retour dans le Vieux Monde, a entamé la dernière partie de son voyage pour rentrer chez lui.

Frontière entre le Stirland, l’Averland

Les guerres vampiriques ont pris fin, et la politique impériale a repris ses droits. Le sergent Vorster Schlagener, du Stirland, est chargé de défendre le pont de Legenfeld afin d’empêcher une armée de l’Averland de traverser le fleuve Aver et de pénétrer dans le Stirland. Il sait qu’ils vont sûrement tous mourir ici à cause de l’incompétence de leur commandant, Dietrich Jaeger, parti chercher des renforts après les avoir laissés là, sans ordre. Pourtant, il ne trahira pas son comte et se battra jusqu’à la fin. La bataille débute à la tombée de la nuit, et les défenseurs parviennent à contenir les forces ennemies pendant plusieurs heures, avant que l’assaut ne cesse. À ce moment-là, il ne reste plus que dix hommes sous les ordres de Schlagener. Le chef de l’armée ennemie, le général Ackim Brandt, leur propose alors de se rendre. Schlagener refuse : ils se battront jusqu’à la fin. Brandt leur accorde donc une nuit de répit ; l’assaut final aura lieu le lendemain matin. Erreur de sa part : le lendemain, les renforts du Stirland sont là.

Interlude : Le Vaisseau Noir

À Marienburg, Mannfred attire à lui les femmes des riches marchands et les enferme dans la cale du navire afin de les « consommer plus tard ». À Altdorf, il décide de se rendre sur la tombe de Vlad, en souvenir de l’époque où il l’a trahi. Le navire continue à remonter le fleuve en direction de Nuln et, à chaque arrêt, Mannfred en profite pour terroriser la population.

Nuln, cité impériale au bord du Reik

À Nuln, justement, Jon Skellan survit caché dans les quartiers pauvres, se remettant peu à peu des blessures que lui a infligées Jerek. Il sent l’arrivée de Mannfred et doit accélérer sa guérison. Il décide d’être moins prudent et de se nourrir plus souvent, quitte à se faire repérer par les répurgateurs. C’est au cours de l’une de ses vadrouilles nocturnes qu’il se rend compte que Nuln est infiltrée par des vampires du clan des Lahmianes. Il n’a cependant pas le temps d’en apprendre davantage : des nuées de corbeaux se rassemblent sur son passage pour lui annoncer le retour de Mannfred. De son côté, Jerek est lui aussi arrivé à Nuln après la bataille des Quatre Armées. Il est très faible et au bord de la folie, car il refuse de boire du sang humain depuis la fin de la bataille. Il lutte constamment contre sa nature vampirique.

Interlude : Le Vaisseau Noir

Le Vaisseau Noir accoste en Sylvanie, au pied de Drakenhof. Mannfred von Carstein est enfin revenu chez lui. Il détruit le navire et tue tous les survivants : personne ne doit savoir qu’il est déjà là.

Drakenhof, au cœur noir du royaume des morts

Mannfred arrive aux portes du château de Drakenhof et découvre qu’une femme nommée Nadasdy règne sur les lieux. Elle a tué tous ses opposants et massacré la population qui a tenté de se révolter. Mannfred, fou de rage, décide de régler le problème directement. Il entre dans la demeure et, après avoir interrogé l’intendant, se dirige vers les appartements de Vlad, où se trouve Nadasdy. Il ne lui laisse pas le temps de s’expliquer et la massacre d’une manière horrible. Mannfred entreprend ensuite de restaurer Drakenhof, ainsi que sa puissance et sa splendeur. Il ne se contente pas de reconstruire Drakenhof : il prépare également la conquête de l’Empire. Il commence à rassembler des forces et à mettre en place un réseau d’espions à travers tout le Vieux Monde. Il ordonne à Skellan d’entrer en contact avec la matriarche lahmiane de Nuln afin de forger une alliance avec elle. Une fois tous les préparatifs mis en place, il laisse Drakenhof entre les mains de son chambellan et part discrètement en direction de Nuln.

Dans les collines de Färlic, près d’Obelheim, au Talabecland

Dans l’Empire, les conflits continuent entre le Stirland et ses voisins. Les soldats de Vorster Schlagener, toujours sous les ordres de Dietrich Jaeger, attendent leurs instructions. Toujours en quête de gloire, Jaeger ordonne à Vorster de charger droit sur les canons ennemis, avec la ferme intention de les surprendre et de les prendre de vitesse. Malgré les problèmes soulevés par Vorster, Jaeger ne veut rien entendre et envoie sa cavalerie au suicide. Depuis les hauteurs qui surplombent le champ de bataille, le comte électeur Martin du Stirland voit avec horreur sa cavalerie charger droit sur les canons et se faire déchiqueter en pièces… Sur les trois cent soixante cavaliers qui ont participé à la charge, seuls soixante reviennent ; les autres sont morts ou prisonniers. Vorster, quant à lui, est fait prisonnier.

À Nuln

Skellan entre en contact avec la matriarche de la lignée des Lahmianes. Cependant, ce n’est pas un fin négociateur et, bien qu’il réussisse à obtenir une entrevue entre la matriarche et Mannfred, il s’en fait une ennemie. De son côté, Jerek est aux prises avec les répurgateurs qui étaient sur la piste de Skellan. Il tente bien de leur expliquer qu’il n’est pas le vampire qu’ils recherchent, mais, pour eux, il n’y a aucune différence entre les vampires : ils sont tous mauvais. Jerek est obligé de les tuer et, dans un accès de rage, il boit leur sang… Skellan communique avec Mannfred grâce à une étrange créature appelée stryge. Il l’informe que l’entrevue avec l’Éternelle est organisée. Mannfred lui annonce qu’il arrivera à Nuln dans moins d’une semaine. En attendant l’arrivée de Mannfred, Skellan décide de se débarrasser des répurgateurs qui le recherchent. Il a alors la désagréable surprise de découvrir qu’ils ont déjà été tués par un autre vampire, surnommé le Loup. Il en conclut que Jerek est à Nuln et qu’il est sûrement à sa poursuite. Une semaine plus tard, Mannfred arrive, et les négociations commencent avec Kalada l’Éternelle. Mannfred en appelle aux anciennes alliances entre leurs ancêtres, Vashanesh et Neferata, mais Kalada ne veut rien savoir. Les von Carstein ont toujours été violents, tandis que les Lahmianes agissent davantage dans la discrétion. Elle assure à Mannfred qu’elles n’essaieront pas d’entraver ses plans, mais que, s’il désire une alliance, il devra prouver qu’il est réellement plus puissant et plus avisé que Vlad ou Konrad.

À Obelheim, au Talabecland

Après de longues semaines de guerre, un échange de prisonniers finit par être négocié. Le général Jasper Brandt et le comte Martin von Kristallbach se rencontrent à cette occasion pour entamer des pourparlers. Au moment où Vorster est libéré, il aperçoit Dietrich Jaeger, qui se tient fièrement aux côtés du comte électeur. Il ne peut contenir sa rage et sa fureur contre l’homme qui l’a envoyé deux fois à la mort pour satisfaire ses ambitions personnelles, et le défie en duel. Jaeger refuse le duel : Vorster n’est pas un noble, mais un homme du peuple ; il ne peut donc pas le défier. Cependant, Martin von Kristallbach ordonne que le duel ait lieu. Ce sera un duel au pistolet, à mort, comme le veut la tradition. Les deux hommes se mettent en place, et Jaeger anticipe le moment du tir. Il manque Vorster, qui a alors tout le temps de le viser et de le tuer. Jaeger pleure et demande grâce, mais Vorster lui tire une balle dans la main. Désormais, Jaeger ne pourra plus jamais tenir une arme ni commander sur un champ de bataille. Vorster a obtenu justice : il ne cherchait pas la mort de Jaeger. Alors que les deux délégations sont sur le point de se séparer, un cavalier arrive, épuisé. Il hurle : les vampires arrivent. La troisième guerre vampirique vient de commencer.

Dans la forteresse naine de Karak Raziac

Après la bataille de la Lande Funeste, Kallad a intégré la forteresse naine de Karak Raziac. Toutefois, il ne parvient pas à retrouver une vie normale ni à retrouver la paix. Il repense au corbeau annonçant l’arrivée de Mannfred et prend la décision de partir le combattre. Il va voir le roi Razzak pour lui annoncer sa décision. Razzak comprend son choix, mais lui rappelle qu’il n’est pas seul : il fait partie d’un clan, et d’autres nains ont tout perdu pendant les guerres contre les vampires. Peut-être ont-ils, eux aussi, envie de « finir » le travail. Kallad finit par réunir six autres nains et part pour la Sylvanie afin de combattre les morts-vivants et de chasser les vampires.

À Nuln

Jerek apprend le massacre d’un répurgateur dans le temple de Morr et comprend qu’il s’agit sûrement de l’œuvre de l’autre vampire présent en ville. Il décide d’enquêter et, peu à peu, découvre qu’un clan de Lahmianes contrôle la ville et que Skellan est entré en relation avec elles pour le compte de Mannfred. Il voit dans cette situation une chance de tuer Skellan, et peut-être même Mannfred. Il trouve une sorcière qui lui permet de changer de visage afin de ressembler à Skellan, puis s’introduit dans le temple des Lahmianes pour leur demander où trouver Mannfred. Celui-ci se cache dans les souterrains sous la ville. Jerek s’enfonce donc dans les souterrains à la recherche de Mannfred, mais il tombe sur Skellan. Le combat s’engage entre les deux vampires. L’affrontement est violent et sans merci, et Jerek finit par tuer Skellan avant de boire son sang, dans le but de devenir plus puissant et d’avoir une chance contre Mannfred.

Pendant ce temps, à Ulthuan

Le jeune mage Finreir a une vision qui lui montre la corruption touchant les vents magiques. Il décide de remonter magiquement la piste de cette corruption. Celle-ci le mène jusqu’à Mannfred, puis plus au sud, jusqu’au royaume des morts. Il découvre alors que la véritable puissance derrière Mannfred n’est autre que Nagash. Allant contre l’avis du conseil des mages de Saphery, il décide de partir pour le Vieux Monde afin d’aider les humains.

À Nuln

Jerek remonte à la surface après avoir tué Skellan. Il réfléchit aux intrigues et aux révélations que ce dernier lui a livrées pendant leur combat. Il décide alors de se débarrasser de la matriarche lahmiane et de détruire leur sanctuaire, tout en laissant des « preuves » d’une trahison des von Carstein. Une fois encore, il boit le sang de la matriarche, comme il l’avait fait avec Skellan, devenant ainsi encore plus puissant.

Quelque part en Stirland

Cela fait maintenant un an que la troisième guerre contre les vampires a commencé. La guerre s’enlise, mais, peu à peu, les morts prennent l’avantage sur les vivants. Dans le camp impérial, le moral n’est pas vraiment bon. Vorster et son ami Brandt passent la nuit à étudier les cartes lorsqu’ils sont interrompus par l’arrivée d’un visiteur totalement inattendu : Jerek Kruger. Ils reconnaissent en lui un vampire, mais il les désarme facilement avant de leur annoncer qu’il est venu parler. Il se présente et raconte son histoire. Il leur explique qu’il a été contacté par un elfe afin de remettre un message au Grand Théogoniste, à Altdorf. Vorster ne lui fait pas vraiment confiance, mais ils n’ont rien à perdre à transmettre le message.

À Altdorf

L’armée de morts-vivants de Mannfred n’est plus qu’à quelques jours de la ville, et Kurt III, le Grand Théogoniste de Sigmar, a décidé de lire le journal de son prédécesseur, Wilhelm, afin de trouver un moyen de vaincre l’armée ennemie. Ce qu’il découvre le bouleverse profondément. La version officielle de la chute de Vlad von Carstein repose sur l’idée d’une intervention divine de Sigmar, mais les écrits de Wilhelm semblent révéler une vérité bien plus trouble : le salut d’Altdorf aurait dépendu d’un vampire et d’une trahison, et non d’un pur miracle. Kurt est dévasté par cette découverte. Sa foi vacille. Il se demande comment prier si l’histoire sacrée sur laquelle il s’appuie est mensongère. Un messager du Stirland arrive alors avec un pli scellé de von Kristallbach. Kurt l’ouvre et lit l’unique ligne qu’il contient : « Ce qui peut être lié peut être délié. » Il comprend aussitôt le sens du message : si l’armée des morts a été liée par un sort ou un pouvoir, elle peut également être déliée. Cependant, Kurt n’est pas un nécromancien et il ne possède pas les connaissances nécessaires pour accomplir une telle chose. Il relit la phrase, cherchant un indice, lorsqu’il a soudain une illumination… La phrase est écrite dans l’ancien dialecte du peuple de Sigmar. Il se précipite dans les catacombes de la cathédrale et se rend jusqu’à un antique sarcophage gardé par deux statues. L’inscription dit : « Enfant de la Mort, libéré de la Mort. » Mais, si l’on lit la phrase dans l’ancienne langue et qu’on la traduit, on obtient : Liber Mortis, le Livre des Morts. Kurt récupère donc le Liber Mortis et, lorsque l’armée de Mannfred arrive sous les remparts, il lance le Grand Rituel de Bannissement. L’armée de Mannfred tombe alors en morceaux, et ce dernier est contraint de fuir.

À Drakenhof

Kallad et ses compagnons nains s’introduisent dans le château, massacrant tout sur leur passage, persuadés qu’ils vont enfin tuer Mannfred. Lorsqu’ils arrivent dans les appartements du vampire, le combat s’engage. Plusieurs nains sont blessés ou tués, mais Mannfred est abattu un peu trop facilement par Kallad. Ce dernier coupe la main de Mannfred et l’emporte avec son anneau, avant de s’enfuir, poursuivi par les vampires survivants.

À Marienburg

L’elfe Finreir est venu prévenir le capitaine Johan Kleine, qui commande la garnison de Marienburg, que Mannfred, après avoir passé tout l’hiver à reconstituer ses troupes, va donner l’assaut à la ville dans les jours qui viennent. Ils doivent tenir jusqu’à l’arrivée de l’armée du Stirland. Grâce à la magie de Finreir et aux capacités martiales des trois elfes qui l’accompagnent, Marienburg tient assez longtemps pour permettre à l’armée du Stirland d’arriver. Une fois encore, Mannfred est vaincu et doit se replier, mais la guerre est loin d’être terminée.

En Sylvanie

La guerre continue tout l’hiver, et les forces impériales réussissent à repousser les morts-vivants jusqu’en Sylvanie, sans jamais obtenir de victoire décisive. Plus la guerre dure, plus elle tourne à l’avantage de Mannfred. Alors qu’il est en reconnaissance près du marais de Hel Fenn, Vorster découvre que Mannfred a tendu un piège aux Impériaux. Il a fait semblant de se replier et d’être vaincu, bataille après bataille, tout en dissimulant dans les marais de Hel Fenn la plus grande armée de morts-vivants que l’Empire ait jamais affrontée, afin de lancer une contre-offensive dévastatrice. Vorster et ses éclaireurs courent prévenir Martin von Kristallbach, comte du Stirland, ainsi que Kurt III, Grand Théogoniste de Sigmar, qui commande les armées impériales. Pendant ce temps, Finreir reçoit la visite spectrale de son mentor, Areiraenni. Celui-ci lui ordonne de rentrer immédiatement à Ulthuan et de cesser de s’occuper des affaires des hommes : il s’agit d’une épreuve qu’ils doivent affronter seuls. Finreir ne peut plus se défiler et doit rentrer, mais, avant cela, il décide d’aider une dernière fois les humains. Kallad et les nains survivants, épuisés après leur fuite de Drakenhof, émergent des bois et tombent sur une auberge isolée. Kallad entre dans l’établissement et montre au tavernier le doigt coupé portant l’anneau qu’il croit avoir pris à Mannfred. Il demande à voir un vampire. Le tavernier lui répond que celui-ci l’attend dans la cave. Kallad y retrouve Jerek. Il lui remet le doigt et l’anneau, pensant avoir réglé sa dette. Cependant, Jerek comprend que ce n’est pas le véritable anneau de Mannfred et que Kallad n’a pas tué le véritable Comte Vampire. Tout cela n’a servi à rien, et Jerek va devoir se remettre en chasse de Mannfred. Alors qu’il remonte de la cave, il se retrouve nez à nez avec une projection spectrale de Finreir, qui lui annonce qu’il doit se rendre à Hel Fenn : c’est là que son destin l’attend. La bataille de Hel Fenn commence, et les humains se battent vaillamment, mais l’armée de Mannfred est bien trop nombreuse. Alors que tout semble perdu, Kallad et ses compagnons entrent dans la bataille et balaient tout sur leur passage. Peu à peu, l’affrontement se rééquilibre et demeure indécis. Mannfred reprend progressivement le dessus, et sa victoire ne semble plus être qu’une question de temps. Cependant, il apprend qu’une autre armée est en train d’approcher et décide donc d’en finir au plus vite. Kallad et les derniers nains de sa compagnie chargent Mannfred afin de l’affronter en personne. Ils le blessent grièvement, mais Mannfred parvient à s’enfuir dans les bois. C’est à ce moment-là que Jerek arrive et l’attaque. Avec l’aide de Kallad, il finit par en venir à bout et par le tuer.

Épilogue — Ensevelissement

Dans des ruines isolées du Pays Perdu, loin de toute civilisation, Kallad construit un mur de briques. De l’autre côté se trouve Jerek, qui a choisi de se faire enfermer avec l’anneau maudit. Il refuse que cet objet reste libre dans le monde, car il pourrait provoquer un nouveau soulèvement de vampires. Il ne peut confier l’anneau à personne, de peur qu’il ne corrompe son gardien. De plus, personne ne vit éternellement : le souvenir des Comtes Vampires finirait par devenir une légende, puis un mythe. D’autres ambitieux pourraient un jour retrouver l’anneau et recommencer les horreurs de Vlad, Konrad ou Mannfred. Jerek, en tant que dernier héritier survivant de Vlad, estime que c’est à lui de garder ce fléau pour toujours.

personnages

Mannfred von Carstein Il est revenu de son périple dans la Terre des Morts. Dans le Sud, il a appris à maîtriser la nécromancie et rivalise désormais en puissance avec son « père dans la mort », Vlad. Il a également récupéré un grimoire de Nagash et obtenu, d’une manière ou d’une autre, sa protection. C’est d’ailleurs le patronage de Nagash qui effraie le mage Finreir et le force à intervenir. Une fois de retour à Drakenhof, il reprend possession des lieux en tuant atrocement Nadasdy, qui s’était emparé du pouvoir. Nous reviendrons sur cet événement dans le paragraphe consacré à ce personnage. Dans un premier temps, il purge Drakenhof de l’héritage de son frère et redonne à la forteresse sa grandeur d’antan. Il en fait une citadelle digne de lui et commence à étendre son influence en vue d’une nouvelle guerre contre l’Empire. Cependant, contrairement à Konrad, il sait faire preuve de patience et attendre d’être prêt avant de se lancer dans la guerre. Avec l’aide de Skellan, il noue une alliance fragile avec les Lahmianes, qui doivent influencer la politique impériale afin de ralentir la réaction de l’Empire face à son invasion. Malgré tout, il est repoussé une première fois devant Altdorf, puis devant Marienburg. Son destin se joue finalement dans les marais d’Hel Fenn, où il est définitivement vaincu, mettant ainsi un terme aux guerres vampiriques. On notera qu’il est vaincu à cause d’une trahison, de la même manière qu’il a lui-même provoqué la mort de Vlad et de Konrad. Jon Skellan Homme de main et homme de confiance de Mannfred depuis son évasion du temple de Sigmar, Jon Skellan devient de plus en plus violent, vicieux et inhumain. Il se remet peu à peu des blessures infligées par Jerek à la fin de la deuxième guerre et rêve de se venger. Il opère dans la ville de Nuln, où il sert de contact avec le clan lahmiane local. Pendant son séjour à Nuln, il laisse libre cours à sa sauvagerie, profanant les temples et tuant les Répurgateurs de manière horrible. Il finit par affronter Jerek dans un duel à mort. Il est tué par ce dernier, qui boit ensuite son sang afin de devenir plus puissant. Kalada, l’Éternelle Kalada est la maîtresse des Lahmianes de Nuln. Dans un premier temps, elle refuse l’offre d’alliance de Mannfred. Les Lahmianes disposent déjà d’une influence réelle à Nuln, où elles sont intégrées à la société humaine, et elle ne souhaite pas risquer cette position pour soutenir les ambitions militaires de Mannfred. Cependant, s’il parvient à prouver sa valeur et sa puissance, elle acceptera de se joindre à lui. Lorsque Jerek s’introduit dans son antre en se faisant passer pour Skellan, elle lui indique où trouver Mannfred. Mais lorsqu’il revient ensuite, couvert de sang et à visage découvert, elle comprend qu’elle a commis une erreur. Il est toutefois déjà trop tard. Jerek la tue rapidement, avant qu’elle n’ait pu réagir, puis boit son sang, comme il l’a fait avec Skellan. Jerek von Carstein / Jerek Kruger, dit le Loup d’Ulric Au début du roman, Jerek est au bord de la folie et de la mort, car il refuse de s’alimenter. Il ne veut plus céder à ses instincts animaux. Ironiquement, c’est son humanité qui finit par le trahir. En voulant aider une caravane de nomades strigany attaquée par la population locale, il se retrouve entraîné dans un combat, au cours duquel ses pulsions les plus sombres refont surface. Après avoir déclenché un carnage, il se repaît du sang de ses victimes. À partir de là, il commence à participer activement à la troisième guerre vampirique et à poursuivre Mannfred, en exterminant tout ce qui se trouve sur son passage. Cela commence avec Skellan, qu’il tue dans les catacombes situées sous Nuln, après avoir eu recours à une magicienne pour changer de visage et passer inaperçu. Sachant qu’il n’est pas assez puissant pour vaincre Mannfred, il boit le sang de Skellan afin d’accroître sa propre puissance. Il tue ensuite la matriarche lahmiane de Nuln, en laissant des preuves impliquant Skellan et la lignée von Carstein, dans le but de pousser les Lahmianes à cesser toute collaboration avec eux. Il boit également le sang de la matriarche, ce qui le rend encore plus puissant. Il est ensuite contacté par Finreir, un mage haut elfe, qui lui confie un message à transmettre à Kurt III, le Grand Théogoniste de Sigmar. Ce message contient la solution permettant de vaincre l’armée de morts-vivants qui assiège Altdorf. Jerek est véritablement présent sur tous les fronts : il se trouve toujours au bon endroit, au bon moment. C’est encore lui qui rejoint Kallad et lui révèle qu’il s’est trompé, qu’il n’a tué qu’un sosie de Mannfred. Il le pousse ainsi à poursuivre sa traque. Bien entendu, il participe également à la bataille d’Hel Fenn, où il contribue à tuer Mannfred. Après la fin de la troisième guerre vampirique, Jerek est pleinement conscient du danger représenté par l’anneau de Vlad. Il ne peut pas faire confiance aux races mortelles — humains, nains ou elfes — pour le protéger. Il craint qu’avec le temps, les guerres vampiriques ne deviennent de simples légendes et que l’importance de l’anneau ne soit oubliée. Il demande donc à Kallad de l’emmurer vivant avec l’anneau, afin de le protéger à jamais. Finreir Finreir est un mage haut elfe de Saphery qui, lors de l’une de ses méditations, a une vision de Mannfred se lançant à la conquête de l’Empire. En remontant les traces laissées par les vents de magie, il se rend compte que c’est Nagash en personne qui tire les ficelles. Il décide alors, contre l’avis des autres mages, d’intervenir personnellement. Dans un premier temps, il suggère au Grand Théogoniste d’utiliser la nécromancie pour rompre le lien magique qui maintient les morts en « non-vie ». Il participe ensuite activement à la défense de Marienburg. C’est à ce moment-là que le conseil des mages de Saphery le force à rentrer. Cependant, avant son départ, il remet un message à Kallad afin de lui demander de se rendre à Hel Fenn pour aider l’armée humaine, qui risque de tomber dans un piège tendu par Mannfred. Nadasdy, dite Noire Isabella Nadasdy est une femme qui s’est emparée du château de Drakenhof avant le retour de Mannfred von Carstein. Connue des habitants sous le nom de Noire Isabella, elle s’est installée dans la chambre de Vlad et y mène une existence décadente, au milieu du luxe et des drogues. Lorsque les habitants se sont révoltés contre elle, elle les a massacrés, puis les a fait empaler devant le château. Lorsque Mannfred revient à Drakenhof, il est fou de rage en découvrant que quelqu’un a pris la suite de Konrad. Il se rend directement dans les appartements de Vlad afin de massacrer Nadasdy d’une manière horrible. Explication Pendant mes recherches pour ma chronique, j’ai vu que de nombreuses personnes trouvaient ce passage inutile, et parfois dérangeant. Je reviendrai sur le caractère dérangeant de cette scène dans ma conclusion. Dans un premier temps, j’ai également trouvé ce passage inutile. Puis, en préparant les chroniques des trois romans à la suite, je me suis rendu compte de quelque chose. Lorsque Mannfred voit Nadasdy, il a l’impression fugace de reconnaître quelque chose en elle. À la lecture du roman, j’ai d’abord pensé que c’était parce qu’elle ressemblait à Isabella. Cependant, Nadasdy lui dit : « Non, non ! Je ne suis pas une femme, mais ta dévouée servante ! Je t’ai pavé la voie ! J’ai défié la mort pour toi ! Tu ne me reconnais donc pas ? C’est… » Mais Mannfred ne la laisse pas s’expliquer. Cela nous ramène au roman précédent : Dominion. Nevin Kantor avait préparé le corps d’une femme afin qu’il devienne son réceptacle s’il venait à être tué. Lorsque Skellan le tue, on voit son âme s’échapper. En réalité, Nadasdy est Kantor, qui attend le retour de Mannfred… Kallad, Sentinelle des Tempêtes Kallad ne parvient toujours pas à retrouver une vie normale. Il est encore hanté par l’annonce du retour des comtes vampires et finit par quitter son nouveau clan, accompagné d’autres nains qui, eux aussi, ont tout perdu, afin de partir traquer Mannfred. Ils entreprennent un voyage jusqu’en Sylvanie, où ils s’introduisent dans Drakenhof pour tuer Mannfred. Cependant, ils tuent son sosie à sa place. Kallad voit alors se rejouer la même scène que précédemment : ses amis sont une nouvelle fois morts pour rien. Il devient de plus en plus morose. Finreir lui donne finalement la possibilité d’en finir avec Mannfred en lui annonçant qu’il pourra l’affronter lors de la bataille d’Hel Fenn. Kallad arrive à la bataille à la tête d’une armée naine. Celle-ci renverse le cours de l’affrontement et permet de mettre fin aux guerres vampiriques. Les Humains Plusieurs personnages humains récurrents apparaissent tout au long du roman. Ils offrent de petites tranches de vie d’une armée en campagne. Vorster Schlagener Vorster Schlagener est un soldat courageux et fidèle à son comte. Au fil des événements, il se rend compte que les soldats sont souvent dirigés par des nobles incompétents. Dietrich Jaeger Dietrich Jaeger est un noble incompétent qui envoie ses hommes à la mort pour satisfaire sa gloire personnelle. Ackim Brandt Ackim Brandt est un général compétent qui prend soin de ses hommes. Il est l’exact opposé de Dietrich Jaeger. Martin von Kristallbach, dit Martin du Stirland Martin von Kristallbach est le seul comte électeur présenté sous un jour favorable dans l’ensemble des trois romans. Il pense à son peuple et est prêt à risquer son armée pour défendre une cause juste. Kurt III, Grand Théogoniste de Sigmar La foi de Kurt III vacille lorsqu’il découvre que son prédécesseur a menti pendant le siège d’Altdorf. Il doit ensuite se résoudre à utiliser la nécromancie pour vaincre les morts-vivants.

Analyse

J’allais dire que l’on retrouvait, encore une fois, les problèmes des deux premiers romans, avec leurs sauts dans le temps et leurs arrivées de personnages impromptues. Mais la vérité, c’est que c’est bien pire que cela. Je vais commencer par le positif. Le seul véritable point positif de ce roman, ce sont les passages qui n’ont rien à voir avec l’intrigue principale : ceux où l’on découvre la vie des soldats en campagne. Ces tranches de vie montrent la dureté de l’existence dans le Vieux Monde, et ce sont les rares moments où l’on se sent véritablement investi dans l’histoire. Tout le reste — et là, je parle de la trilogie dans son ensemble — n’est vraiment pas au niveau.

A : La chronologie

Savile a voulu raccorder son récit à certains personnages et lieux mythiques de l’univers de Warhammer Battle. On se retrouve ainsi avec un Skellan qui passe devant un théâtre où est jouée une célèbre pièce de Detlef Sierck, avec Geneviève comme actrice principale, alors que ces pièces de théâtre datent de 2502… Il situe également les premiers combats du troisième roman au pont de Legenfeld, avec sa fameuse auberge du Troll Noyé. Or, cet élément provient d’Ulrika la Vampire, qui se déroule bien plus tard.

B : Les incohérences géographiques

Le sergent Vorster Schlagener, originaire du Stirland, combat l’armée d’Averland commandée par Ackim Brandt au pont de Legenfeld, sur l’Aver… Mais quelques chapitres plus tard, le sergent Vorster Schlagener, toujours originaire du Stirland, combat l’armée du Talabecland, toujours commandée par Ackim Brandt, dans les collines de Färlic, près d’Obelheim, au Talabecland, après avoir traversé le Stir lors de la bataille précédente… L’auteur s’est manifestement aperçu que les personnages ne se trouvaient pas au bon endroit et que c’était le Stir qui menait vers la Sylvanie, et non l’Aver. Il a donc relocalisé les combats et remplacé l’Averland par le Talabecland, sans effectuer la modification dans le chapitre précédent. Nous avions déjà rencontré le même problème dans le premier roman, avec la bataille de Schwartzhafen. Selon le récit, si cette bataille est perdue, la route d’Altdorf est ouverte à Vlad. Pourtant, Schwartzhafen n’est qu’un petit bourg de Sylvanie : il reste encore beaucoup de chemin avant d’atteindre Altdorf. Même problème avec Marienburg, qui attend une armée de secours venue du Stirland… Il n’y avait vraiment rien de plus proche ?

C : Les incohérences dans l’histoire

La première grosse incohérence concerne le personnage de Sebastian Aigner. Il commence comme un cultiste du Chaos, avant de devenir membre d’un culte qui lutte contre Isabella, puis chef d’un culte qui vénère Isabella comme une divinité, pour finalement n’être plus qu’un vampire sous les ordres de Posner. Un vampire qui vieillit, qui plus est… On a l’impression que le personnage a évolué à mesure que l’auteur écrivait son histoire, mais que ce dernier n’a jamais cherché à rendre l’ensemble cohérent, laissant coexister les différentes versions du même personnage. On retrouve un peu cette même impression de réécriture avec Kallad. Celui-ci perd tous ses compagnons de route, à l’exception de Kantor, le sorcier, dont le corps n’est pas retrouvé. Pourtant, deux chapitres plus tard, Kallad se rend sur la tombe de ses amis et semble totalement incompréhensif lorsqu’il constate que celle de Kantor est absente. Il ne comprend pas non plus pourquoi personne ne l’en a informé auparavant… alors que c’est lui-même qui précise, deux chapitres plus tôt, que le corps de Kantor n’a jamais été retrouvé. Je passerai également sur le fait que le mage Finreir, qui possède un message destiné au Grand Théogoniste, pense que la meilleure solution consiste à le confier à un vampire, en lui laissant le soin de le transmettre. Ou encore sur le fait que Kallad et ses compagnons mettent plus d’un an à se rendre à Drakenhof, mais que, dès qu’il apprend que l’armée des hommes va être attaquée à Hel Fenn, il parvient à rentrer, à convaincre les rois de plusieurs forteresses, puis à revenir avec plus d’un millier de nains en seulement quelques jours…

D : La méconnaissance du lore

Les elfes de Savile sont des elfes de Tolkien. Là où les hommes et les nains peinent à affronter les morts-vivants, trois hauts elfes massacrent littéralement l’armée de morts-vivants qui assiège Marienburg et réussissent, à eux seuls, à la tenir en respect. Ils finissent même par bouder parce que Finreir leur interdit de tuer Mannfred. Kallad, quant à lui, voit son clan totalement exterminé. Il doit même abandonner les siens à la mort et partir sur l’ordre de son père, le roi. Il perd ensuite, à plusieurs reprises, tous ses compagnons sans pouvoir les sauver, avant de finir par réunir une bande de nains ayant vécu le même drame que lui afin de partir pour une mission suicide… Tout cela sans jamais se teindre les cheveux en roux ni faire la moindre allusion aux Tueurs nains. Il y a également le cas du Liber Mortis, gardé secrètement dans une tombe située sous le temple de Sigmar. Là, ce n’est pas vraiment une méconnaissance du lore, mais plutôt une pirouette scénaristique tellement honteuse qu’elle mérite d’être mentionnée : Une inscription funèbre qu’il connaissait bien. Il l’avait toujours trouvée tellement triste. Mais à présent, il commençait à entrevoir le secret dissimulé « en pleine vue ». Enfant de la Mort, libéré de la Mort… Dans l’ancienne langue de l’érudition, le distique avait un même sens : Liber Mortis. Car le mot signifiant « enfant », aussi bien que « libre, libéré », avait également une troisième acception. Liber voulait également dire « livre ». Liber Mortis : le Livre des Morts. Sérieusement ?

E : Le rôle des femmes

Je sais que le rôle des femmes au Moyen Âge était très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Je sais également que, dans de nombreux romans de gare des années 1980 et 1990, elles ne sont souvent présentes que pour se faire tuer. Mais les scènes de massacre écrites par Savile vont régulièrement bien plus loin que nécessaire. Il n’y a pas une femme, vierge de préférence, qui ne finisse égorgée, dévorée ou outragée. Je pensais avoir vu le pire avec la description, sur plusieurs paragraphes, des suppliciées de Nuln, que Mannfred fait empaler nues sur les toits de la ville, avec un pieu enfoncé dans le fondement et ressortant par la bouche. Mais ce n’était rien en comparaison des tortures infligées à Nadasdy. Mannfred la torture et la massacre consciencieusement, tout en l’empêchant de mourir afin qu’elle souffre le plus longtemps possible. Franchement, j’ai du mal à croire que ce passage n’ait jamais été supprimé dans les rééditions du roman.

Conclusion

Je pourrais continuer longuement : il y a encore beaucoup de petits problèmes dans cette série. Mais je préfère m’arrêter là. Les personnes qui suivent mes chroniques savent que je suis plutôt bon public et que je dis rarement du mal d’un roman. Je cherche toujours à trouver au moins un point positif. Eh bien, pour la première fois, je n’en trouve aucun… C’est mauvais, et j’ai eu du mal à terminer cette lecture, tout comme j’ai eu du mal à chroniquer l’ensemble. Je sais que Savile avait expliqué qu’à l’époque, certains « producteurs » se permettaient de réécrire des passages de certains romans sans nécessairement en informer les auteurs. J’espère que c’est la raison pour laquelle cette trilogie comporte autant de problèmes, mais je n’en suis même pas certain… Au final, je ne conseillerais cette trilogie à personne. Ce n’est même pas un bon nanar qui pourrait être divertissant. J’ai un peu peur de m’attaquer à d’autres romans plus anciens, désormais…