Dominion

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Par Gilian

Avant-propos

Deuxième roman de la série Vampire Wars, écrite par Steven Savile, Dominion se concentre sur l’histoire de Konrad von Carstein. La lecture du premier roman m’avait quelque peu refroidi, et j’aborde donc ce deuxième tome avec un a priori négatif. Et malheureusement, j’avais raison.

L’histoire du livre

Les comtes vampires immortels ravagent le Vieux Monde depuis des siècles, et leur fléau de morts-vivants a marqué des générations entières. Des héros se sont dressés pour combattre cette vague apparemment inarrêtable. Après la mort du seigneur vampire Vlad von Carstein, les vampires sont toutefois plongés dans le chaos. Alors qu’ils luttent pour reconstituer leurs forces, le dément Konrad von Carstein prend le pouvoir, et son règne de terreur sanguinaire sème la destruction à travers le monde…

L’histoire avec un grand H

Prologue : Hiver 2052

Au fortin de Grunberg, la situation est désespérée. Les hordes de morts-vivants sont en train de submerger les défenses, et l’armée de nains de Karak Sadra, commandée par le Kellus Main-de-Fer, va livrer un dernier combat d’arrière-garde pour permettre aux civils de fuir.

Il ordonne à son fils, Kallad Sentinelle des Tempêtes, de survivre et d’escorter les civils le plus loin possible. Kallad est dévasté de devoir abandonner son clan à la mort et de devoir survivre, mais il promet qu’un jour, il se vengera.

Histoire : Hiver 2055

À Drakenhof,

Konrad von Carstein tente de faire parler un espion en le torturant, mais il n’arrive à rien. Après l’avoir tué, il s’entretient avec Jerek, devenu son bras droit depuis la débâcle ayant suivi la mort de Konrad. Ce dernier craint qu’il n’y ait un traître parmi la garde rapprochée de Konrad. Konrad lui ordonne de le trouver et de le tuer.

À Altdorf, Kallad Sentinelle des Tempêtes se rend au grand temple de Sigmar pour se recueillir sur la tombe du Grand Théogoniste. Une fois sur place, un acolyte le mène jusqu’à la tombe, mais Kallad est abordé par Félix Mann, qui lui demande de le tuer. Enfermé dans le temple et incapable de faire quoi que ce soit sans l’aide de quelqu’un, Mann devient fou et préférerait mourir. L’acolyte dit à Kallad de ne pas s’occuper de lui : Mann a perdu la tête après la bataille contre les vampires, quatre ans plus tôt.

Mais Kallad demande à Mann de lui raconter son histoire. Mann lui parle des vampires, de l’anneau et des Tomes de Nagash. L’acolyte essaie bien de dissuader Kallad de l’écouter, mais le nain voit là un moyen de tuer le vampire qu’il traque depuis des années. Il propose à Mann de venir avec lui pour l’aider à traquer le vampire et, en échange, il lui fabriquera deux gantelets qui lui permettront de se nourrir seul et de retrouver un peu d’autonomie. En désespoir de cause, Mann accepte.

Pendant ce temps, sous la cathédrale, Jon Skellan est toujours prisonnier et torturé par Reynard Grimm, le chef des gardes. Mais, cette fois, les choses sont différentes : alors que le Grand Lecteur vient mettre un terme à la séance de torture, une ombre s’introduit dans la salle et tue Grimm ainsi que le Lecteur, avant de libérer Skellan.

Il s’agit d’un vampire que Skellan ne connaît pas, mais celui-ci lui offre un moyen de fuir. Skellan décide donc de partir avec lui.

Les deux vampires se tracent un chemin sanglant vers la sortie du temple, tuant et mutilant tous les prêtres et acolytes qu’ils croisent sur leur passage.

Dans les jardins, Mann est paniqué. Il accuse les Sigmarites d’avoir laissé échapper le monstre… Entre deux hurlements et divagations de Mann, Kallad finit par comprendre que les Sigmarites avaient enfermé un vampire. Il se précipite à l’intérieur du temple pour l’affronter, mais il est déjà trop tard : le vampire s’est enfui.

Les prêtres survivants demandent à Kallad de poursuivre le vampire. Ils sont même prêts à le payer pour cela, mais Kallad refuse leur offre. Il va poursuivre et tuer le vampire, mais pas pour de l’or : il va le faire par vengeance.

Il sera accompagné de trois prêtres et de trois gardes, mais cela ne suffit pas. Il essaie de convaincre Mann de venir avec eux, mais ce dernier ne veut plus affronter la mort et préfère partir afin de recommencer sa vie ailleurs.

Kallad a besoin d’un mage pour suivre et retrouver le vampire, mais aucun mage n’acceptera jamais cette mission. Avec l’appui des prêtres, il va convaincre les répurgateurs d’Altdorf de lui confier un magicien renégat nommé Navin Kantor. En échange de son aide, Kallad lui offre la liberté, même si les répurgateurs lui ont demandé de tuer Kantor à la fin de sa mission.

Une fois réuni, le petit groupe se met en route.

À Middenheim, Jerek von Carstein est de retour chez lui.

Konrad veut redonner un second souffle à la lignée von Carstein, qui a été durement éprouvée depuis Altdorf. Il voulait lâcher les survivants sur les habitants de Sylvanie en leur demandant de transformer le plus grand nombre de personnes possible en vampires, mais Jerek a réussi à le convaincre de privilégier la qualité plutôt que la quantité. Chaque membre des Hamaya, la garde personnelle de Konrad choisie par Jerek, devra sélectionner cinq humains dignes d’être transformés en vampires.

Jerek est venu chercher Roth Mehlinger, son ancien compagnon et bras droit. Ce dernier, brisé par la guerre, est devenu alcoolique. Jerek lui propose de venir avec lui et lui promet de lui faire oublier ses démons ainsi que son passé. Ivre, Mehlinger accepte, et Jerek le transforme en vampire.

Histoire : Été 2056 Skellan et l’étranger qui lui a sauvé la non-vie tracent une route sanglante à travers l’Empire. Skellan est le plus violent des deux, massacrant ses victimes et répandant la terreur, mais l’étranger tente de l’éduquer. Il veut lui montrer qu’il est possible de créer une panique bien plus grande en choisissant ses victimes avec soin et en travaillant la mise en scène.

Skellan est sceptique, mais l’étranger va lui prouver qu’il a raison avec le massacre de la famille dirigeante de Nuln.

En une seule nuit d’horreur, ils massacrent toute la famille du comte électeur, les Liebwitz, puis mettent en scène leurs corps. Non seulement l’étranger fait exposer les cadavres sur les toits de la ville, mais il signe également son crime de son propre nom : Mannfred von Carstein.

Skellan est dubitatif : pourquoi le premier-né de la lignée von Carstein n’est-il pas retourné en Sylvanie pour revendiquer son trône ?

Mannfred lui explique qu’il n’a pas de temps à perdre avec des querelles de succession. Il veut devenir l’égal de Vlad, voire le dépasser. Pour cela, il va se rendre dans la Terre des Morts afin de devenir plus puissant et d’en apprendre davantage sur la nécromancie.

Il dit à Skellan que leurs chemins se séparent ici et que celui-ci va devoir retourner à Drakenhof afin de devenir son espion à la cour de Konrad. Il lui laisse le choix : Skellan peut faire ce qu’il veut, mais, lorsque Mannfred reviendra, il devra choisir son camp. Pendant ce temps, à Drakenhof, Konrad s’enfonce de plus en plus dans la folie et la paranoïa. Les autres vampires ont peur de lui, mais certains complotent ouvertement. D’autres, comme Hans, le défient directement en duel. Konrad le massacre, le découpe en morceaux et brûle son corps.

Tout le monde comprend alors que Konrad a définitivement sombré dans la folie. Pendant ce temps, la traque de Kallad et de son groupe se poursuit. Grâce à la magie de Navin Kantor, capable de ressentir les vents magiques et de suivre la piste laissée par Shyish, le vent de la Mort, dans le sillage des vampires, ils se rapprochent de leur cible. Cependant, ils ont toujours un temps de retard. Ils sont arrivés à Nuln peu après le massacre et ont poursuivi leur route en direction de la Sylvanie, mais la piste s’est divisée en deux, ce qui confirme les soupçons de Kallad : il y avait donc bien deux vampires.

Le plus faible des deux a continué vers la Sylvanie, tandis que le plus puissant est parti vers le sud. Kallad décide de suivre ce dernier, qui représente une menace bien plus grande. Le groupe prend donc le chemin du sud.

Un mois plus tard, ils rattrapent enfin le vampire, ou plutôt, Mannfred, se sentant suivi, a décidé de les attendre. Le combat est rapide et brutal : le vampire est beaucoup trop puissant pour eux et les massacre en un instant. Il ne reste plus que Kallad, grièvement blessé et agonisant, ainsi que Kantor, qui a réussi à fuir, mais qui est poursuivi par Mannfred.

Mannfred comprend que Kantor s’est ouvert au vent de Shyish pour le suivre et profite de cette connexion pour lui transmettre un message : il va le poursuivre et le rattraper, tôt ou tard.

Histoire : Printemps 2057 À Drakenhof Miesha, l’une des Hamaya, prévient Konrad que les vampires Pieter et Fritz complotent contre lui.

Konrad, qui est déjà complètement paranoïaque à ce moment-là, réunit tous les vampires de la lignée von Carstein pour leur annoncer qu’après de longues années passées à reconstruire la dynastie, ils sont enfin prêts à repartir à la conquête de l’Empire.

Bien entendu, pour cela, il faut que tout le monde se fasse confiance. Or, Miesha a essayé de lui faire croire que ses deux « amis », Pieter et Fritz, complotaient contre lui. Ce genre d’attitude n’a pas sa place dans sa nouvelle famille : il décide donc de l’exécuter pour l’exemple.

Il annonce ensuite que l’offensive contre l’Empire va se dérouler en trois phases : Pieter aura pour tâche de prendre Nuln, tandis que Fritz devra s’emparer de Middenheim. Pendant ce temps, le reste des vampires devra trouver des humains possédant un lien avec les vents magiques : des individus particulièrement chanceux, des survivants exceptionnels, des sages-femmes n’ayant jamais perdu un bébé ou toute personne semblant posséder un don particulier. Ils devront ensuite les ramener à Drakenhof afin qu’ils soient étudiés par Immoliah, la nécromancienne, pour déterminer s’ils peuvent être corrompus.

Konrad ne possédant aucun don pour la magie, il a besoin de nécromanciens pour lever une armée de morts-vivants.

Il convoque ensuite les Hamaya afin de leur présenter leur nouvelle recrue : Jon Skellan, qui s’est échappé d’Altdorf. Konrad explique également qu’il pense qu’un traître est toujours présent parmi eux, quelqu’un qui serait resté fidèle à ses frères. Puis il annonce froidement que Pieter et Fritz ne doivent jamais revenir chez eux. Il donne alors l’ordre de les faire assassiner.

Dans les Principautés Frontalières Kallad a miraculeusement survécu. Il a été secouru par Lothar du Bek, un patrouilleur des Principautés Frontalières, qui l’a retrouvé gisant au milieu des cadavres de ses amis. Il l’amène dans le village de Vierstein, où Kallad est soigné et remis sur pied. Lorsqu’il est suffisamment rétabli pour repartir, il se rend sur la tombe de ses compagnons et constate que celle de Kantor est absente.

Kallad s’accroche à l’espoir que Kantor a survécu à l’affrontement. S’il n’a pas pu sauver les autres, peut-être pourra-t-il sauver Kantor et ainsi atténuer la douleur d’avoir totalement échoué dans sa quête.

Lothar décide de l’accompagner. Il pense que Kallad ne saura jamais suivre une piste seul, et les voilà donc partis pour la Sylvanie.

À Middenheim Le siège touche bientôt à sa fin, et les morts-vivants sont à deux doigts de remporter la victoire. Jon Skellan, envoyé par Konrad pour superviser Fritz et le tuer à la première occasion, se rend compte que ce dernier est bien plus puissant et rusé qu’il ne le laisse paraître. Fritz se dissimule derrière son image de séducteur indolent, mais il est en réalité très intelligent et dangereux.

Skellan va devoir se montrer prudent.

C’est pendant l’assaut final que Skellan profite de l’occasion pour trahir et tuer Fritz, sonnant ainsi le glas de l’armée vampirique et provoquant sa débâcle.

À Nuln Le siège dure depuis quatre mois. Pieter est une brute sanguinaire qui n’a aucune idée de la manière de diriger une armée. Il massacre, tue et pille la campagne en compagnie de Roth Mehlinger, mais ne parvient pas à prendre la ville.

Jerek, quant à lui, attend le bon moment pour exécuter Pieter, mais il n’en aura pas l’occasion. Rendu fou de rage par la résistance des défenseurs, Pieter ordonne l’assaut général et le massacre de toute la population de la ville.

Les vampires passent la nuit à festoyer et à se nourrir de leurs victimes. Au petit matin, alors qu’ils dorment, ils sont tous exécutés par une poignée de défenseurs qui étaient restés cachés.

Jerek, qui n’a pas participé au massacre, est le seul survivant. Il est à la fois fier et épouvanté de constater ce que les humains sont prêts à sacrifier pour remporter la victoire.

À Drakenhof Dans la bibliothèque souterraine du château, Nevin Kantor étudie des grimoires de nécromancie à la recherche d’enchantements qui pourraient être utiles à Konrad. Il s’est mis au service de Konrad après avoir passé un marché avec Mannfred von Carstein. Ce dernier l’a épargné à condition qu’il devienne son espion à la cour de Konrad. Kantor a dû accepter pour sauver sa vie, mais il nourrit de plus grandes ambitions et complote également contre Mannfred. Par sécurité, au cas où les choses tourneraient mal, il a utilisé le Diabolish Leichnam afin de disposer d’un corps de rechange s’il venait à être tué.

Ailleurs dans le château, les vampires festoient sous le regard de Konrad, qui est toujours à l’affût de la prochaine trahison. Il est grandement encouragé dans cette paranoïa par Skellan, qui en profite pour lui faire éliminer, un à un, les derniers alliés qui lui restent.

Il parvient même à retourner Konrad et Jerek l’un contre l’autre, en exploitant leurs failles psychologiques : Konrad est paranoïaque, tandis que Jerek devient de plus en plus dépressif à mesure qu’il comprend qu’il restera toujours un monstre.

Les deux anciens alliés s’affrontent sur les remparts de Drakenhof. Jerek finit par se laisser tomber du haut des remparts, privant Konrad de sa mise à mort et laissant enfin derrière lui cette non-vie qu’il ne supportait plus.

Jon Skellan a terminé de faire le ménage et n’a plus qu’à attendre le retour de Mannfred. Il reste néanmoins un problème : Kantor est devenu beaucoup trop puissant, et rien ne garantit qu’il se ralliera à Mannfred comme prévu. Skellan va donc devoir s’occuper de lui.

La Saison des Morts (Période durant laquelle les vampires ont dominé une part non négligeable de l’Empire.)

Kallad et Lothar du Bek finissent par arriver à Drakenhof, mais ils sont rapidement repérés. Lothar est tué et Kallad est capturé.

Prisonnier, il est envoyé dans les arènes de combat afin d’affronter des morts-vivants pour le plaisir de Konrad.

Kallad parvient même à persuader Konrad de lui rendre sa hache runique afin que les combats soient plus équitables. Après avoir remporté un combat contre un vampire particulièrement puissant, Kallad est renvoyé parmi les prisonniers.

Armé de sa hache, il décapite les gardes et s’évade avec les autres combattants de l’arène. Malheureusement pour eux, ils ne vont pas bien loin avant d’être rattrapés par les derniers Hamaya, placés sous les ordres de Skellan.

À la grande surprise de Kallad, Skellan l’aide à se débarrasser des derniers Hamaya fidèles à Konrad, puis ordonne au nain de fuir afin de prévenir l’Empereur que Konrad arrive avec une armée de morts-vivants bien plus dangereuse que toutes celles que Vlad a jamais commandées.

Kallad est méfiant et se doute que Skellan ne fait pas cela pour l’aider. Cependant, son honneur le pousse à partir prévenir l’Empire et les nains de la menace qui approche. Le chef des éclaireurs décide de rentrer immédiatement et d’envoyer des messagers dans toutes les grandes forteresses naines : Karak Kadrin, Zufbar, Karak Varn, ainsi que les autres forteresses des Montagnes du Bord du Monde.

Pendant ce temps, Jon Skellan est retourné auprès de Konrad. Il profite de l’évasion du nain pour débarrasser Konrad de l’influence de Kantor. Le nain était l’ancien compagnon de route de Kantor lorsqu’ils traquaient Skellan ; il est donc logique de penser que Kantor a fait évader son ami afin qu’il prévienne l’Empire de la menace que représente Konrad.

D’ailleurs, d’après ses espions, les armées impériales commencent déjà à se rassembler.

Skellan pousse donc Konrad à entrer en guerre et lui suggère de placer en première ligne les nécromanciens placés sous les ordres de Kantor. La bataille des Quatre Armées La bataille des Quatre Armées s’annonce. Les nains sont venus en masse : plus de cinq mille guerriers ont quitté les forteresses les plus proches pour rejoindre le combat.

Les humains sont également venus, mais ils sont divisés en trois factions : Lutwig d’Altdorf et Ottilia de Talabecland nourrissent tous deux des ambitions pour le trône impérial et refusent de collaborer, tandis que Helmut de Marienburg essaie tant bien que mal de maintenir la cohésion de l’armée.

La bataille commence dans le chaos, les troupes humaines agissant de manière désordonnée. Ce n’est que grâce à la présence des nains que la première journée de combat ne tourne pas à la défaite.

Dans la nuit qui suit, Ottilia est assassinée par des tueurs payés par Lutwig, tandis que ce dernier est empoisonné par des tueurs engagés par Ottilia. Helmut de Marienburg reste alors le seul commandant de l’armée humaine, qui, à partir de cet instant, se met à marcher comme un seul homme.

Helmut tient tête à Konrad pendant un temps, mais finit par être tué sous les yeux de son fils. Celui-ci a tout juste le temps de décapiter le cadavre de son père pour l’empêcher d’être rappelé sous la forme d’un mort-vivant.

Kallad veut se jeter sur Konrad, car il s’agit du mystérieux vampire qui a tué son père, mais Skellan s’interpose et un duel commence entre eux. Alors que leur affrontement fait rage, les deux armées reprennent le combat.

Kallad, qui avait l’avantage au début de son duel contre Skellan, commence à fatiguer, et le vampire finit par prendre le dessus. Cependant, au moment où il s’apprête à tuer le nain, il est attaqué par-derrière par Jerek le Loup, que tout le monde croyait mort. Jerek ordonne à Kallad de fuir, puis frappe de nouveau Skellan avant de le laisser à terre, sans l’achever…

La bataille tourne en faveur des vivants au moment où les nains de Zufbar et la cavalerie de Marienburg arrivent enfin sur le champ de bataille. La journée est remportée par les vivants, mais la bataille est loin d’être terminée.

À la nuit tombée, Jerek s’infiltre dans le camp des nains et va parler à Kallad. Ce dernier accepte de lui laisser une chance de s’expliquer avant de le tuer, uniquement parce que le vampire lui a sauvé la vie.

Jerek lui parle alors de la première guerre contre Vlad von Carstein. Il explique que Vlad a été vaincu non par la force brute, mais parce qu’un voleur lui avait dérobé sa chevalière, le talisman qui lui permettait de régénérer son corps mort-vivant. Une fois privé de cette invulnérabilité, Vlad pouvait enfin être tué. Jerek ne croit pas que le voleur ait réellement remis la chevalière aux prêtres, car celle-ci n’a été retrouvée dans aucune tombe. Il veut donc retrouver le voleur, ou remonter la piste de l’anneau, afin de s’assurer qu’il soit détruit.

Kallad révèle qu’il a effectivement rencontré ce voleur et qu’il a vu le prix terrible qu’il avait payé. L’anneau n’était plus en sa possession : un vampire le lui avait repris en lui tranchant les mains et en le laissant pour mort.

Jerek propose alors à Kallad un moyen de gagner la guerre. Konrad dépend de ses nécromanciens pour lever ses armées : il suffit donc de les tuer pour réduire son armée aux seuls vampires. Kallad n’aime pas l’idée de s’allier avec un vampire, mais il ne voit aucune autre solution. Ils concluent donc un accord.

Sur la Lande Funeste, Konrad von Carstein est déchiré par sa folie. Il veut reprendre le contrôle de son armée, mais Skellan ne lui obéit plus, tandis que ses deux nécromanciens, Immoliah et Kantor, se sont ligués contre lui pour le tuer.

Konrad est assez puissant pour tuer Kantor, mais, s’il le fait, son armée s’effondrera et sera détruite. S’il ne le fait pas, Kantor finira par le tuer. C’est Skellan qui règle le problème en assassinant Kantor d’un coup de dague dans le dos.

L’armée de morts-vivants s’effondre au moment où l’âme de Kantor quitte son corps. L’armée humaine n’a plus qu’à faire le ménage, et Kallad finit par retrouver Konrad pour le défier en duel. Konrad n’est plus que l’ombre de lui-même, et Kallad n’a aucun mal à le vaincre. Il laisse pourtant le fils de Helmut de Marienburg porter le coup final.

Après la bataille, Kallad Sentinelle des Tempêtes ne se sent que vide et creux : la mort de Konrad ne lui a pas apporté la paix.

Jon Skellan repart libre. Il avait passé un pacte avec Jerek : sa vie en échange de la mort des nécromanciens.

Sur le champ de bataille, les corbeaux se mettent à crier :

« Mannfred arrive… Mannfred arrive… »

3 : Personnages : Kallad, Sentinelle des Tempêtes Kallad est le jeune prince nain de Karak Sadra, fils du roi Kellus Main-de-Fer et porteur de la grande hache Ruinépine. Lors de l’attaque du fortin de Grunberg par les morts-vivants de von Carstein, son père lui ordonne de fuir et de guider les humains vers un lieu sûr. Telle est sa mission : vivre alors que tout son clan va mourir. Il va très mal le vivre et promettre de se venger… Il se rend à Altdorf pour en apprendre davantage sur la manière dont les humains ont vaincu les armées de morts-vivants. Ses investigations le mènent au temple de Sigmar, où il rencontre Félix Mann, qui lui révèle la véritable histoire de la chute de Vlad. Fort des informations de Mann, il se lance à la poursuite de Skellan, qui vient de s’évader du temple avec l’aide d’un autre vampire. La traque ne se déroule pas comme prévu : Skellan s’est évadé avec l’aide de Mannfred von Carstein, un vampire beaucoup trop puissant. Encore une fois, Kallad voit tous ses amis se faire tuer sous ses yeux, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Bien entendu, il en réchappe une nouvelle fois miraculeusement, ce qui lui permet de se rendre en Sylvanie, où, encore une fois, ses compagnons se font tuer, tandis que lui est fait prisonnier et envoyé dans les fosses de combat pour divertir les vampires. Il réussit à s’évader avec d’autres gladiateurs et, encore une fois, tous trouvent la mort, sauf lui… C’est donc un Kallad profondément marqué par les événements, la rancune et la haine des vampires qui affronte Konrad — le mystérieux vampire qui commandait l’armée ayant tué son clan — lors de la bataille des Landes Funestes, et qui peut enfin venger les siens. Malheureusement, cette victoire ne lui apporte pas la paix tant méritée. Félix Mann Lorsque Kallad rencontre Félix Mann, ce dernier est maigre, brisé et désespéré, au point de se jeter à ses pieds pour le supplier de le tuer. Il ne supporte plus de vivre sans ses mains, dépendant des autres pour boire et manger, et affirme que les prêtres le gardent enfermé de peur qu’il ne révèle la vérité sur ce qui s’est passé lors du siège d’Altdorf. Il raconte toute son histoire à Kallad, qui, en échange, lui fabrique des gantelets afin qu’il puisse boire et manger seul. Kallad aurait aimé qu’il l’accompagne pour affronter les vampires, mais cela dépasse les forces de Mann, qui n’aspire plus qu’à mener une vie paisible en attendant la mort. Nevin Kantor Nevin Kantor est un sorcier condamné à mort pour avoir pratiqué la magie. Kallad a besoin de lui afin de suivre le vent magique de Shyish que les vampires laissent dans leur sillage. Les répurgateurs acceptent de lui en confier la garde, à condition que Kallad le tue après avoir retrouvé les vampires. Même si Kallad a promis à Kantor de ne pas le tuer, ce dernier n’a aucune confiance en lui. Traquer les vampires a un effet inattendu sur Kantor. En effet, pour suivre le vent magique, il ouvre son esprit au vent de Shyish et se laisse peu à peu imprégner par lui. Lorsque Mannfred attaque Kallad et ses alliés, il laisse la vie sauve à Kantor, à condition que celui-ci se rende à Drakenhof pour entrer au service de Konrad et servir d’espion à Mannfred. Kantor accepte, mais, une fois sur place, ses progrès magiques sont rapides et impressionnants, au point qu’il devient le meilleur nécromancien aux ordres de Konrad. Connaissant la nature très changeante du vampire, il prend ses précautions et pratique un vieux rituel : le Diabolisch Leichnam. Il l’utilise sur une jeune femme afin d’extraire son âme de son corps et de lier ce dernier à lui, pour en faire un réceptacle au cas où il mourrait. Notez bien cette information : elle aura son importance, mais pas tout de suite. L’augmentation de ses pouvoirs le rend un peu trop confiant en lui, mais il a la sagesse de ne pas défier ouvertement Konrad. Pourtant, lors de la bataille finale, Skellan parvient à convaincre Konrad que Kantor et les autres nécromanciens complotent contre lui. La confrontation avec Konrad devient alors inévitable, mais Kantor n’aura pas le temps de déployer l’étendue de ses pouvoirs : il se fait assassiner par Skellan. Deux choses se produisent au moment de sa mort : l’armée de morts-vivants tombe en morceaux et son âme semble s’échapper et partir. Mannfred von Carstein Mannfred est le mystérieux vampire qui a comploté contre Vlad et précipité sa chute. Au départ, il pourchasse Félix afin de ne laisser aucune trace et d’éliminer le dernier témoin de l’affaire. C’est donc un peu par chance qu’il récupère l’anneau de Vlad et les grimoires de Nagash. Il est le premier-né des fils de Vlad et devrait donc revendiquer la position de chef de la lignée, mais il a d’autres projets. Il sait qu’il n’est pas encore assez fort pour vaincre l’Empire et décide donc de partir dans les Terres des Morts afin d’en apprendre davantage sur la nécromancie. Avant de partir, il libère Skellan pour l’envoyer espionner son frère et comploter contre Konrad, afin d’accélérer sa chute. Il est également traqué par Kallad, mais s’en débarrasse beaucoup trop facilement. C’est au moment de la mort de Konrad que son expédition dans le Sud prend fin et qu’il commence à revenir vers l’Empire. Son retour est annoncé par tous les corbeaux présents sur le champ de bataille, occupés à dévorer les morts. Konrad von Carstein Konrad von Carstein, l’héritier de Vlad, est cruel, sadique, orgueilleux et théâtral. Il considère les humains comme du bétail destiné à servir ses plaisirs ou ses ambitions. Il règne par la peur, la souffrance et la démonstration de sa supériorité. Il est également complètement fou et paranoïaque. Persuadé que tout le monde complote contre lui — et il a raison —, il ne fait confiance à personne, sauf à Jerek — et il a tort —, puis, plus tard, à Skellan — et il a encore plus tort. On ne sait pas très bien d’où lui vient sa folie, mais celle-ci est le seul trait notable de Konrad, qui reste un personnage somme toute inintéressant. Lorsqu’une décision doit être prise, on est sûr qu’il choisira la pire option, et plus le roman avance, plus il sombre dans la folie et l’incohérence. Mannfred demande à Skellan de se servir de la folie et de la paranoïa de son frère pour lui faire tuer ses derniers alliés et rendre la prise de contrôle de la lignée bien plus simple. Heureusement, sa mort libère aussi bien ses ennemis que ses amis… Jerek von Carstein, le Loup Jerek von Carstein est le dernier proche de Konrad en qui celui-ci ait confiance. Il est toujours tourmenté par sa condition de vampire et représente l’exact opposé de Konrad : il ne tire aucun plaisir de sa condition et reste, en toutes circonstances, mesuré et discipliné. On a du mal à comprendre pourquoi il reste fidèle à Konrad aussi longtemps, vu le mal que ce dernier fait aux humains. C’est ce reste d’humanité qui éloigne peu à peu Jerek de Konrad, jusqu’au moment où ce dernier tente de le tuer en le précipitant du haut des remparts de Drakenhof, après un duel. On ne sait pas exactement comment Jerek réussit à survivre, mais, à partir de ce moment-là, il complote contre Konrad. Il commence par aller rencontrer Kallad afin de conclure un pacte avec lui, puis convainc Skellan de monter les nécromanciens et Konrad les uns contre les autres. C’est également lui qui piste Konrad lorsque celui-ci s’enfuit, blessé, du champ de bataille. Malheureusement pour Jerek, précipiter la chute de Konrad n’améliore en rien sa condition psychologique : il reste toujours coincé entre deux mondes. Jon Skellan Détenu sous le grand temple sigmarite d’Altdorf, Jon Skellan s’en évade grâce à l’intervention de Mannfred von Carstein. S’ensuit une épopée sanglante à travers tout l’Empire, au cours de laquelle Mannfred tente d’apprendre à Skellan la retenue et l’art de la terreur. Mais, là où Mannfred essaie de lui expliquer la psychologie humaine, Skellan préfère s’en tenir aux bons vieux massacres de masse, sans réelle subtilité. Même s’ils n’ont pas vraiment la même façon de faire les choses, Skellan entre au service de Mannfred et lui sert d’espion auprès de Konrad. À partir du moment où il retourne à Drakenhof, il n’a de cesse de comploter pour provoquer la chute de Konrad, le manipulant afin qu’il exécute un à un ses fidèles. Après avoir fait le vide autour de Konrad, il veut attendre le retour de Mannfred, mais les choses ne se passent pas comme prévu. Jerek n’est pas mort et manque de tuer Skellan lors de la bataille finale, avant que les deux vampires ne liguent leurs forces pour accélérer la chute et la mort de Konrad. C’est Skellan qui tue Kantor, soi-disant pour protéger Konrad, mais, en réalité, pour accélérer la chute de ce dernier. En effet, Kantor mort, l’armée de morts-vivants tombe en poussière et plus rien ne peut sauver Konrad. Skellan reste tout de même un personnage difficile à cerner dans la dernière partie du roman : il est capable de travailler avec Jerek alors que ce dernier a essayé de le tuer deux pages auparavant…

4 : Conclusion J’avais déjà eu du mal avec le premier roman, et l’on retrouve dans ce deuxième tome tous les reproches que j’avais pu lui faire.

Il faut connaître l’histoire des Comtes Vampires, sinon il est impossible de suivre ce qui se passe dans le roman. L’intrigue se déroule de 2052 à 2100, avec des sauts dans le temps qui nous font arriver en pleine action sans que l’on sache pourquoi.

Mais, en plus de cela, l’auteur se prend lui-même les pieds dans le tapis. Je ne vais pas relever toutes les incohérences ici, car il y en a trop, mais en voici une à titre d’exemple :

Le héros nain de l’histoire, Kallad, perd tous ses compagnons au cours d’un combat. La personne qui le sauve lui annonce que tous ses compagnons sont morts, mais que le corps du magicien n’a pas été retrouvé. Une vingtaine de pages plus loin, le nain, venu se recueillir devant les tombes de ses compagnons, se rend compte qu’il n’y a pas de tombe pour le magicien et comprend seulement à ce moment-là qu’il n’est peut-être pas mort. Il décide donc de suivre sa piste…

Bien entendu, tout cela se déroule plusieurs mois après le combat, mais il reste encore des traces de pas dans la boue et des traces de sang frais…

C’est confus et mal écrit, et il me reste encore un roman à lire… On a parfois l’impression que certains chapitres ont été sautés en cours de route, ou même que Savile ne maîtrise pas vraiment le lore de Warhammer Battle…

Note Je vais en parler ici, parce que, sinon, on risque de m’en faire le reproche.

Cette série a été écrite il y a plus de vingt ans, en 2006. À l’époque, même si les choses avaient déjà un peu évolué, la place des femmes dans la majorité des fictions, qu’elles soient médiévales ou médiévales-fantastiques, était souvent réduite à un rôle très secondaire.

Mais, même en tenant compte de cela, j’ai eu l’impression de me retrouver dans de vieilles histoires des années 1980 ou 1990. Les personnages féminins sont systématiquement réduits à presque rien, torturés, violentés et exécutés de manière sordide. Cela en devient même dérangeant à certains moments.