The circle of the sword
Par Gilian
Avant-propos
En parallèle des deux premiers romans de la série des Guerres horusiennes, John French a écrit une quinzaine de nouvelles mettant en scène les personnages que l’on rencontre dans les romans. Il existe trois sortes de nouvelles : certaines présentent les personnages, d’autres approfondissent l’histoire des romans, et les dernières développent d’autres intrigues. The Circle of the Sword présente le personnage de Severita.
L’histoire du livre
Une sœur-guerrière choisit de sauver des vies plutôt que des pierres sacrées — et devient une exilée traquée par la culpabilité, la foi et l’acier.
Entre prière et lame, Severita cherche la seule paix possible : celle que l’on arrache au cœur du combat.
L’histoire avec un grand H
Au cœur du Dionysia, dans une salle de stockage transformée en chapelle, qu’elle a sanctifiée avec l’aide de Josef, Severita est en train de prier et de méditer sur son passé.
Severita était l’une des pupilles les plus douées de son couvent. Promise à un avenir en tant que Séraphine, elle fut formée par les meilleurs maîtres épéistes afin de devenir l’une des plus redoutables guerrières de son ordre. Son avenir était tout tracé : on ne lui avait jamais donné le choix.
Lors d’un déploiement sur le monde de Quess, elle reçoit l’ordre de protéger le Refuge de sainte Aspira, coûte que coûte. Elle ne dispose que de quelques sœurs de bataille pour y parvenir, alors que plus de trois cents fidèles sont venus se réfugier dans le sanctuaire.
Elle peut sauver le sanctuaire, mais cela signifierait sacrifier tous les fidèles, qui ne survivraient pas au combat. Le sanctuaire pourra être reconquis, mais les âmes des fidèles seront perdues. Elle décide donc d’ordonner la retraite afin de mettre les pèlerins en sécurité.
Mais elle a enfreint les ordres…
Enchaînée, Severita est évaluée par la chanoinesse Orn. Interrogée sur ses actes, Severita explique qu’elle a ordonné l’évacuation des 305 fidèles et le repli de ses sœurs, puis qu’elle a tenu le plus longtemps possible avec quelques Séraphines. Conséquence : le sanctuaire a brûlé, même si tous les civils ont survécu.
Pour Orn, la foi collective qu’incarnait un lieu millénaire importe davantage que ces vies sauvées « contre son ordre ». Severita a péché par choix ; elle est exclue de l’ordre et ne mérite même pas « l’absolution de l’exécution ».
Après cinq jours de jeûne et de mutisme, un homme vient lui rendre visite. L’Inquisiteur Covenant la fait détacher et se présente. Il ne lui offre ni pardon ni rédemption, seulement un choix, le dernier qu’elle fera jamais : la mort ou le service.
Il lui explique que son « vrai » péché n’est pas d’avoir laissé brûler un sanctuaire, mais d’avoir, une fois dans sa vie, voulu choisir. Les choix sont la source de la douleur…
Conclusion
Je vous ai passé sous silence toute la partie consacrée à l’entraînement à l’épée, avec l’apprentissage progressif des dix dévotions de la lame.
Très bonne origin story ici aussi. Severita est traumatisée parce qu’elle a, une fois dans sa vie, décidé de sauver des êtres humains plutôt que des pierres.
John French aborde deux aspects de l’Imperium : l’absence de liberté et de choix, ainsi que le fait que la population n’y soit considérée que comme une ressource parmi d’autres.