Incarnation

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

Avant-propos

L’Inquisition a donné naissance à deux séries de romans à la Black Library : celle, relativement connue, de Dan Abnett, avec Eisenhorn, Ravenor et Bequin, et celle, un peu plus confidentielle, de John French, consacrée à l’inquisiteur Covenant. Ce cycle est composé de deux romans, d’un recueil de onze nouvelles et de trois audio-dramas. Incarnation est le deuxième roman de cette série. Voyons ce qu’il nous réserve.

L’histoire du livre

Les ténèbres s’approchent de Dominicus Prime avec la Saison de la Nuit, porteuse de présages, de folie et d’événements déroutants. L’unique phare qui se dresse contre l’obscurité est le Monastère de la Dernière Chandelle, un temple consacré à la sainte lumière de l’Empereur.

Pendant qu’évêques et cardinaux se disputent le pouvoir et l’influence, une crise couve parmi les Pèlerins Égarés, qui meurent de faim. La discorde règne, et l’on parle de l’émergence d’un culte voué au sang et à l’horreur.

C’est dans cette poudrière politique qu’arrivent l’inquisiteur Covenant et sa suite. Attirés sur ce monde-sanctuaire par la clairvoyance du Tarot de l’Empereur, ils recherchent les agents du Triumvirat, une secte horusienne avide de pouvoir.

Covenant est persuadé que ces radicaux recherchent l’incarnation d’un être divin, ou d’un quelconque saint vivant. À défaut de connaître leur dessein exact, Covenant n’est sûr que d’une chose : cela ne peut que mal finir. Il doit à tout prix déjouer les plans des Horusiens, car le sort du secteur tout entier pourrait bien en dépendre.

L’histoire avec un grand H

Prologue — Le Pèlerin en rouge

En orbite de Dominicus Prime, une navette s’éloigne du transporteur Puissante Illumination, avec à son bord le Pèlerin Rouge, qui laisse derrière lui une traînée de sang et de mort…

Première partie — Dans les pas des saints

L’inquisiteur Memnon et sa suite, composée de Ninkurra et Geddon, se trouvent sur le monde d’Arda. Ils cherchent à identifier le futur « saint » qui doit arriver, mais le temps leur manque.

Memnon ordonne de tuer tous les pèlerins qui se sont réunis au Tabernacle de Verre.

Alors que le massacre commence, le saint finit par se révéler, et une tempête psychique menace de détruire le bâtiment. Heureusement, un tir précis de Ninkurra parvient à tuer le réceptacle divin — la personne destinée à devenir le saint impérial —, et il ne reste plus qu’à éliminer les derniers survivants pour faire disparaître toute trace de leur passage.

Pendant ce temps, à bord du Dionysia, Covenant a convoqué le prêtre noir Hesh afin d’en apprendre davantage sur les Horusiens.

Hesh était au service de l’inquisiteur Vult, et il ne se montre pas très coopératif. Il finit toutefois par céder et par raconter l’histoire des Horusiens…

Il révèle également à Covenant qu’il existe une prophétie parlant de la résurgence prochaine de cette croyance.

Sur Dominicus Prime, au Monastère du Dernier Cierge, Sœur Agata rumine. Elle aurait préféré mourir sur le champ de bataille plutôt que sur un monde-sanctuaire éloigné de tout, où ses talents de guerrière ne servent à rien.

Ici, tout n’est que politique et complots, ce qui rend Agata furieuse.

Plongée dans ses pensées, elle est rejointe par Sœur Claudia, qui lui apporte une demande de l’abbé Iacto : après le Festival de l’Illumination, qui aura lieu dans trois jours, la planète va être plongée dans la Saison de la Nuit. Or, il n’y a pas assez de place pour tous les pèlerins. L’abbé aimerait donc qu’Agata soutienne sa requête visant à laisser entrer les Pèlerins dans les cloîtres.

Agata refuse. Elle ne veut pas être mêlée aux intrigues politiques de l’Ecclésiarchie. Alors qu’elle rejoint sa cellule de prière, elle est attaquée par une créature inconnue. Elle décide alors d’aller avertir l’évêque Xilita.

Dans les bidonvilles, Krade, le Pèlerin Rouge, poursuit son œuvre de corruption.

Il incite les pèlerins les plus pauvres et les mendiants à se détourner de l’Empereur et à se rebeller contre l’Imperium, qui les a exploités.

Interlude n°1 — Les larmes du saint Dans le district occidental des pèlerins, Acia est poursuivie par des enfants plus âgés. Elle se cache dans une petite crevasse entre deux bâtiments et découvre, contre le mur de l’un d’eux, un visage en train de pleurer des larmes de sang.

Rejointe par les autres enfants et par des adultes attirés par le bruit, elle assiste à la découverte de ce miracle, qui se répand petit à petit à travers la ville.

Covenant décide de ne pas attendre la fin de l’interrogatoire d’Enna, mené par Mylassa, et d’utiliser la divination pour trouver une autre piste à suivre.

Malgré les inquiétudes de Josef, il convoque l’astropathe Epicles pour une séance de spiritisme…

De son côté, Memnon, une fois sa mission sur Arda effectuée, entre en contact avec ses deux « associés ». Ils communiquent entre eux à l’aide d’un code : il est le Vagabond, et il parle au Grand Prêtre et à la Sorcière.

Memnon s’inquiète des recherches de Covenant, mais la Sorcière — Idris — soutient que, même si la Régénérée envoyée sous l’identité d’Enne Gyrid a échoué, il n’y a pas à s’inquiéter. Covenant ne peut pas suivre cette piste : elle ne sait rien.

Le sujet étant clos pour le moment, Memnon passe à la suite. D’après les augures, le prochain « espoir » devrait apparaître sur Dominicus Prime. La Sorcière trouve cela inquiétant, parce qu’il y a déjà eu un espoir sur cette planète il n’y a pas longtemps, et cela s’était mal passé…

Après une brève discussion, le Grand Prêtre demande à Memnon de s’y rendre et de régler le problème.

Covenant et Epicles arrivent à la même conclusion que le Triumvirat : le prochain « espoir » apparaîtra sur Dominicus Prime, et c’est donc là que leur ennemi va frapper.

Covenant ordonne de faire route vers Dominicus Prime.

Sur Dominicus Prime, la situation empire. Sœur Agata confie ses craintes à l’évêque Xilita, qui lui avoue que la situation est pire qu’elle ne le croit. Les sombres présages s’accumulent, la famine guette, et au lieu de se serrer les coudes, les différentes factions de l’Ecclésiarchie présentes sur la planète essaient d’en tirer profit.

Mais plus inquiétant encore, un message astropathique annonce l’arrivée de l’Inquisition…

Interlude n°2 — Eaux sacrées Dans un taudis, le grand-père d’Acia lui parle du visage de pierre qui pleure de l’eau pure. Il lui dit qu’il va aller en récupérer pour la vendre aux pèlerins.

Il est cependant trop faible et trop malade pour cela. Acia lui dit donc de se reposer, puis va elle-même recueillir de l’eau.

Sur le Dionysia, Viola fait la rencontre de Balan Zur, son nouveau garde du corps. Elle est surprise que Kynortas ait remplacé Melgor sans l’avertir, et se montre méfiante. Après vérification, toutefois, il s’avère qu’il n’y a rien de suspect.

Elle se demande si sa consommation croissante de drogues et de stimulants ne commence pas à avoir une mauvaise influence sur son esprit.

Après avoir retrouvé ses esprits, elle explique à Balan qu’ils vont devoir descendre dans les profondeurs du vaisseau pour rencontrer les Hérauts de l’Espace, des gens qui écoutent la coque et entendent des présages. Balan n’est pas rassuré et affirme qu’il s’agit simplement d’un culte hérétique. Viola lui répond que c’est une superstition de la marine, et que cela n’a rien à voir.

Sur la passerelle, Cleander von Castellan est lui aussi épuisé et de mauvaise humeur, mais il fait bonne figure devant l’équipage.

Dans les quartiers de Covenant, le magos Glavius-4-Rho apporte à l’inquisiteur le capteur prédictif à résonance éthérique qu’il a réparé.

Covenant lui explique l’origine de l’objet : il a été conçu sur Terra il y a quatre millénaires, à l’époque de Goge Vandire, par une secte de technomystiques guidés par des rêves. C’est un auspectrum éthérique, aussi appelé destinoscope, utilisé pour prédire les occurrences de miracles et détecter les êtres touchés par la majesté de l’Empereur.

Glavius-4-Rho demande comment Covenant l’a obtenu. Ce dernier lui répond qu’il l’a récupéré lorsque son maître, l’inquisiteur Argentos, est mort.

Dans les hangars, Josef et la juge Orsino ont une conversation. Cette dernière s’inquiète pour Covenant. Josef abonde dans son sens : Covenant est redevenu celui qu’il était avant la mort d’Argentos, et il n’en fait qu’à sa tête.

Mais Orsino remarque que Josef cache quelque chose. Elle n’arrive pas encore à savoir quoi, mais elle finira par le découvrir. Elle est juge, après tout.

En vérité, Josef est malade et en train de mourir, mais il ne veut pas être pris en pitié.

Deuxième partie — La Saison de la Nuit

Le voyage jusqu’à Dominicus Prime ne se passe pas sans encombre, et le Dionysia est pris dans une tempête warp au moment de translater dans l’espace réel. De multiples incidents affectent tout le vaisseau, et Cleander est blessé. Il n’arrive pas à contacter sa sœur, mais lui laisse un message lui demandant de l’aide avant de sombrer dans le coma.

Viola arrive juste à temps pour prendre les commandes du vaisseau et éviter qu’il ne soit détruit en s’écrasant sur l’une des épaves qui jonchent le point de Mandeville.

Elle réussit néanmoins à stabiliser le bâtiment. Cleander est conduit à l’infirmerie, mais ses blessures semblent plus anciennes qu’un simple choc à la tête causé par le chaos de la translation.

C’est à ce moment que l’inquisiteur Covenant arrive sur la passerelle. Il explique que les épaves sont celles de vaisseaux ayant essayé de quitter le système, mais que la tempête les en a empêchés. Ils doivent se rendre au plus vite sur Dominicus Prime pour régler le problème avant que tout le système ne s’enfonce dans le chaos.

Interlude n°3 — Pure et authentique Acia et son grand-père se trouvent dans le « Palais des Piliers ». Ils essaient de vendre de l’eau miraculeuse, mais sont attaqués par des personnes armées de bâtons. Celles-ci volent l’eau d’Acia et commencent à rouer de coups son grand-père. Elle ne peut rien faire, sinon crier, et finit par perdre conscience.

Quand elle se réveille, il ne reste autour d’elle que des cadavres calcinés.

Sur Dominicus Prime, Memnon et ses hommes sont déjà à l’œuvre. Quand il apprend que le Dionysia arrive en orbite, il envoie Ninkurra s’occuper du problème.

Pendant ce temps, au monastère, les jeux de pouvoir continuent entre l’abbé Iacto et l’archidiacre Sul. Inconscients du réel danger qui les menace, ils poursuivent leurs manœuvres pour gagner de l’influence, aux dépens des pèlerins et des habitants des bidonvilles, qui meurent de faim.

Leur insouciance face à la véritable ampleur de la corruption chaotique va mettre en danger la sécurité de tout le monastère, au moment où des émeutes commencent à prendre forme dans les bidonvilles.

Covenant et sa suite débarquent enfin sur Dominicus Prime et sont reçus par l’évêque Xilita, mais leur entrevue tourne court. Sœur Agata fait irruption dans la salle et annonce que des émeutes ravagent le district occidental, et que tous les gardes envoyés en renfort ont été tués.

Covenant use de son autorité pour prendre le commandement et envoie Josef et Orsino à la tête des Arbites pour régler le problème.

En orbite basse au-dessus du monastère, Viola, qui a pris le commandement, se rend compte qu’ils sont complètement aveugles à cause de la tempête warp, dont l’ampleur ne cesse de croître. Elle ordonne l’alerte générale.

Au même moment, Ninkurra, à bord d’un petit vaisseau d’infiltration, s’approche pour aborder le Dionysia.

Dans l’infirmerie du Dionysia, Cleander se réveille et est interrogé par le médecin Laso à propos de la technologie xenos qui « enveloppe » son système nerveux et qui est la cause de ses problèmes.

Dans les geôles du vaisseau, Severita assiste Mylassa dans son interrogatoire d’Enna Gyrid. Ou plutôt, elle observe et attend que les choses tournent mal pour exécuter Enna.

Cette dernière, sous l’intrusion mentale de Mylassa, commence à revivre son passé.

Interlude n°4 — Protège ta servante de la souffrance Acia est cachée dans le monastère. Elle est traquée : les gens veulent tuer la sorcière. Dans le silence et l’obscurité, elle pleure.

Sur la planète, Josef, Sœur Agata et les Arbites qui les accompagnent arrivent sur leur objectif. Leur mission est de comprendre ce qui s’est passé et d’éliminer la menace.

Les bidonvilles sont vides et en flammes. Il n’y a que des cadavres. Josef trouve néanmoins un survivant sur le point de mourir, qui a le temps de lui dire ce qui s’est passé : un homme en rouge est venu, et les pèlerins sont devenus des pèlerins de la haine.

En poursuivant leur exploration des faubourgs, ils finissent par rencontrer de la résistance, et le combat s’engage.

À l’entrée du monastère, les quelques pèlerins qui avaient réussi à entrer se retournent contre les gardes et commencent à les massacrer.

Pendant ce temps, au poste de commandement improvisé par Covenant, l’activité est à son comble. L’abbé Iacto et Sœur Claudia viennent de livrer les archives des cinq derniers siècles, et Glavius-4-Rho commence à compiler les informations.

L’archidiacre Sul n’est pas serein et préférerait évacuer la planète, qu’il considère comme perdue. La juge Orsino ordonne au religieux de se calmer, sans quoi elle fera intervenir ses Arbites.

Iacto, toujours soucieux de gagner de l’influence, essaie de se rendre utile et finit par demander ce que cherche Covenant. Ce dernier lui répond qu’il cherche le passage d’un saint vivant.

Après avoir réussi à rétablir les communications avec le reste du complexe, Covenant se rend compte que les rebelles sont partout : ils ont envahi le monastère. Il demande des comptes à l’évêque Xilita. Comment une secte hérétique a-t-elle pu se développer sans que personne ne se rende compte de rien ?

Xilita s’en prend à l’archidiacre Sul, qui finit par avouer qu’il a minimisé les rumeurs d’hérésie. Le ton monte, chacun accuse l’autre, et Covenant exige le silence. Mais Sul menace de frapper Xilita.

Un coup de pistolet bolter claque, et la tête de Sul explose.

La juge Orsino s’exprime alors : refus d’obtempérer à un ordre de l’Inquisition ; sentence rendue et exécutée : la mort.

Tout devient plus calme, et chacun reprend son travail.

Pendant ce temps, sur le Dionysia, Mylassa commence l’interrogatoire d’Enna en entrant dans son esprit. Elle explique à Enna qu’elle est « triple ». Il y a d’abord Enna Gyrid, persuadée d’avoir été au service de l’inquisitrice Idris. Il y a aussi le tueur de sang-froid créé par les Renouvelés, caché sous l’identité d’Enna Gyrid. Enfin, il y a une troisième personne, dissimulée par les deux autres.

C’est cette personne que Mylassa veut connaître, et qu’elle force Enna à regarder. Cette dernière a peur de la vérité et demande à Mylassa d’arrêter, mais il n’en est pas question : elle veut la vérité.

De son côté, Ninkurra s’est infiltrée dans le vaisseau et commence à chercher des renseignements pour savoir où sa cible est retenue.

Interlude n°5 — Et trouver les portes de l’espoir fermées Acia est toujours cachée. On la traque pour l’incendie du Palais des Piliers, mais elle a réussi à avancer jusqu’à la Porte des Cloches.

Elle arrive au moment où l’ordre de fermer les portes a été donné par l’archidiacre. Elle court vers l’entrée, mais n’a pas le temps de passer avant que celle-ci ne soit refermée.

Elle doit de nouveau se réfugier dans les ombres pour se cacher.

Les combats se propagent partout dans le monastère. Les portes ont été fermées trop tard : l’ennemi était déjà à l’intérieur.

Même maintenant, les « pèlerins de la haine » parviennent encore à entrer par d’anciennes portes laissées sans surveillance. Les religieux sont massacrés, et les sentinelles ecclésiarchiques ne peuvent rien faire.

Les gardes sont surclassés, et Covenant est obligé de sortir à la tête des Arbitrators pour tenter de ralentir les cultistes.

Dans les faubourgs, Josef, Agata et le dernier Arbitrator survivant progressent difficilement. Le bidonville est vide : tous les survivants se sont joints à la rébellion. Ils finissent toutefois par trouver un bâtiment gardé.

Josef en conclut que, si des « monstres » gardent l’entrée du bâtiment, c’est qu’il doit y avoir quelque chose d’important à l’intérieur.

À l’intérieur du poste de commandement, Iacto commence à comprendre que Covenant n’est pas venu à cause de l’insurrection, mais qu’il cherche autre chose. Il essaie seulement de gagner du temps pendant que ses hommes fouillent les archives. Iacto doit découvrir ce que c’est avant eux.

À l’extérieur, Memnon et ses compagnons approchent du monastère par un chemin secret. Ils doivent se dépêcher : le voile est en train de se déchirer, et les Jamais-Nés commencent à apparaître.

En orbite, Cleander finit par avouer à Laso ce qui lui est arrivé : la technologie xénos lui a été greffée par des Drukhari après une transaction commerciale qui a mal tourné — voir le paragraphe sur Cleander pour plus d’informations.

Ninkurra, quant à elle, a réussi à capturer et à interroger un membre de l’équipage. Il ne savait pas grand-chose, mais lui a indiqué que Cleander se trouvait à l’infirmerie. Après l’avoir tué, elle s’y dirige donc, espérant pouvoir faire parler le Libre-Marchand et découvrir où se trouve Enna.

L’interrogatoire, ou plutôt l’introspection d’Enna, continue. Mylassa la force à voir des images enfouies de son passé : le moment où les Régénérés la « tuent » pour la faire revenir, ressuscitée et régénérée sous une nouvelle identité, celle d’Enna.

C’est donc Idris qui a volé les secrets de Talicto avant de le tuer et de le remplacer par un Régénéré. C’est elle qui est derrière le massacre du Conclave, et derrière toute cette affaire depuis le début.

Enna finit par se rendre à l’évidence : Idris l’a utilisée, puis abandonnée.

Interlude n°6 — Petite lumière qu’est cette âme Dans les profondeurs du monastère, Acia finit par être rattrapée par la foule, qui veut la brûler comme sorcière. Elle a peur et se met à hurler.

Agata et Josef, après s’être débarrassés des gardes, explorent le bâtiment et finissent par tomber sur un homme crucifié au milieu d’un sanctuaire impérial profané.

L’homme n’est pas mort. Il dit s’appeler Krade, « le Pèlerin de la Haine ». C’est lui qui est venu et qui a déclenché tout cela. Une fois sa mission accomplie, ses disciples l’ont crucifié ici, afin qu’il serve de premier sacrifice pour la venue de l’Enfant des Ténèbres.

Après cette confession, Josef écrase la tête de Krade d’un coup de marteau. Il veut aller prévenir Covenant du danger, mais d’autres gardes, accompagnés d’une créature gigantesque, arrivent pour les empêcher de fuir.

Au centre de commandement, les scribes et les novices fouillent toujours les archives à la recherche de traces parlant d’un espoir. Sœur Claudia finit par trouver quelque chose : il manque des données sur les cent dernières années d’archivage. Elles ont été effacées.

Elle en parle à Iacto, qui finit par retrouver des traces d’enregistrement de dossiers, mais aucun dossier complet. Il comprend tout de même que l’Inquisition est déjà venue, et qu’elle a gardé quelque chose, ou quelqu’un, dans les profondeurs du monastère.

Il pense que c’est là sa porte de salut : découvrir de quoi il s’agit poussera Covenant à lui sauver la vie lorsqu’il quittera la planète. Il ordonne donc à Claudia de ne rien dire, puis part interroger l’évêque Xilita dans la grande cathédrale.

Josef et Agata finissent par se débarrasser des derniers gardes et entament le long chemin du retour vers le monastère pour prévenir Covenant. Ce n’est pas un espoir qui doit s’incarner, mais un Enfant des Ténèbres.

Dans la cathédrale, Iacto s’approche de l’évêque Xilita pour l’interroger, mais avant qu’il ne révèle sa présence, une autre voix se fait entendre.

L’inquisiteur Memnon parle à Xilita de « Révélation » et de son échec à la garder enfermée. Il lui donne une nouvelle chance de servir l’Inquisition, mais ce sera la dernière. Elle doit utiliser les cryptes géothermiques pour identifier le futur « espoir » avant que Covenant ne comprenne ce qui se passe. Si elle échoue, alors tout devra être détruit.

Iacto comprend qu’il doit prévenir Covenant au plus vite, mais il se fait repérer et tuer sur-le-champ.

Pendant ce temps, sur le vaisseau, Ninkurra a trouvé un moyen d’atteindre la zone où se trouve l’aile médicale. Elle progresse sous couverture vers sa cible.

Dans l’aile médicale justement, Laso a préparé Cleander pour l’opération visant à lui retirer la technologie xénos qui enserre son système nerveux.

Toutes ses fonctions vitales sont déconnectées et remplacées par des machines, mais il doit rester conscient pour pouvoir hurler si Laso va trop loin.

Viola se réveille en sursaut dans ses quartiers. Bal vient de frapper à sa porte. Il lui apporte un colifichet qui a été donné à un garde par un Héraut de l’Espace.

Viola reconnaît un « attrape-mensonges ». Les Hérauts s’en servent pour la prévenir qu’il y a une intrusion indésirable dans le vaisseau. Elle doit absolument aller les contacter pour savoir ce qui se passe.

Ninkurra arrive au centre médical et menace de tuer Laso si Cleander ne lui dit pas où trouver Enna Gyrid.

Cleander refuse de parler et se montre prêt à mourir pour garder le secret. Mais Laso fait une offre à Ninkurra : elle termine l’opération sur Cleander, puis elle la conduit jusqu’à Enna Gyrid. Elle sait où elle se trouve et peut ouvrir toutes les portes grâce à son rang de Medicae Primus.

Ninkurra accepte, mais laisse son faucon pour garder Cleander. Si ce dernier bouge, ou si Ninkurra est tuée, alors le faucon a pour ordre de l’abattre.

Viola, escortée par Bal, rencontre l’aïeule Yahdah. Celle-ci leur explique qu’une femme s’est introduite sur le vaisseau pour tuer quelqu’un du nom de Gyrid. Comme elle ne parvient pas à la trouver, elle est partie en quête de Cleander, sans défense au medicae, afin de l’interroger.

Inconsciente du danger qui approche, Mylassa continue de pousser Enna à remonter dans sa mémoire pour trouver la vérité.

Après plusieurs souvenirs fabriqués, elles arrivent enfin à la vérité.

Dans sa jeunesse, Enna rencontre une jeune femme pour la première fois. Celle-ci lui demande de la suivre. Enna lui demande si c’est « lui » qui l’a envoyée, mais la jeune femme lui répond que non. Elle se présente : elle se nomme Idris.

Enna lui répond qu’elle ne connaît pas son vrai nom, seulement celui qu’« il » lui a donné : Révélation.

Idris force alors Enna à la suivre…

Interlude n°7 — Ainsi nous sommes réduits au silence Acia se réveille sur un lit de cendres. Encore une fois, tout est silencieux, et ceux qui voulaient la tuer sont morts, brûlés.

Elle entend un battement d’ailes. Quelque chose la pique à la gorge, et elle s’effondre, à demi consciente.

Elle entend alors une voix de femme dire :

« L’espoir est à terre et vivant, inquisiteur. »

Troisième partie — La Voix des Dieux

Viola et Bal courent à travers le vaisseau pour remonter vers les ponts de commandement. Viola est tiraillée entre son devoir et son frère : elle aimerait aller le sauver, mais doit rester fidèle à Covenant. C’est Bal qui lui propose une solution : elle ira sauver son frère pendant que lui secourra Enna.

Ninkurra approche de la salle où Enna est retenue prisonnière, mais Mylassa a senti sa présence et a prévenu Severita de se tenir prête.

Pendant ce temps, dans l’esprit d’Enna, Mylassa tente de l’emmener plus loin dans ses souvenirs. Elles n’arrivent cependant pas à aller plus loin : les souvenirs sont enterrés trop profondément, et Mylassa a peur de tuer Enna en forçant les choses. La frustration d’Enna prend alors le dessus. Elle aussi veut connaître la vérité, et le mur se brise, laissant les souvenirs affluer dans son esprit.

Enfant, Enna se réveille avec une douleur dans le cou. Devant elle se tient un inquisiteur, qui demande à Alicia de tirer une carte du Tarot de l’Empereur. Elle tire l’Empereur, et l’inquisiteur lui donne son nouveau nom : Révélation.

Cleander, toujours sur la table d’opération, a conscience que, quoi qu’il arrive, Ninkurra le fera tuer. Il décide donc d’agir maintenant. Dans le medicae, les alarmes se déclenchent.

Au monastère, c’est la panique totale. Les défenses sont en train de céder, et plus rien ne peut contenir les cultistes. Orsino aimerait rétablir l’ordre, mais Covenant dit que cela n’a plus d’importance : l’espoir arrive, et c’est là qu’ils trouveront le Triumvirat. Le reste est secondaire, et le monastère peut être sacrifié. Il faut absolument localiser l’espoir.

C’est à ce moment que Sœur Claudia décide de parler. Elle a promis à l’abbé Iacto de ne rien dire, mais celui-ci a disparu depuis trop longtemps. Elle avoue toute l’histoire à Covenant, qui décide de se diriger avec ses hommes vers la cathédrale.

Dans la cathédrale, Memnon constate que rien ne se passe comme prévu. Il n’y a pas un, mais plusieurs « espoirs », qui ne se synchronisent pas, comme si quelque chose avait interféré.

Les Jamais-Nés commencent à envahir le materium, et Memnon et ses hommes doivent combattre pour survivre. Comme si cela ne suffisait pas, Covenant et sa suite arrivent pour le confronter.

L’affrontement est inévitable.

Sur le Dionysia, Cleander essaie de tuer le faucon cybernétique, mais il est trop faible et a le dessous. Il ne doit la vie sauve qu’à l’arrivée de Viola et des gardes de la maisonnée. Très affaibli, Cleander dit à Viola que l’assassin nommée Ninkurra a pris Laso en otage et se dirige vers Enna pour la tuer.

Dans l’esprit d’Enna, Mylassa est troublée. Devant les questions d’Enna, elle lui dit que quelque chose est en train de se produire « dehors », mais Enna comprend qu’elle lui cache quelque chose. Elle insiste, et Mylassa avoue qu’elle a reconnu l’inquisiteur dans la mémoire d’Enna : c’est Argento, le maître de Covenant.

Dans la pièce, Ninkurra a placé une charge de démolition sur la porte, qui a grièvement blessé Severita en explosant. Le combat s’engage, mais Ninkurra et son faucon ont l’avantage sur une Severita diminuée.

Après s’être débarrassée de la Sœur de Bataille, Ninkurra s’avance pour exécuter Mylassa. Mais alors qu’elle arme son tir, elle est touchée à la main. S’ensuivent plusieurs tirs précis, qui font exploser le faucon et paralysent complètement Ninkurra en la blessant aux bras, aux mains et aux jambes.

Le tireur se révèle : c’est Bal. Il dit à Ninkurra que son maître n’aurait pas dû l’envoyer seule, et qu’il aurait surtout dû se contenter de suivre le plan au lieu d’essayer d’intervenir sur ce vaisseau. Il lui dit que ce qui se trouve dans cette prison est plus important que tout, lui place une pièce d’argent dans la bouche et l’exécute.

Cleander et Viola arrivent avec des soldats. Ils trouvent Severita et Laso grièvement blessées, mais vivantes, ainsi que Bal, qui semble être arrivé à la toute dernière seconde. Intrigué, Bal souligne que celui qui a envoyé l’assassin voulait tuer Enna à tout prix, puis demande qui elle est vraiment.

Mais les réponses devront attendre. Un message arrive : les communications sont enfin rétablies, et quelque chose s’est produit à la surface de la planète.

Dans la cathédrale, les combats font rage entre les Jamais-Nés et les deux factions inquisitoriales.

Covenant finit par rejoindre l’inquisiteur Memnon, qu’il reconnaît comme le Vagabond, et engage le combat.

Pendant ce temps, l’évêque Xilita pénètre dans une salle de contrôle des générateurs et, après avoir saboté la porte, ordonne au serviteur de désactiver tous les générateurs. Cela va déclencher l’explosion du volcan sur lequel est construit le monastère.

Glavius-4-Rho, qui est resté connecté au circuit du monastère, perçoit le danger et annonce que la catastrophe est imminente et irrémédiable. Ils doivent évacuer au plus vite.

Le combat fait rage entre Covenant et Memnon. Ce dernier a l’avantage et est sur le point de vaincre Covenant.

Au moment critique, l’abbé Iacto entre, méconnaissable : ses robes sont en feu, sa peau carbonisée, et ses yeux brûlent comme deux soleils. Il dissout les démons et consume Memnon de l’intérieur avant de s’effondrer, son corps dévoré par la puissance qui avait pris possession de lui.

Covenant ordonne l’évacuation.

Xilita, au-dessus du puits de magma, prie et demande pardon pour ses péchés tandis que la chaleur monte et que les installations tremblent. Dehors, Josef et Agata voient une explosion volcanique éventrer la nuit. Josef reste bouche bée devant le brasier infernal.

Épilogue

Dans un temple, la Sorcière — l’inquisitrice Idris — lance une incantation pour contacter le Grand Prêtre. Le visage de ce dernier apparaît dans une mare où se reflète la lune. C’est un clin d’œil au Mournival : les Horusiens se réunissent traditionnellement sous la lune, près d’un point d’eau.

La discussion s’engage. La présence des Pèlerins de la Haine sur Dominicus n’était pas prévue. Ils auraient dû se trouver ailleurs et ne pas interférer. Quelque chose a troublé les augures.

Idris regrette la mort du Vagabond, l’inquisiteur Memnon, mais celui-ci a rempli son rôle, et « l’espoir » ne s’est pas incarné.

Ils s’interrogent aussi sur le fait que, une fois encore, l’arrivée de l’espoir ait eu lieu sur Dominicus. Idris parle de la perte de Révélation et admet avoir espéré que l’enfant soit encore en vie sur la planète.

Le Grand Prêtre balaie ses regrets et demande si l’étape suivante est prête. Idris répond qu’elle a déjà identifié le prochain réceptacle.

Idris évoque enfin le cas de Covenant, mais le Grand Prêtre dit que c’était une occasion manquée. Il faut passer à autre chose, et il coupe la conversation.

Le jour se lève, et Idris s’apprête à partir tandis que, dans la mare, le visage de l’inquisiteur Argento se dissipe.

Personnages

Suite de l’inquisiteur Covenant Inquisiteur Covenant Covenant campe très bien la figure de l’inquisiteur froid et austère, insensible à tout sentimentalisme et implacable dans la mission qu’il s’est fixée.

Il a décidé de prendre en chasse le Triumvirat horusien et de l’empêcher de manipuler les « espoirs » à leur avantage.

Il est prêt à tout pour sa mission, même à sacrifier un monde sanctifié comme Dominicus Prime. Pour lui, la mission surpasse tout, même la loi.

Note : John French explique qu’il a construit Covenant selon sa propre vision de l’inquisiteur : quelqu’un d’implacable, de compliqué à apprécier comme personnage principal. C’est pour cette raison qu’il a créé toute une suite de personnages plus humains, avec leurs défauts, leurs tourments et leurs rêves.

Cleander von Castellan, libre-marchand, héritier de la dynastie von Castellan Personnage très peu présent dans cette histoire, Cleander va passer les trois quarts du roman au centre médical. Il va néanmoins connaître un développement inattendu.

On savait déjà qu’il avait commercé avec des mondes xénos sans en avertir l’Imperium — apparemment, un libre-marchand se doit de prévenir l’Imperium lorsqu’il découvre un monde xénos — et que c’était à cause de cela qu’il était entré au service de Covenant.

Mais alors qu’il est grièvement blessé, le médecin de bord va se rendre compte qu’une technologie xénos est directement câblée le long de sa colonne vertébrale et de son système nerveux. Apparemment, c’est cela qui est en train de le tuer.

Il va finir par avouer toute la vérité au médecin. Il y a longtemps, il a découvert une race extraterrestre, les Sekens — malheureusement, on n’a aucune information sur eux — avec qui il a fait commerce. Il a réussi à les duper et à les voler, mais, voulant toujours plus, il a commencé à préparer l’attaque de leur monde afin de le piller.

Malheureusement pour lui, les Sekens avaient contacté des mercenaires pour se venger, et il est tombé aux mains d’une bande de Drukhari. Voyant sa mort approcher, il a négocié avec eux : en échange de sa vie, il leur a proposé de leur donner les coordonnées du monde seken et de ses richesses, allant même jusqu’à se proposer comme appât pendant l’échange.

Le chef des Drukhari, amusé par cette trahison, a accepté et a laissé un petit souvenir à Cleander : le dispositif xénos relié à sa colonne vertébrale.

L’implant se nourrit de ses émotions tout en le torturant. Il est indestructible et s’auto-répare.

Nous ne savons pas si le médecin va réussir à le lui retirer, l’opération étant interrompue par l’arrivée de Ninkurra, mais Cleander finira par s’en sortir vivant.

Viola von Castellan, sénéchale de la dynastie von Castellan On avait déjà bien compris que, même si elle était sous les ordres de son frère, c’est elle qui dirigeait réellement la maison Castellan. Son frère donne l’orientation et les ordres, mais toute la mise en œuvre repose sur les compétences de Viola.

On apprend que, dès son plus jeune âge, elle a été éduquée et conditionnée pour devenir la dirigeante de la maison von Castellan, bien qu’on ne nous explique pas les causes de la disgrâce de son frère ni ce qui s’est passé par la suite.

C’est elle qui dirige le vaisseau, et le vaisseau le sait bien. Quand les Hérauts de l’espace — le groupe de devins qui communiquent avec le vaisseau — cherchent à parler au commandant, c’est vers elle qu’ils se tournent, et non vers son frère.

Malgré son conditionnement, ses augmentiques et son entraînement, elle est quand même obligée d’utiliser diverses drogues pour rester à son plein potentiel.

Elle demeure toujours aussi froide et ne laisse transparaître aucun sentiment, sauf lorsque la vie de son frère est en danger. Elle hésite alors entre servir Covenant et sauver son frère. Heureusement, son garde du corps lui offre une solution satisfaisante, et elle va pouvoir faire les deux.

Joseh Khoriv, abbé formateur de la Schola Progenium Joseh Khoriv est au bout de la route. Malade en phase terminale, il sait qu’il n’en a plus pour longtemps à vivre, mais il s’inquiète de ce que va devenir Covenant lorsqu’il ne sera plus là.

Malgré tout, il refuse d’être soigné si cela doit le diminuer et l’éloigner de son devoir.

Il va partir en mission avec sœur Agata et, même s’il réussit à détruire la source du mal qui a infecté les pèlerins — Krade, le Pèlerin rouge —, il ne parviendra jamais à prévenir Covenant. Il sera tué par l’explosion du volcan lors du combat final.

C’est l’un des personnages les plus attachants du roman, le plus humain de la troupe de Covenant : celui qui a toujours une pensée pour les autres et qui essaie de les aider à surmonter leurs traumatismes. La suite risque d’être compliquée sans lui.

Orsino, juge de l’Adeptus Arbites Orsino a fini par rejoindre Covenant dans sa croisade. Elle est venue avec un fort contingent de l’Adeptus Arbites, qui va se révéler très utile pour retenir les cultistes le temps de l’enquête et pour maintenir l’ordre parmi les pèlerins.

Avec Orsino, on retrouve une juge stricte, respectueuse de la loi à l’excès. On retrouve ici l’influence de Judge Dredd, univers dont Games Workshop a eu les droits pour sortir des jeux dans les années 70, et dont l’Adeptus Arbites est un dérivé plus vrai que nature.

Elle n’hésite pas à exécuter de sang-froid un archidiacre pour une simple menace. Elle est à la fois juge et bourreau, et personne ne conteste son autorité sans en payer le prix.

Severita, Sœur Repentia de l’Ordre de la Rose Ensanglantée Elle apparaît très peu dans cette histoire. Elle se contente de monter la garde dans la salle où est retenue Enna Gyrid. Elle doit intervenir si quelque chose se passe mal avec Mylasa.

Heureusement qu’elle est là : elle va affronter Ninkurra lorsque cette dernière viendra pour tuer Enna. Même si elle est grièvement blessée dès le début du combat, elle va tenir assez longtemps pour permettre à Bal d’arriver à temps et de tuer Ninkurra.

Koleg, spécialiste Rien de particulier pour lui. Il va combattre aux côtés de Covenant. Son rôle de protecteur reste relativement mineur dans cette histoire.

Hesh, Prêtre Noir de l’Ordre de l’Exécration Il était au service de Vult et il est convoqué par Covenant pour en apprendre davantage sur les Horusiens.

Les Prêtres Noirs sont un ordre de prêtres au service de l’Ordo Malleus. Ils sont sélectionnés pour la pureté de leur foi et entraînés à exorciser les démons. On leur enseigne aussi des savoirs interdits leur permettant de combattre le Chaos.

Mylasa, psyker primaris, disciple de Nepenthe, Celle-qui-apporte-l’oubli Elle participe très peu à l’action et passe la plus grande partie du roman dans l’esprit d’Enna, afin de l’aider à retrouver sa mémoire.

Elle va y parvenir et sera surprise de constater que l’inquisiteur derrière tout cela, le fameux Grand Prêtre, n’est autre qu’Argento, que tout le monde croyait mort.

À la fin de l’histoire, elle est blessée par un tir laser dévié et on ne connaît pas son état. Mais ce serait dommage qu’avec une information aussi vitale à transmettre à Covenant, il lui arrive quelque chose…

Glavius-4-Rho, Magos Il est au four et au moulin pendant la plus grande partie du roman. Il s’occupe d’organiser les recherches dans les archives, remet en marche les communications et utilise un artefact ésotérique pour découvrir où va apparaître « l’espoir » que tout le monde cherche.

Mais c’est à peu près tout. Il accomplit surtout une tâche de fond, et son personnage n’est pas vraiment développé.

Bal, garde du corps de la maison Castellan Nouveau venu dans l’équipage du Dionisya, il a été recruté après les événements du premier roman.

Même si, dans un premier temps, Viola se méfie de lui, le fait qu’il ait été recruté par le chef de la sécurité lui permet de gagner sa confiance assez rapidement.

Même s’il reste fidèle à Viola et lui offre une solution acceptable pour sauver son frère — elle sauvera son frère, tandis que lui sauvera Enna —, il n’en demeure pas moins un traître.

Dans son combat contre Ninkurra, il va faire preuve d’une adresse et d’une habileté phénoménales. Surtout, il va avouer à Ninkurra, juste avant de la tuer, qu’il travaille pour Idris et qu’il est là pour protéger Enna.

C’est un régénéré.

Iaso, Medicae Primus Il n’y a pas grand-chose à dire sur elle.

Seule petite chose : j’imagine que John French s’est inspiré des médecins de l’école Suk dans Dune pour le docteur Iaso.

Alors que Cleander est menacé de mort parce qu’il ne veut pas révéler où se trouve Enna, Iaso accepte de donner cette information afin de sauver son patient. Elle ne peut pas mettre en danger la vie de celui-ci. D’ailleurs, Iaso dit qu’elle ne peut pas mettre en danger la vie de son duc — c’est la seule fois où le titre de duc est employé pour Cleander.

Suite de l’inquisiteur Memnon Ninkurra, Venator Elle est envoyée par Memnon pour éliminer Enna. Elle va s’introduire dans le Dionisya et réussir à trouver où Enna est retenue.

Elle va même être à deux doigts de la tuer, mais elle sera finalement éliminée par Bal.

Triumvirat Argento, le Grand Prêtre C’est la surprise de fin de roman : Argento n’est pas mort et il est à la tête du Triumvirat. On n’en apprend cependant pas beaucoup plus sur lui.

Memnon, le Vagabond C’est peut-être le membre du Triumvirat que l’on connaît le moins, et que l’on connaîtra sûrement le moins, puisqu’il va mourir pendant les événements sur Dominicus Prime. C’est lui qui se charge généralement du sale boulot et qui tue les « espoirs » en devenir pour empêcher qu’ils ne s’incarnent.

Ses ordres sont d’éliminer le réceptacle du saint qui va arriver sur Dominicus, mais il outrepasse ses directives en essayant d’éliminer Enna.

Il va plus ou moins rater sa mission : il ne parvient pas à tuer l’espoir, mais ce dernier va quand même mourir de ses blessures.

Memnon et sa suite vont être tués par Covenant, et son assassin, envoyé pour tuer Enna, va lui aussi se faire éliminer.

D’après Argento, sa mort est négligeable, car il n’est plus utile pour la suite des opérations.

Idris, l’inquisitrice, « la Sorcière » On la voit très peu dans ce roman, mais on perçoit son influence partout.

Elle a une position très ambiguë par rapport à Argento. Elle fait partie du Triumvirat, mais elle joue sa propre partition.

Dans le précédent roman, lorsqu’elle a essayé de rallier Covenant à sa cause, je pensais que c’était à celle du Triumvirat, mais je n’en suis plus aussi sûr.

Elle a trahi Argento en enlevant Acia, alias Révélation, et en camouflant sa disparition. On ne sait pas pourquoi elle a fait cela, mais ça complique encore davantage l’intrigue.

Note : John French fait une petite référence au Mournival. Quand Idris entre en communication avec Argento, elle se rend dans une ruine, à côté d’une mare d’eau qui reflète la pleine lune, parce que c’est la tradition des Horusiens. C’est une référence à l’intronisation de Loken au sein du Mournival.

Frappé d’anathème Krade, le « pèlerin en rouge », « Pèlerin de la Haine » C’est un membre d’une secte du Chaos nommée les Pèlerins de la Haine, qui se rend sur Dominicus Prime pour corrompre « l’espoir ». D’après les divinations des Horusiens, il n’aurait pas dû se trouver ici, ce qui prouve que quelque chose a changé et influe sur la prophétie.

Krade finit crucifié par ses propres disciples, mais apparemment, c’était prévu depuis le départ. Il est venu ici pour provoquer l’avènement du véritable Pèlerin de la Haine.

Ceux qui n’en sont pas Xilita, évêque de la Grande Cathédrale du Monastère du Dernier Cierge Elle dirige Dominicus Prime depuis très longtemps et a du mal à lâcher le commandement lorsque l’inquisiteur Covenant prend le contrôle des opérations.

Elle cache un secret. Il y a plusieurs dizaines d’années, un autre inquisiteur est venu sur Dominicus Prime et lui a confié en secret une puissante psyker, afin qu’elle soit éduquée dans la foi impériale. Malheureusement, cette dernière a disparu.

Quand Memnon vient la voir pour la forcer encore une fois à prendre en charge un « espoir », elle préfère se suicider et emporter avec elle tout le monastère, en sabotant les générateurs qui l’alimentent.

Sul, archidiacre du diocèse du Monastère du Dernier Cierge C’est un incompétent, qui passe plus de temps et d’efforts à conserver sa position qu’à régler les problèmes qui se présentent à lui.

Dans un accès de colère, il menace Xilita et perd son sang-froid. Il sera exécuté par la juge Orsino.

Iacto, abbé de l’Ordre des Sages de la Foi Principal concurrent politique de l’archidiacre Sul, il profite de la moindre occasion pour se pousser sur le devant de la scène. Mais il est plus intelligent que lui et comprend qu’il doit œuvrer dans le sens de l’inquisiteur Covenant lorsque ce dernier arrive.

Mais chassez le naturel, et il revient au galop : quand il comprend que Xilita cache quelque chose, il essaie de mettre cette information à profit plutôt que de prévenir l’inquisiteur, et cela lui sera fatal.

Alors qu’il espionne la rencontre entre Xilita et Memnon, il va se faire repérer et tuer par les hommes de Memnon.

Au bord de la mort, il vit une vision d’une cité de poussière et d’ossements — la fameuse Cité désolée chère à John French. Il voit en son centre un homme décrépit qui lui tend la main. C’est cette intervention qui va le transformer en espoir et lui permettre d’aider Covenant à tuer Memnon.

La transformation, dans son état, va quand même finir par le consumer.

Enna Gyrid, guerrière acolyte, persécutrice / Acia / Révélation À la fin des événements racontés dans le roman précédent, Enna s’est révélée être une Régénérée et s’est retournée contre Covenant en voyant qu’Idris était encore en vie. Dans sa fuite, Idris abandonne Enna, qui est faite prisonnière et placée en chambre cryogénique par Covenant.

Au début du roman, elle est réveillée, et Mylasa passe du temps dans son esprit pour connaître la vérité. Petit à petit, Enna retrouve sa véritable mémoire, qui a été remplacée mais pas effacée lorsqu’elle est devenue une Régénérée.

On découvre peu à peu qu’elle est en fait « l’espoir » qui était apparu sur Dominicus Prime plusieurs dizaines d’années auparavant. Elle avait été recueillie par Argento avant d’être enlevée par Idris, qui l’a fait disparaître pour la soustraire à la garde d’Argento.

On apprend aussi que Bal a été infiltré dans l’équipage du Dionisya pour garder un œil sur elle. On peut donc penser qu’Idris a d’autres projets pour Enna.

Note : John French a eu une idée originale en nous faisant suivre les aventures d’Acia. On pense vraiment, pendant tout le roman, qu’Acia est l’espoir actuel que tout le monde cherche, alors qu’en réalité, il s’agit de l’ancien nom d’Enna lorsqu’elle était petite, à l’époque où Argento l’a rencontrée des années auparavant. Les interludes ne se déroulent donc pas sur la planète, mais dans l’esprit d’Enna, interrogée par Mylasa.

John French et les Guerres horusiennes

Pendant ma chronique, j’ai retrouvé des informations sur les Guerres horusiennes dans plusieurs interviews de John French, principalement Ici : https://www.trackofwords.com/2021/06/05/40k-reading-order-the-horusian-wars-john-french/

et Ici : https://www.trackofwords.com/2017/07/22/john-french-talks-the-horusian-wars/

Du coup, j’ai compris pourquoi je pensais que les romans étaient bien plus anciens, alors qu’ils ne datent que de 2017 et de la V8.

En fait, même si la série de romans date de 2017, les personnages, eux, remontent à la sortie du jeu Inquisitor en 2001. La plupart des inquisiteurs faisaient partie de l’Alliance des Inquisiteurs.

L’idée derrière cette série est de montrer une Inquisition divisée et fracturée en une infinité de factions. La série se focalise plus particulièrement sur la guerre entre les Thoriens et les Horusiens.

On apprend aussi que John French a écrit un livre sur Covenant parce que, lorsqu’il a acheté Inquisitor en version collector, il a obtenu Covenant et Josef comme figurines. Depuis, il écrit des histoires sur eux…

Thoriens

(*Note : les informations suivantes proviennent du supplément Inquisition : The Thorian, publié en 2007, 17 ans avant la conclusion du Siège de Terra.) Les Thorians tirent leur nom de Sebastian Thor, figure centrale de l’Age de l’Apostasie. Leur doctrine trouve ses origines dans les recherches menées par deux fondateurs de l’Inquisition, Promeus et Moriana, sur la possibilité de ressusciter l’Empereur.

Origines de la pensée thoriane

À la fin de l’Hérésie d’Horus, Promeus et Moriana ont tenté, chacun à leur manière, de trouver un moyen de ramener l’Empereur à la vie. Cependant, leurs méthodes différaient profondément : • Moriana pensait que le Chaos pouvait être dompté et utilisé contre lui-même. • Promeus, au contraire, considérait cette idée comme hérétique et la combattit activement.

Ce conflit donna naissance à un schisme majeur dans l’Inquisition, opposant les disciples de Promeus (les Résurrectionnistes) à ceux de Moriana, qui furent finalement bannis dans l’Œil de la Terreur.

L'émergence des Horusiens et la croisade contre eux

Après l’exil de Moriana, une faction dissidente des Résurrectionnistes, appelée les Horusiens, vit le jour.

Fascinés par la possession d’Horus par le Chaos, ils espéraient utiliser des principes similaires pour ramener l’Empereur. Cette hérésie déclencha une guerre interne à l’Inquisition, où les Horusiens prirent temporairement le dessus.

Au 34e millénaire, l’inquisitrice Stalia Von Dressen, formée par un des derniers Résurrectionnistes, mena une croisade pour éradiquer l’influence horusienne, purifiant ainsi l’Inquisition de cette corruption. Elle passa ensuite plus de vingt ans dans les archives inquisitoriales de Terra, où elle découvrit le livre de Promeus et les origines des Résurrectionnistes. Elle conclut que cette doctrine, bien que différente de celle des Horusiens, représentait elle aussi une menace.

Naissance des Thoriens

À la fin de l’Age de l’Apostasie, avec l’avènement de Sebastian Thor, la pensée Résurrectionniste réémergea sous une forme modifiée, donnant naissance à la doctrine thoriane. Pour les Thorians :

• L’esprit de l’Empereur a transcendé son enveloppe charnelle et vogue désormais dans la Mer des Âmes.

• Cet esprit peut insuffler une partie de son pouvoir dans des « saints », lorsque les besoins de l’Imperium l’exigent.

• Ils croient que l’Empereur pourrait un jour s’incarner pleinement dans un hôte, un Avatar Divin, capable de supporter toute sa puissance.

Les Thorians consacrent donc leurs recherches à l’étude des saints impériaux, espérant un jour assister à la réincarnation complète de l’Empereur.

Horusiens

Les Horusiens partagent certaines similarités avec les Thorians, mais leur philosophie est bien plus controversée et perçue comme hérétique, même parmi les autres Radicaux.

• Ils pensent que la puissance du Chaos qui a animé Horus pourrait être exploitée pour créer un Avatar Divin ou pour transférer l’âme de l’Empereur dans un corps physique.

• Certains Horusiens croient qu’Horus aurait pu maîtriser le Warp s’il n’avait pas été arrêté, ce qui renforce leur intérêt pour ses capacités et sa chute.

Cette vision fait des Horusiens une cible de méfiance, voire d’hostilité, même parmi les Radicaux. Tandis que les Thorians espèrent une réincarnation naturelle de l’Empereur, les Horusiens cherchent à forcer cette résurrection, quitte à manipuler des forces interdites.

Thoriens vs Horusiens

On se rend compte que les Thoriens et les Horusiens cherchent la même chose : le retour de l’Empereur pour sauver l’Imperium. Mais ils ont une vision totalement différente de la manière d’y parvenir.

Les Thoriens veulent que l’Empereur se réincarne. Ils cherchent donc des saints, ainsi que des « espoirs », comme ils les appellent. Les Horusiens, eux, cherchent un puissant psyker capable de manipuler le Chaos sans en devenir l’esclave.

Ils cherchent donc tous deux un messie potentiel, mais l’un est lumineux, tandis que l’autre est ténébreux.

Malgré tout, à aucun moment les inquisiteurs ne se considèrent comme hérétiques, ni eux ni leurs adversaires. C’est une guerre idéologique, mais ils se considèrent tous comme fidèles et au-dessus des lois.

La Cité désolée

La Cité désolée est un lieu situé dans une dimension parallèle, que l’on peut atteindre lorsqu’on a une révélation.

C’est une cité en ruine, avec l’Empereur assis sur un trône en son centre. L’Empereur souffre et est en train de mourir, le corps complètement momifié. Il demande à être libéré.

En général, les gens qui ont cette révélation perdent foi en l’Empereur. Mais certains inquisiteurs pensent que l’Empereur demande à être tué pour pouvoir revenir à la vie.

Ici, c’est cette vision qui va transformer l’abbé Iacto en saint.

Conclusion

J’ai bien aimé ce deuxième roman. Il est dans la veine du premier, tout en complexifiant encore un peu plus l’intrigue.

Le parti pris de John French, qui consiste à ne pas entrer dans les détails de l’Inquisition et de ses différentes factions, peut décourager les néophytes. Ceux-ci devront aller chercher des informations ailleurs pour bien comprendre tous les tenants et aboutissants de la série.

Malgré tout, les deux livres peuvent être lus ensemble sans avoir lu les nouvelles ou écouté les audio-dramas, et même sans connaître l’Inquisition dans l’univers de Warhammer 40,000, même si cela reste un plus indéniable.

John French continue encore à complexifier son histoire, avec chaque inquisiteur qui suit sa propre voie, même si cela signifie mentir à ses alliés. La petite révélation du nom du troisième Horusien en fin de roman annonce forcément une suite, que j’attendrai avec impatience, même si j’ai bien peur qu’elle n’arrive jamais.

Apparemment, John French devait assurer le suivi de ses séries sur plusieurs années, mais, à part la série sur Ahriman, aucune d’entre elles n’a vraiment avancé depuis quelque temps.

Seul l’avenir nous le dira.