Master of Rites

De Les Archives Infinies
Révision datée du 1 février 2026 à 15:03 par Gilian (discussion | contributions) (Page créée avec « {{Sommaire à droite}} ==Par Gilian== ===Avant-propos=== Je connais très peu les romans de Rob Young et, personnellement, je n’ai lu que ses nouvelles de la série Long… »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à la navigation Aller à la recherche

Par Gilian

Avant-propos

Je connais très peu les romans de Rob Young et, personnellement, je n’ai lu que ses nouvelles de la série Longshot, que j’avais plutôt appréciées. J’aborde donc ce roman sans a priori.
Ferren Areios est un personnage qui apparaît dans la série L’Aube de Feu, et c’est avec plaisir que je constate que la Black Library a décidé de développer certains personnages de cette série.
Nous allons donc voir ce que ce roman nous réserve.

L’histoire du livre

Ferren Areios, capitaine des Ultramarines de la Sixième Compagnie, a été envoyé pour reprendre les mondes de l’Étendue et les purifier de la corruption de la Death Guard. Mais alors que les Marines de la Peste résistent et que les pertes atteignent des sommets catastrophiques, Ferren est confronté aux limites du credo de son Chapitre.
Isolée dans le domaine du Dieu de la Peste, la flotte de réclamation va devoir combattre non seulement pour les mondes de l’Étendue, mais aussi pour préserver ce qui reste de l’humanité de Ferren.

L’histoire avec un grand H

PROLOGUE

Porphero Thule, refusant de céder la Racine-flétrie (un artefact lié à Nurgle, qui a « choisi » Thule) à Typhus, a dû fuir à bord de son vaisseau, l’Acherax, sous le feu du Terminus Est…
Cette fuite l’a conduit dans l’Étendue de Khorsari, où il se retrouve coincé par des tempêtes warp. Mais Thule a un plan — ou du moins le démon qui communique avec lui en a un — et lui demande d’attendre.

PREMIÈRE PARTIE — La descente

La Sixième Compagnie des Ultramarines, commandée par le capitaine Ferren Areios, est déployée aux côtés de la Cinquième Compagnie du capitaine Phelian. Leur mission : reprendre le monde d’Osteraand, occupé par une secte de Nurgle appelée les Enfants de la Peste.
La victoire est facilement acquise : les Enfants de la Peste n’ont rien qui puisse inquiéter un Space Marine. En revanche, le nettoyage de millions de cultistes prendra malgré tout plusieurs semaines.
Après la victoire, les deux capitaines se concertent sur la suite des événements : la Cinquième Compagnie verra ses effectifs complétés par des renforts provenant de la Sixième, puis la Sixième, réduite, partira pour l’Étendue de Khorsari, récemment redevenue accessible, afin de la reconquérir au nom d’Ultramar.
De retour dans le strategium du Miséricorde de l’Empereur (son vaisseau amiral), Ferren briefe ses officiers : le lieutenant Golan, le chapelain Argentus et le maître de vaisseau Bellios. L’Étendue comprend trois systèmes — Forettia, Aeternios et Kezerus — et les messages astropathiques libérés par le reflux des tempêtes suggèrent qu’elle a été encerclée : isolée plutôt qu’engloutie. Leur mission : y entrer, découvrir l’origine des Enfants de la Peste et mettre fin à l’hérésie.
Ferren rencontre ensuite les dirigeants humains de l’expédition à bord du Saltare Scipio (vaisseau amiral de la flotte impériale). Parmi eux se trouve Démétria Calvaros, libre-marchande et matriarche de la Maison Calvaros. Elle ne fait pas partie de la flotte, mais vient proposer ses services : sa famille détient des contrats d’exclusivité sur l’Étendue de Khorsari et elle entend bien les faire valoir.
Pour preuve de sa bonne volonté, elle fournit des renseignements détaillés sur l’Étendue et rejoint la flotte de ravitaillement de l’expédition. Surtout, elle remet des armes d’Exterminatus acquises « légalement » sur un monde-forge…
La flotte met le cap sur son premier objectif, le système de Floretia, et effectue une translation warp.
Une fois sur place, après avoir détruit sept vaisseaux qui montaient la garde au point de Mandeville, la flotte progresse vers le monde-chevalier de Korinthe. Les Impériaux découvrent une planète ravagée par la rouille, où toute trace de l’Imperium a disparu.
La flotte finit par recevoir un message de la surface : un petit groupe d’humains fidèles à l’Imperium résiste encore sur Korinthe et attend de l’aide.
Le capitaine Ferren décide alors de mener une frappe chirurgicale sur les défenses orbitales afin de permettre à la Garde impériale de débarquer.
Alors que l’opération suit son cours, l’Acherax et sa flotte arrivent dans le système et prennent la flotte impériale à revers : c’est un véritable massacre.
Bien qu’au sol la victoire semble proche, tout est perdu si la flotte se fait détruire. Mais, inexplicablement, l’Acherax stoppe son attaque, fait demi-tour et quitte le système.

DEUXIÈME PARTIE — Le mourant et le damné

La victoire a été acquise au prix de lourds sacrifices. Beaucoup d’Ultramarines sont grièvement blessés ; Ferren lui-même a perdu l’avant-bras droit lors des combats pour reprendre la capitale.
Près de cent mille Gardes ont été tués ou blessés pendant la bataille de Korinthe, et l’armée de reconquête de l’Étendue de Khorsari est durement touchée. Mais ce n’est rien comparé aux dégâts subis par la flotte : plus de quarante vaisseaux ont été détruits (un tiers de la flotte), et le navire amiral, le Saltare Scipio, ne pourra pas reprendre le combat avant d’être réparé.
Le moral est au plus bas. Pourtant, Ferren Areios, poussé par le chapelain Argentus, se laisse dominer par sa haine et sa colère : il annonce qu’ils mettront le cap au plus tôt sur l’objectif suivant, l’agrimonde de Paaldès.
Une fois sur place, la flotte découvre un monde totalement ravagé par le warp et la corruption. La question se pose de savoir s’il pourrait être nettoyé et réhabilité, mais Ferren, toujours encouragé par Argentus, décide de lancer un Exterminatus et de passer à la planète suivante.
La flotte passe ensuite rapidement à l’objectif suivant : le monde de Bassos. La libre-marchande Démétria Calvaros commence à se demander si elle a bien fait de fournir des armes d’Exterminatus à Ferren, qui semble vouloir les utiliser à chaque monde croisé — même s’il se contente, cette fois, de prendre Bassos d’assaut…
Après la reconquête de Bassos, Ferren commence à comprendre ce que fait le commandant adverse : il ne fuit pas. Il se replie, laissant la flotte impériale le suivre et s’affaiblir à chaque conquête. Non seulement les pertes s’accumulent, mais de plus en plus de troupes doivent être laissées en arrière pour achever le nettoyage des planètes libérées.
La reconquête est vouée à l’échec s’ils continuent d’avancer. Et s’ils s’arrêtent ici, ce sera malgré tout une défaite. Le piège de la Death Guard est parfait : Ferren doit continuer et trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard.
Le prochain objectif est le monde-ruche de Lumeria, avec ses millions d’habitants. Il n’y a aucune chance de le conquérir avec les effectifs à la disposition de Ferren et, malgré l’opposition de Démétria Calvaros, il ordonne l’Exterminatus…
La cible suivante est le monde de Cortego, une petite planète sans grande population. Il est décidé de donner l’assaut pour la reprendre, mais les combats s’enlisent et Ferren fait intervenir ses Ultramarines pour forcer la situation.
L’intervention des Space Marines relance l’avancée impériale, mais un message arrive : l’Acherax a été aperçu en orbite autour de Purgatori.
Ferren ordonne alors à la flotte de faire route vers la planète, laissant la guerre sur Cortego suivre son cours.
Sur Purgatori, Thule est venu chercher son lieutenant Cystix, en garnison sur cette planète. Mais ce dernier refuse de revenir sous les ordres de Thule et préfère rester pour défendre le monde.
Thule décide donc de partir, le laissant affronter les Ultramarines qui approchent. Lorsque Cystix comprend qu’il va être vaincu par Ferren, il appelle Thule à l’aide — mais celui-ci est déjà loin. Cystix finira brûlé vif.
Cette bataille d’une violence inouïe, et le duel final contre Cystix, finissent par atténuer la fureur de Ferren. Il retrouve un peu de raison et, pour la première fois, s’oppose à son chapelain : c’est fini. Ils n’iront pas plus loin pour le moment, et ils ne poursuivront pas l’Acherax, qui s’est enfui vers le système de Kezerus.

TROISIÈME PARTIE — Le siège de Purgatoria

Malgré les protestations du chapelain Argentus — et au grand soulagement de tous les autres commandants de la flotte — le capitaine Ferren décide de fortifier Purgatoria et d’attendre que Porphero Thule, à bord de son vaisseau, sorte de Kezerus par la seule route encore praticable.
De son côté, Thule, qui attend depuis des semaines avec toute sa flotte au point de Mandeville du système Kezerus afin de tendre une embuscade à la flotte impériale, décide qu’il a assez patienté. Il ordonne à sa flotte de translater en direction de Purgatoria pour en finir.
La flotte de Thule translate sans encombre et arrive rapidement autour de Purgatoria. Mais cette fois, les Impériaux sont prêts : les combats spatiaux sont intenses entre les deux flottes.
Thule profite de l’occasion pour diriger l’assaut planétaire et affronter le capitaine Ferren en personne.
Le combat est âpre entre les deux guerriers. Thule est à deux doigts de l’emporter, mais Ferren prend finalement le dessus. Au moment où il s’apprête à exécuter Thule, ses gardes du corps Terminators s’interposent et l’évacuent vers l’Acherax.
Le vaisseau fuit en direction des Cinq-Cents Mondes, laissant la victoire entre les mains de Ferren.

Personnages

Porphero Thule
Porphero Thule est un membre de la Death Guard. Il dirige la Confrérie de la Rouille. Il a récupéré un artefact très puissant dans les jardins de Nurgle : la « Racine flétrie ». Lorsque sa confrérie a rejoint les forces de Typhus, celui-ci lui a ordonné de lui remettre la Racine. Thule a refusé et a été obligé de fuir avec ses hommes, tandis que le Terminus Est ouvrait le feu sur ses vaisseaux.
En vérité, Thule suit les ordres d’une entité warp qui lui parle et lui dicte sa conduite. Il va donc se réfugier dans l’Étendue de Khorsari, qui sera coupée du reste de l’univers par les tempêtes warp, et il va attendre…
Thule est d’une nature passive, et son plus grand désir est de retourner dans les jardins de Nurgle. Mais ses sous-officiers ne partagent pas cet avis, et il va peu à peu perdre son autorité sur eux. Deux d’entre eux vont se rebeller (Cystix et Oriostanès) et le troisième restera fidèle, tout en essayant de le manipuler pour arriver à ses fins.
Il n’en reste pas moins un adversaire dangereux, aussi bien dans l’espace qu’en combat singulier. Dans un premier temps, il attaque la flotte impériale, puis la laisse s’épuiser et se disperser dans l’Étendue de Khorsari, où ses sous-officiers se font tuer un à un. Après avoir éventé le complot de Putris Ghem, il perd patience (oui, ça arrive même à la Death Guard) et attaque les Impériaux retranchés sur Purgatoria.
Thule doit finalement fuir, mais son « ange gardien » lui ordonne de se diriger vers Osteraand, où un contact l’attend — Osteraand, la planète d’où la croisade de Ferren est partie.

Putris Ghem (l’Intendant)
Putris Ghem reste fidèle à Thule et suit tous ses ordres, mais il nourrit en secret l’espoir de le convaincre de quitter l’Étendue de Khorsari pour aller semer la mort et le chaos dans l’Imperium. Il va même jusqu’à mentir sur ses divinations pour manipuler Thule.
Il ne comprend pas pourquoi Thule refuse d’agir alors qu’avec l’artefact il est bien plus puissant qu’il ne le laisse paraître. Lorsqu’il comprend qu’il n’arrivera pas à le manipuler, il tente de le tuer ; mais Thule est bien trop fort et le met hors d’état de nuire.

Oriostanès, le Berger
Conscient que ses subordonnés ne sont pas dignes de confiance, Thule les envoie chacun sur une planète de l’Étendue. Oriostanès est envoyé sur Forettia avec une partie des troupes, pour y tenir le monde et, surtout, garder une « porte » de l’Étendue jusqu’au jour où elle s’ouvrira.
Il sera aux premières loges lorsque la flotte impériale arrive et, après avoir vendu chèrement sa vie, il sera tué par Ferren Areios.

Cystix
De la même manière, Cystix est envoyé sur Aeternios pour tenir la planète. Contrairement à Oriostanès, Thule a le temps de venir récupérer Cystix et ses troupes avant l’arrivée de la flotte impériale, mais Cystix refuse de le suivre, actant définitivement sa trahison.
Thule n’insiste pas et le laisse se faire tuer par les forces impériales.

Chapelain Argentus
Argentus incarne une voix religieuse dure et intransigeante au sein de la Sixième Compagnie. Il éprouve une haine incompréhensible envers le Chaos en général, et envers Nurgle en particulier.
Quand je dis « incompréhensible », c’est parce que cette haine l’empêche de raisonner : il ne réfléchit pas. Il est prêt à foncer dans n’importe quel piège, voire à aller jusqu’au suicide, alors qu’une action moins directe, plus réfléchie, pourrait apporter la victoire.
Il pousse Ferren à avancer, et encore avancer, coûte que coûte dans l’Étendue, sans tenir compte des pertes ni des conséquences d’une progression trop rapide.
Après la mort de Cystix, Ferren commence à se poser des questions à propos d’Argentus, mais celui-ci élude et ne cherche pas à expliquer l’origine de cette haine irréfléchie. À la fin de la campagne, il reprend toutefois un peu le contrôle sur ses pulsions meurtrières…

Bellios
Aenid Bellios, capitaine du Miséricorde de l’Empereur, la barge de bataille de la 6e compagnie, est un proche de Ferren. C’est un Space Marine qui a failli mourir, puis a été sauvé par le passage du Rubicon Primaris… pour être grièvement blessé lors de la bataille suivante et devenir incapable de poursuivre sa carrière.
Son poste de capitaine lui permet néanmoins de continuer à servir le Chapitre. Il est tué lors de la bataille spatiale autour de Forettia, par Thule en personne. Son corps est contaminé, ce qui empêche ses glandes d’être récupérées pour le Chapitre.
C’était la dernière volonté de Bellios : continuer à servir le Chapitre dans sa mort. La contamination de son corps le lui refuse… et cela déclenche la rage incontrôlée de Ferren.
Son crâne finira par servir de servo-crâne pour la nouvelle armure de Ferren et lui permettra donc, malgré tout, de servir dans la mort.

Démétria Calvaros (seigneur-capitaine, Maison Calvaros)
Démétria Calvaros est une libre-marchande puissante dont l’objectif est de préserver le monopole commercial de sa maison dans l’Étendue de Khorsari. Pour cela, elle rejoint la flotte d’expédition impériale avant son départ.
Elle propose de gérer l’intendance en utilisant sa flotte pour ravitailler l’armée impériale, sans participer aux combats. Pour prouver sa bonne volonté, elle offre des ogives d’Exterminatus qu’elle s’est procurées « légalement » sur un monde-forge.
Son rôle devient de plus en plus important au cours de la campagne. Avec la destruction d’une grande partie de la flotte et la mort de nombreux hauts gradés de la Marine, elle se retrouve, contre son gré, au commandement effectif de la flotte impériale.
Elle est choquée par la violence de la stratégie employée par Ferren : l’usage des armes d’Exterminatus, notamment sur un monde-ruche, et l’extermination de populations entières sans même se demander si une solution moins radicale est possible.
Note : Rob Young nous présente une libre-marchande au grand cœur, qui n’est pas prête à tout et qui peut être choquée par la violence de l’univers dans lequel elle vit — ce qui ne colle pas vraiment avec l’idée qu’on se fait d’un libre-marchand.
Mais je comprends l’intention : il fallait un contrepoids à Ferren pour porter des idées différentes, et l’alchimie entre les deux personnages fonctionne relativement bien.

Brasca Van Muil
Ce n’est pas un personnage vraiment important, mais il permet de suivre un point de vue « normal » et sa manière de traverser la campagne. C’est un officier de Marine, avant de devenir soldat après la destruction du vaisseau sur lequel il servait.
Tout au long du livre, Brasca a de mauvais pressentiments et des haut-le-cœur. J’ai l’impression que Rob Young avait prévu autre chose pour lui, ou qu’il nous a laissé croire qu’il allait lui arriver quelque chose de spécial. Personnellement, je le voyais finir prisonnier des hérétiques, voire corrompu… mais non.

Ferren Areios (frère-capitaine des Ultramarines)
Ferren Areios est devenu capitaine de la Sixième Compagnie des Ultramarines après la mort du capitaine Maximus Epathus. Il a participé à la Guerre de la Peste et à la reprise des mondes d’Ultramar. Quand les tempêtes se calment autour de l’Étendue de Khorsari, il reçoit l’ordre de diriger la flotte chargée de reprendre les trois systèmes qui composent ce secteur galactique aux frontières d’Ultramar.
La campagne part d’Osteraand, planète nouvellement libérée, et devient une succession de victoires coûteuses, ainsi que d’utilisations d’armes d’Exterminatus pour économiser des forces.
Rob Young nous présente un Ferren Areios tiraillé entre la part humaine de son âme — horrifiée par ce qu’il est capable de faire de sang-froid — et la part surhumaine, pour qui la violence et la haine sont des solutions à tous les problèmes rencontrés.
Peu à peu, il se laisse submerger par la haine : d’abord à cause de la mort de son ami Bellios, mais surtout parce qu’il est poussé dans cette direction par le chapelain Argentus.
Il connaît quelques moments de lucidité, où il comprend qu’il emprunte une mauvaise voie ; mais puisque, selon lui, la fin justifie les moyens, il est prêt à tout pour accomplir sa mission.
Après avoir tué Cystix, il retrouve un peu de calme et cesse d’être l’esclave de sa haine. Il reprend le contrôle : même s’il continue à l’utiliser, il ne se laisse plus dominer par elle.
Il finit par accepter pleinement son rôle de capitaine de la Sixième et revêt même l’armure du Maître des Rites, qu’il avait laissée dans la chapelle du vaisseau depuis la mort d’Epathus.

Conclusion

Que dire de ce roman…
J’ai toujours pensé que l’échec de la série L’Aube de Feu venait du manque de profondeur de ses personnages. Je vais prendre comme exemple L’Hérésie d’Horus, parce que Games Workshop a eu le malheur de comparer les deux séries.
Dans HH, certains personnages étaient déjà connus du public, et il y a eu beaucoup de petites nouvelles qui mettaient en avant un élément du background ou un personnage moins connu. Au final, tout cela a enrichi l’histoire principale.
Pour L’Aube de Feu, il n’y a rien eu de tel : beaucoup de personnages n’ont fait que passer dans un roman, ou ont fait des allers-retours, sans qu’on s’attache vraiment à eux. Quand j’ai vu un livre centré sur Ferren Areios, je me suis dit que cela pouvait être l’occasion de corriger le tir.
Malheureusement, non. Même si ce roman est loin d’être mauvais, il s’agit surtout d’un boltporn classique… Les personnages sont interchangeables : l’histoire aurait fonctionné avec n’importe quel capitaine Space Marine et n’importe quel chapelain, par exemple.
Le roman est pourtant plein de bonnes idées, mais elles sont trop vite expédiées ou mises de côté.
Par exemple, le conflit psychologique de Ferren — entre son conditionnement de Space Marine, qui le pousse vers toujours plus de violence et de rage, et son côté plus humain, qui comprend l’horreur de ses actes… — est souvent réglé en une seule ligne.
Même chose pour les états d’âme de certains personnages de l’Armée et de la Marine, qui n’aboutissent jamais vraiment. On a l’impression que Young écrit des petites histoires dans la grande histoire, mais ne les conclut pas : le capitaine de vaisseau qui déprime finit simplement par mourir ; l’officier de passerelle, qui a mal à l’estomac à chaque fois qu’il pressent un événement, et qui se réfugie dans la bouteille, finit juste dans la Garde impériale…
Loin d’être l’un des meilleurs romans de la Black Library (surtout en 2025, qui a été une bonne année), ce livre se laisse lire, mais reste malheureusement très dispensable, tant il n’apporte finalement pas grand-chose à l’histoire de Ferren.