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==Par Gilian==
===Avant-propos===
En septembre 2019, Alec Worley n’en a pas fini avec Sœur Adamanthea et nous offre une troisième nouvelle, qui prend place chronologiquement entre Repentia et Whispers.<br />
J’avais bien aimé Repentia et je suis curieux de voir la suite des aventures d’Adamanthea.<br />
===L’histoire du livre===
Autrefois Repentia, Sœur Adamanthea, de l’Adepta Sororitas, a rejoint son ordre et accédé au rang de Supérieure Dominion. Mais certains péchés sont trop profondément enfouis pour être véritablement effacés…<br />
À la tête de son escouade, Adamanthea tente d’assassiner un commandant de l’Empire T’au. Son désir de se venger de l’ennemi reste vivace. Son envie de punir les ennemis de l’Empereur se heurte aux ordres de ses supérieurs. Parviendra-t-elle à mener son escouade à la victoire, ou sa soif de rédemption les perdra-t-elle toutes ?<br />
===L’histoire avec un grand H===
Redevenue Sœur de Bataille après sa période de pénitence, Sœur Adamanthea commande désormais une escouade de Dominions sur une planète ravagée par une guerre contre des xénos.<br />
Pour les sœurs qui combattent à ses côtés, Adamanthea est devenue un symbole sacré : après avoir survécu à sa pénitence et reçu les Rites de Restitution, elle est considérée comme une Viventem Miraculum, un « miracle vivant ». Sa survie est vue comme la preuve que l’Empereur lui a accordé son pardon. La chanoinesse Lydia lui a donc confié une escouade de jeunes Dominions afin qu’elle les inspire.<br />
Mais Adamanthea est toujours déchirée par ses conflits intérieurs. Elle ne croit toujours pas avoir mérité le pardon et, malgré son rang de commandement, elle continue à combattre avec son Éviscérator et à plonger au milieu de la mêlée sans prendre garde à sa vie.<br />
Après une embuscade xénos, une jeune Dominion nommée Marianne sauve Adamanthea en la plaquant au sol alors que des tirs de sniper allaient la frapper. Peu après, l’escouade repère le tireur ennemi.<br />
Mais Adamanthea reçoit au même moment un ordre de la chanoinesse Lydia : elle doit abandonner cette cible secondaire et rejoindre immédiatement un point d’interception afin d’éliminer le commandant xénos. La mort de la cible principale pourrait changer le cours de la bataille.<br />
Lydia reproche à Adamanthea d’avoir quitté l’itinéraire prévu et d’avoir perdu du temps. Elle ne tolérera pas un autre retard dans l’exécution de ses ordres.<br />
Adamanthea, au lieu d’obéir, décide de poursuivre le sniper. Les jeunes Sœurs, qui la révèrent presque comme une sainte, la suivent sans discuter.<br />
L’assaut coûte immédiatement la vie à deux Dominions, décapitées par des tirs de plasma. Adamanthea continue néanmoins sa charge, détruit un drone avec son Éviscérator et poursuit le sniper jusque dans une fissure rocheuse. Elle découvre un ennemi terrifié, désarmé et sans défense. Pendant un instant, elle éprouve de la compassion et se dit qu’un soldat ne devrait pas mourir ainsi. Mais cette pensée lui paraît aussitôt honteuse et hérétique, et elle se jette sur lui pour l’étrangler à mains nues.<br />
En rejoignant son escouade, Adamanthea découvre que Marianne est morte. La jeune Dominion s’est lancée à sa suite quand elle a chargé, plutôt que de rester en arrière pour la couvrir avec le reste de l’escouade. Les autres Sœurs voient dans cette mort un honneur : Marianne est morte en combattant aux côtés du « miracle vivant ».<br />
Mais Adamanthea commence à réaliser qu’elle est morte à cause d’elle, à cause de ce qu’elle inspire à ces jeunes Dominions. Elle a toujours considéré sa quête de martyre comme une affaire personnelle. Elle comprend maintenant qu’en se comportant comme une pénitente cherchant la mort, elle pousse également les jeunes femmes placées sous ses ordres à mourir inutilement. Sa folie passe pour de la sainteté, et son désir de rédemption devient un danger pour celles qui lui font confiance.<br />
Ayant perdu du temps à poursuivre le sniper, Adamanthea arrive trop tard au point d’interception : le commandant xénos est déjà passé et elle a raté sa chance.<br />
Mais à ce moment-là, une Valkyrie impériale est abattue et une énorme armure de guerre blanche et rouge fonce sur elles.<br />
Le commandant T’au est revenu pour elles…<br />
Adamanthea comprend que c’est un combat perdu d’avance et ordonne à Sœur Iris et aux deux autres survivantes de fuir, puis de rapporter au commandement que l’échec de la mission est entièrement sa faute.<br />
Iris refuse. Elle considère Adamanthea comme une sainte et doit l’accompagner jusqu’à la mort.<br />
Adamanthea, furieuse, déclare qu’elle n’est pas une sainte, mais une femme brisée et folle, responsable de la mort de ses subordonnées. Elle reconnaît enfin qu’elle a utilisé la vie de ses guerrières pour poursuivre son propre désir de martyre. Refusant que d’autres meurent pour satisfaire sa culpabilité, elle part seule affronter le commandant ennemi.<br />
Alors qu’elle se prépare à charger seule, Iris et les deux autres Dominions reviennent malgré ses ordres. Elles attaquent l’armure xénos avec leurs armes à fusion. Leur intervention permet de détruire les drones protecteurs et d’endommager l’un des propulseurs de la machine, mais elles paient cette réussite de leur vie : l’ennemi les abat sous les yeux d’Adamanthea.<br />
Folle de douleur, Adamanthea charge l’armure de combat. L’affrontement est extrêmement violent, mais finalement, au prix de nombreuses blessures, elle parvient à tuer le pilote ennemi.<br />
Adamanthea a accompli la mission qu’elle avait d’abord compromise, mais toute son escouade est morte à cause de son obsession.<br />
Un gémissement lui révèle alors que Sœur Iris est toujours vivante, quoique gravement blessée.<br />
Iris demande pardon d’avoir désobéi. Même blessée, elle veut continuer à se battre aux côtés d’Adamanthea jusqu’à la mort.<br />
Mais ce combat a changé Adamanthea. Au lieu d’accepter ce sacrifice et de repartir dans un dernier combat suicidaire, elle déclare à Iris que, puisqu’elle est prête à la suivre partout, elle devra désormais la suivre jusqu’à leur foyer. Elle soutient la jeune femme blessée et l’entraîne loin du champ de bataille, choisissant pour la première fois de sauver une vie plutôt que de poursuivre sa propre mort.<br />
===Ordre de lecture et autres===
<u>Ordre de parution et de lecture</u><br />
2017 — Whispers<br />
2018 — Repentia<br />
2019 — Martyr’s End<br />
2020 — Broken Saint<br />
<u>Ordre chronologique</u><br />
Repentia<br />
Martyr’s End<br />
Whispers<br />
Broken Saint<br />
===Conclusion===
Alec Worley a donc décidé de continuer dans la même veine que l’histoire précédente.<br />
Au début de l’histoire, Adamanthea a toujours des envies suicidaires et doit encore faire face à son conflit intérieur. Elle a retrouvé sa place dans la Sororité, mais elle cherche encore le martyre. Elle ne se rend pas compte qu’elle est en train d’entraîner toute une génération de Sœurs de Bataille dans sa folie. Elle est devenue malgré elle un modèle, et les Sœurs sous ses ordres veulent lui ressembler et propager sa légende.<br />
Quand elle cherche la mort, c’est la vie de ses subordonnées qu’elle met en danger. C’est cette prise de conscience que Worley nous raconte ici.<br />
La fin du martyre d’Adamanthea, en quelque sorte.<br />
Là où Worley est très fort, c’est qu’on a toujours un doute : va-t-elle sombrer dans la folie ou résistera-t-elle ?<br />
Pour le moment, la balance penche du bon côté, mais voyons ce que la suite nous réserve.<br />
==Par Schattra==
==Par Schattra==
===Avant-Propos===
===Avant-Propos===

Version actuelle datée du 7 juin 2026 à 14:15

Par Gilian

Avant-propos

En septembre 2019, Alec Worley n’en a pas fini avec Sœur Adamanthea et nous offre une troisième nouvelle, qui prend place chronologiquement entre Repentia et Whispers.
J’avais bien aimé Repentia et je suis curieux de voir la suite des aventures d’Adamanthea.

L’histoire du livre

Autrefois Repentia, Sœur Adamanthea, de l’Adepta Sororitas, a rejoint son ordre et accédé au rang de Supérieure Dominion. Mais certains péchés sont trop profondément enfouis pour être véritablement effacés…
À la tête de son escouade, Adamanthea tente d’assassiner un commandant de l’Empire T’au. Son désir de se venger de l’ennemi reste vivace. Son envie de punir les ennemis de l’Empereur se heurte aux ordres de ses supérieurs. Parviendra-t-elle à mener son escouade à la victoire, ou sa soif de rédemption les perdra-t-elle toutes ?

L’histoire avec un grand H

Redevenue Sœur de Bataille après sa période de pénitence, Sœur Adamanthea commande désormais une escouade de Dominions sur une planète ravagée par une guerre contre des xénos.
Pour les sœurs qui combattent à ses côtés, Adamanthea est devenue un symbole sacré : après avoir survécu à sa pénitence et reçu les Rites de Restitution, elle est considérée comme une Viventem Miraculum, un « miracle vivant ». Sa survie est vue comme la preuve que l’Empereur lui a accordé son pardon. La chanoinesse Lydia lui a donc confié une escouade de jeunes Dominions afin qu’elle les inspire.
Mais Adamanthea est toujours déchirée par ses conflits intérieurs. Elle ne croit toujours pas avoir mérité le pardon et, malgré son rang de commandement, elle continue à combattre avec son Éviscérator et à plonger au milieu de la mêlée sans prendre garde à sa vie.
Après une embuscade xénos, une jeune Dominion nommée Marianne sauve Adamanthea en la plaquant au sol alors que des tirs de sniper allaient la frapper. Peu après, l’escouade repère le tireur ennemi.
Mais Adamanthea reçoit au même moment un ordre de la chanoinesse Lydia : elle doit abandonner cette cible secondaire et rejoindre immédiatement un point d’interception afin d’éliminer le commandant xénos. La mort de la cible principale pourrait changer le cours de la bataille.
Lydia reproche à Adamanthea d’avoir quitté l’itinéraire prévu et d’avoir perdu du temps. Elle ne tolérera pas un autre retard dans l’exécution de ses ordres.
Adamanthea, au lieu d’obéir, décide de poursuivre le sniper. Les jeunes Sœurs, qui la révèrent presque comme une sainte, la suivent sans discuter.
L’assaut coûte immédiatement la vie à deux Dominions, décapitées par des tirs de plasma. Adamanthea continue néanmoins sa charge, détruit un drone avec son Éviscérator et poursuit le sniper jusque dans une fissure rocheuse. Elle découvre un ennemi terrifié, désarmé et sans défense. Pendant un instant, elle éprouve de la compassion et se dit qu’un soldat ne devrait pas mourir ainsi. Mais cette pensée lui paraît aussitôt honteuse et hérétique, et elle se jette sur lui pour l’étrangler à mains nues.
En rejoignant son escouade, Adamanthea découvre que Marianne est morte. La jeune Dominion s’est lancée à sa suite quand elle a chargé, plutôt que de rester en arrière pour la couvrir avec le reste de l’escouade. Les autres Sœurs voient dans cette mort un honneur : Marianne est morte en combattant aux côtés du « miracle vivant ».
Mais Adamanthea commence à réaliser qu’elle est morte à cause d’elle, à cause de ce qu’elle inspire à ces jeunes Dominions. Elle a toujours considéré sa quête de martyre comme une affaire personnelle. Elle comprend maintenant qu’en se comportant comme une pénitente cherchant la mort, elle pousse également les jeunes femmes placées sous ses ordres à mourir inutilement. Sa folie passe pour de la sainteté, et son désir de rédemption devient un danger pour celles qui lui font confiance.
Ayant perdu du temps à poursuivre le sniper, Adamanthea arrive trop tard au point d’interception : le commandant xénos est déjà passé et elle a raté sa chance.
Mais à ce moment-là, une Valkyrie impériale est abattue et une énorme armure de guerre blanche et rouge fonce sur elles.
Le commandant T’au est revenu pour elles…
Adamanthea comprend que c’est un combat perdu d’avance et ordonne à Sœur Iris et aux deux autres survivantes de fuir, puis de rapporter au commandement que l’échec de la mission est entièrement sa faute.
Iris refuse. Elle considère Adamanthea comme une sainte et doit l’accompagner jusqu’à la mort.
Adamanthea, furieuse, déclare qu’elle n’est pas une sainte, mais une femme brisée et folle, responsable de la mort de ses subordonnées. Elle reconnaît enfin qu’elle a utilisé la vie de ses guerrières pour poursuivre son propre désir de martyre. Refusant que d’autres meurent pour satisfaire sa culpabilité, elle part seule affronter le commandant ennemi.
Alors qu’elle se prépare à charger seule, Iris et les deux autres Dominions reviennent malgré ses ordres. Elles attaquent l’armure xénos avec leurs armes à fusion. Leur intervention permet de détruire les drones protecteurs et d’endommager l’un des propulseurs de la machine, mais elles paient cette réussite de leur vie : l’ennemi les abat sous les yeux d’Adamanthea.
Folle de douleur, Adamanthea charge l’armure de combat. L’affrontement est extrêmement violent, mais finalement, au prix de nombreuses blessures, elle parvient à tuer le pilote ennemi.
Adamanthea a accompli la mission qu’elle avait d’abord compromise, mais toute son escouade est morte à cause de son obsession.
Un gémissement lui révèle alors que Sœur Iris est toujours vivante, quoique gravement blessée.
Iris demande pardon d’avoir désobéi. Même blessée, elle veut continuer à se battre aux côtés d’Adamanthea jusqu’à la mort.
Mais ce combat a changé Adamanthea. Au lieu d’accepter ce sacrifice et de repartir dans un dernier combat suicidaire, elle déclare à Iris que, puisqu’elle est prête à la suivre partout, elle devra désormais la suivre jusqu’à leur foyer. Elle soutient la jeune femme blessée et l’entraîne loin du champ de bataille, choisissant pour la première fois de sauver une vie plutôt que de poursuivre sa propre mort.

Ordre de lecture et autres

Ordre de parution et de lecture
2017 — Whispers
2018 — Repentia
2019 — Martyr’s End
2020 — Broken Saint

Ordre chronologique
Repentia
Martyr’s End
Whispers
Broken Saint

Conclusion

Alec Worley a donc décidé de continuer dans la même veine que l’histoire précédente.
Au début de l’histoire, Adamanthea a toujours des envies suicidaires et doit encore faire face à son conflit intérieur. Elle a retrouvé sa place dans la Sororité, mais elle cherche encore le martyre. Elle ne se rend pas compte qu’elle est en train d’entraîner toute une génération de Sœurs de Bataille dans sa folie. Elle est devenue malgré elle un modèle, et les Sœurs sous ses ordres veulent lui ressembler et propager sa légende.
Quand elle cherche la mort, c’est la vie de ses subordonnées qu’elle met en danger. C’est cette prise de conscience que Worley nous raconte ici.
La fin du martyre d’Adamanthea, en quelque sorte.
Là où Worley est très fort, c’est qu’on a toujours un doute : va-t-elle sombrer dans la folie ou résistera-t-elle ?
Pour le moment, la balance penche du bon côté, mais voyons ce que la suite nous réserve.

Par Schattra

Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intrigue

Même si elle a réussi l’impensable et réintégré les rangs des Sœurs de Bataille (en même temps qu’une armure énergétique) après avoir servi comme Repentia en expiation de ses péchés, la Sœur Supérieure Adamanthea vit toujours avec un sévère syndrome de l’imposteuse (?), persuadée qu’elle est que ses fautes ne pourront lui être pardonnées que dans la mort. Cela ne l’empêche toutefois pas d’être une meneuse charismatique et efficace sur le champ de bataille, son statut de Viventem Miraculum transformant toutes les Sistas de moins de 25 ans dans un rayon de 12 pouces en groupies (ce qui leur donne l’indémoralisable). Déployée dans une campagne contre l’Empire T’au, dont les tactiques de lâche – l’utilisation d’armes de tir – la font tourner en bourrique, elle s’est illustrée par son zèle dans la traque de tous les Xenos passant dans son périmètre, que ces derniers soient les cibles qu’on lui a attribuées ou pas. La nouvelle commence ainsi par un débitage de Kroots en règle, l’Eviscerator qu’elle a conservé de son époque punk semant la mort parmi les pauvres gallinacés.

A faire trop de zèle (un comble pour une Sœur de Bataille), Adamanthea a cependant pris du retard sur l’accomplissement de la mission que lui a confiée la Canonesse Lydia, à savoir l’assassinat du commandant ennemi, qui en bon otaku ne se déplace jamais sans son Exo-armure Crisis. Si une escouade complète de Dominions menée par une psychopathe endurcie maniant une épée tronçonneuse aussi grande qu’elle suffisait logiquement à régler ce problème, la fâcheuse tendance de notre héroïne fâchée à farmer tous les mobs de la map a prélevé un lourd tribut sur ses suivantes, qui ne sont plus que huit au moment où Adamanthea décide d’aller faire la peau au sniper T’au qu’elle voit décamper dans le lointain. Elle venait pourtant de promettre à Lydia de rester concentrée sur son objectif et de se rendre sans délai sur le lieu de l’embuscade. On voit que le télétravail a quand même des effets pervers en termes de management des équipes.

Tout à sa haine pour les Xenos, Ada ne prend pas la peine de monter une stratégie sensée pour assaillir le T’au isolé, et perd la moitié de son escouade sous les tirs du sniper et de ses drones. Elle a toutefois la satisfaction de mettre la main sur le petit homme bleu et de le plaquer violemment sur la paroi de la caverne où il s’était réfugié en lui hurlant dessus « C’EST TOUT CE QUE TU PEUX FAIRE, LOPETTE !? », avant de l’étrangler à mains nues. Féminisme 3.0 ? Je vous laisse juger. Le voile de haine qui obscurcissait ses sens finit cependant par se dissiper, lui faisant réaliser à quel point sa conduite erratique et ses décisions irréfléchies ont causé du tort à ses Sœurs, trop contentes de côtoyer une presque sainte pour mettre en question son commandement incertain.

Pour ne rien arranger, Lydia rappelle Adamanthea pour l’informer que le commandant T’au a dépassé le point où elle était censée le prendre en embuscade, et a commencé à dégommer les aéronefs impériaux passant à sa portée. Une Valkyrie s’écrase à proximité pour illustrer les dires de la Canonesse, et plonger notre héroïne dans les abîmes du remords. Intimant l’ordre à ses dernières Dominions de retourner au bercail, elle se met en tête de réparer ses torts en solotant l’Exo-armure, ou, plus probablement, en mourant glorieusement dans la tentative. Et ça tombe bien, car qui arrive en voletant de rocher en rocher ? Le grand Schtroumpf en personne…

…Adamanthea n’avait cependant pas réalisé à quel point elle était populaire parmi les Sistas, puisque son escouade revient sur ses pas et ouvre le feu sur le Gundam de 40K, s’attirant ses foudres son plasma, mais permettant à la Sœur Supérieure d’arriver au contact de l’énervante machine. S’engage alors un combat physique aussi bien que mental, qui finit par une posture peu commune pour la littérature de la BL : Adamanthea, juchée à l’arrière de l’Exo-armure, et tentant de toute ses forces de lui arracher la tête à main nue, pendant que le commandant T’au enclenche le mode « taser de surface » pour griller l’insistante mais insaisissable furie collée à sa carlingue. A ce petit et stupide jeu, la foi absolue d’Adamanthea (et sa résistance à la douleur) finit par triompher, laissant la Crisis désorientée et son pilote à portée de gantelet. Un crochet du droit bien envoyé plus tard, le Xenos rejoint le Bien Suprême et Adamanthea est libre de se replier vers le QG impérial, emportant avec elle la Sœur Iris, qui a miraculeusement survécu à l’arsenal du leader T’au. Cela fait beaucoup de points de foi claqués d’un coup, mais cela en valait certainement la peine.

Avis

Les Sœurs de Bataille se cherchaient depuis longtemps un auteur de la Black Library à même de rendre justice à leur zèle et leur ferveur incomparables, et leurs prières ont été entendues par l’Empereur (ou par Nottingham, ce qui revient au même). Alec Worley démontre en effet avec ‘Martyr’s End’ sa parfaite compréhension de la psyché particulière de cette faction, en mettant en scène une ex-Repentia dont la rage de vaincre donnerait des complexes à un Berserker de Khorne. Sœur Adamanthea est un savant mélange de brutalité maniaque1 et de découragement profond, et la dévotion totale qu’elle inspire à son escouade, quand bien même sa capacité à donner des ordres sensés est logiquement questionnée par ses ouailles, est pour moi une des représentations les plus inspirées que j’ai pu lire de l’état d’esprit des guerrières de l’Adeptus Sororitas. Pour ne rien gâcher, Worley parvient à garder un vrai suspens jusqu’au bout de son histoire, la recherche d’un glorieux martyre d’Adamanthea rendant plus que probable sa mort au combat. Une nouvelle d’action sans compromis et authentiquement grimdark, à conserver et vénérer comme une sainte relique par les fans des Sistas.

1: Mais crédible d’un point de vue fluff, même quand elle décapsule une exo-armure T’au à mains nues. Une différence notable avec une certaine Augusta Santoris, je dois dire.