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==Par Gilian==
===Avant-propos===
En parallèle des deux premiers romans de la série des Guerres horusiennes, John French a écrit une quinzaine de nouvelles mettant en scène les personnages que l’on rencontre dans les romans. Il existe trois sortes de nouvelles : certaines présentent les personnages, d’autres approfondissent l’histoire des romans, et les dernières développent d’autres intrigues. The Maiden of the Dream présente le personnage de Mylasa Yaygus.
===L’histoire du livre===
Mylasa Yaygus est une énigme, et ses origines sont un mystère, même pour son maître, Covenant. De tous les acolytes de l’Inquisiteur, Mylasa est la moins connue et sans doute la plus dangereuse. Puissante psyker Primaris, la vérité sur son passé est aussi obscure que ses pouvoirs.
Sous le nom d’Ilk, elle est une misérable née dans la ruche, en route pour les Navires Noirs. Sous le nom de Verrun, elle est la fille d’un riche clan marchand… Mais si tout cela n’était constitué que de faux souvenirs, qui est vraiment Mylasa ?
Elle est la jeune fille du Rêve — la traduction n’est pas folle —, une tortionnaire psychique et une manipulatrice d’un talent consommé. Parmi ses nombreuses vies et ses multiples histoires, pourrait-il exister une parcelle de vérité révélant qui elle est réellement ?
===L’histoire avec un grand H===
Par une nuit de neige, Mylasa Yaygus traque un homme et tente de le tuer. C’est un psyker, et il parvient à la maîtriser assez facilement. Lorsqu’elle lui demande qui il est, il répond qu’il est Covenant, mais que la vraie question est : qui est-elle, elle ?
Mylasa vient d’avoir une vision. En réalité, elle est enfermée dans une cellule pour son examen psychique. Josef est présent et inquiet pour elle, mais l’une des membres de l’Adeptus Psykana venue évaluer Mylasa lui explique la procédure.
Mylasa sert l’Inquisiteur Covenant comme « Fille de Nepenthe », une section de la Scholastia Psykana. C’est une télépathe façonnée pour sonder, extraire et effacer des souvenirs, notamment ceux liés au Chaos, afin d’épargner — ou de rendre utilisables — des esprits trop précieux pour être exécutés.
Leur « épreuve » vise une chose précise : vérifier qu’au cœur de Mylasa ne subsiste aucun « noyau » de mémoire personnelle. Car, pour avaler les vies des autres sans se corrompre, elle doit n’être… personne.
Mylasa passe donc d’un rêve à l’autre, tandis que l’on vérifie que sa personnalité a bien été totalement effacée.
Alors qu’elle est encore enfant, elle est enlevée à ses parents par les hommes de l’Adeptus Psykana afin d’être emmenée aux Vaisseaux Noirs et sacrifiée pour alimenter le Trône d’Or. Elle réalise alors qu’il ne s’agit pas de ses souvenirs, mais de ceux d’Ilk, un enfant dont elle a touché l’esprit lorsqu’ils étaient enfermés ensemble.
Entre deux visions, la femme du Psykana explique à Josef qu’elle ne traque pas des souvenirs ordinaires, mais les « mémoires profondes » qui font une personne. Chez une Fille de Nepenthe, ces fondations doivent être absentes. C’est ainsi qu’on les « fabrique » : beaucoup meurent, d’autres sont trop faibles ; Mylasa, elle, a tenu. Mais cette force peut aussi être une faiblesse. Si elle a réussi à conserver une part de sa personnalité, alors elle devra être exécutée.
Mylasa Verrun, jeune noble, s’enivre dans le manoir familial. Le majordome l’informe du retour de sa sœur, Cordia. En chemin, quelque chose sonne faux. Elle pressent le piège, mais il est déjà trop tard : les ennemis infiltrés de sa famille sont déjà autour d’elle pour la tuer.
Au moment où ils l’encerclent, un mur explose : l’Inquisiteur Argento et un jeune acolyte nommé Covenant surgissent et fauchent les attaquants au bolter. Covenant reçoit l’ordre de la sauver. La scène se fige… puis se fissure.
Ce n’est pas un souvenir direct de Mylasa, mais un montage bâti à partir de bribes de mémoire d’Argento et de Covenant, et surtout d’un souvenir autrefois partagé par Idris, télépathe devenue inquisitrice, qui fut jadis la partenaire de Covenant. Idris avait confié à Mylasa la vision de l’instant où sa famille s’effondre… et où elle est sauvée.
Mylasa est épuisée, mais les visions continuent encore et encore.
Dernière vision : sur une colline enneigée, à l’abri d’un arbre, Mylasa regarde l’horizon. Une femme en gris lui demande s’il s’agit d’un vrai souvenir. Elle répond que les images viennent sûrement de quelque part, mais qu’elles ne lui appartiennent pas.
La femme lui repose alors la question : « Qui es-tu, Mylasa ? »
Elle répond : « Je ne sais pas. »
Les épreuves sont terminées. Il ne reste rien de la Mylasa originelle.
Au plus profond d’elle-même, Mylasa regarde par-delà la colline, et elle sourit.
===Conclusion===
Encore une origin story, mais un peu spéciale cette fois, avec le personnage de Mylasa, devenue un monstre de métal et de câbles dans le monde réel, mais qui existe toujours dans ses rêves.
John French en profite pour nous donner un aperçu du passé d’Idris, qui est l’une des antagonistes des romans.
Cette nouvelle est vraiment cryptique, comme French sait si bien le faire, et chacun peut s’en faire sa propre idée.
Dans mon cas, je dirais que Mylasa a réussi à cacher une part d’elle-même en l’intégrant à ses autres souvenirs, au loin dans le panorama, comme si elle la voyait avec les yeux de quelqu’un d’autre.
==Par Schattra==
==Par Schattra==
===Avant-Propos===
===Avant-Propos===

Version actuelle datée du 16 mai 2026 à 18:35

Par Gilian

Avant-propos

En parallèle des deux premiers romans de la série des Guerres horusiennes, John French a écrit une quinzaine de nouvelles mettant en scène les personnages que l’on rencontre dans les romans. Il existe trois sortes de nouvelles : certaines présentent les personnages, d’autres approfondissent l’histoire des romans, et les dernières développent d’autres intrigues. The Maiden of the Dream présente le personnage de Mylasa Yaygus.

L’histoire du livre

Mylasa Yaygus est une énigme, et ses origines sont un mystère, même pour son maître, Covenant. De tous les acolytes de l’Inquisiteur, Mylasa est la moins connue et sans doute la plus dangereuse. Puissante psyker Primaris, la vérité sur son passé est aussi obscure que ses pouvoirs.

Sous le nom d’Ilk, elle est une misérable née dans la ruche, en route pour les Navires Noirs. Sous le nom de Verrun, elle est la fille d’un riche clan marchand… Mais si tout cela n’était constitué que de faux souvenirs, qui est vraiment Mylasa ?

Elle est la jeune fille du Rêve — la traduction n’est pas folle —, une tortionnaire psychique et une manipulatrice d’un talent consommé. Parmi ses nombreuses vies et ses multiples histoires, pourrait-il exister une parcelle de vérité révélant qui elle est réellement ?

L’histoire avec un grand H

Par une nuit de neige, Mylasa Yaygus traque un homme et tente de le tuer. C’est un psyker, et il parvient à la maîtriser assez facilement. Lorsqu’elle lui demande qui il est, il répond qu’il est Covenant, mais que la vraie question est : qui est-elle, elle ?

Mylasa vient d’avoir une vision. En réalité, elle est enfermée dans une cellule pour son examen psychique. Josef est présent et inquiet pour elle, mais l’une des membres de l’Adeptus Psykana venue évaluer Mylasa lui explique la procédure.

Mylasa sert l’Inquisiteur Covenant comme « Fille de Nepenthe », une section de la Scholastia Psykana. C’est une télépathe façonnée pour sonder, extraire et effacer des souvenirs, notamment ceux liés au Chaos, afin d’épargner — ou de rendre utilisables — des esprits trop précieux pour être exécutés.

Leur « épreuve » vise une chose précise : vérifier qu’au cœur de Mylasa ne subsiste aucun « noyau » de mémoire personnelle. Car, pour avaler les vies des autres sans se corrompre, elle doit n’être… personne.

Mylasa passe donc d’un rêve à l’autre, tandis que l’on vérifie que sa personnalité a bien été totalement effacée.

Alors qu’elle est encore enfant, elle est enlevée à ses parents par les hommes de l’Adeptus Psykana afin d’être emmenée aux Vaisseaux Noirs et sacrifiée pour alimenter le Trône d’Or. Elle réalise alors qu’il ne s’agit pas de ses souvenirs, mais de ceux d’Ilk, un enfant dont elle a touché l’esprit lorsqu’ils étaient enfermés ensemble.

Entre deux visions, la femme du Psykana explique à Josef qu’elle ne traque pas des souvenirs ordinaires, mais les « mémoires profondes » qui font une personne. Chez une Fille de Nepenthe, ces fondations doivent être absentes. C’est ainsi qu’on les « fabrique » : beaucoup meurent, d’autres sont trop faibles ; Mylasa, elle, a tenu. Mais cette force peut aussi être une faiblesse. Si elle a réussi à conserver une part de sa personnalité, alors elle devra être exécutée.

Mylasa Verrun, jeune noble, s’enivre dans le manoir familial. Le majordome l’informe du retour de sa sœur, Cordia. En chemin, quelque chose sonne faux. Elle pressent le piège, mais il est déjà trop tard : les ennemis infiltrés de sa famille sont déjà autour d’elle pour la tuer.

Au moment où ils l’encerclent, un mur explose : l’Inquisiteur Argento et un jeune acolyte nommé Covenant surgissent et fauchent les attaquants au bolter. Covenant reçoit l’ordre de la sauver. La scène se fige… puis se fissure.

Ce n’est pas un souvenir direct de Mylasa, mais un montage bâti à partir de bribes de mémoire d’Argento et de Covenant, et surtout d’un souvenir autrefois partagé par Idris, télépathe devenue inquisitrice, qui fut jadis la partenaire de Covenant. Idris avait confié à Mylasa la vision de l’instant où sa famille s’effondre… et où elle est sauvée.

Mylasa est épuisée, mais les visions continuent encore et encore.

Dernière vision : sur une colline enneigée, à l’abri d’un arbre, Mylasa regarde l’horizon. Une femme en gris lui demande s’il s’agit d’un vrai souvenir. Elle répond que les images viennent sûrement de quelque part, mais qu’elles ne lui appartiennent pas.

La femme lui repose alors la question : « Qui es-tu, Mylasa ? » Elle répond : « Je ne sais pas. »

Les épreuves sont terminées. Il ne reste rien de la Mylasa originelle.

Au plus profond d’elle-même, Mylasa regarde par-delà la colline, et elle sourit.

Conclusion

Encore une origin story, mais un peu spéciale cette fois, avec le personnage de Mylasa, devenue un monstre de métal et de câbles dans le monde réel, mais qui existe toujours dans ses rêves.

John French en profite pour nous donner un aperçu du passé d’Idris, qui est l’une des antagonistes des romans.

Cette nouvelle est vraiment cryptique, comme French sait si bien le faire, et chacun peut s’en faire sa propre idée.

Dans mon cas, je dirais que Mylasa a réussi à cacher une part d’elle-même en l’intégrant à ses autres souvenirs, au loin dans le panorama, comme si elle la voyait avec les yeux de quelqu’un d’autre.


Par Schattra

Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intrigue

C’est l’heure du contrôle technique psychique pour Mylasa, Psyker Primaris recrutée par l’Inquisiteur Covenant pour le seconder dans sa lutte contre l’Archennemi. Surnommée la Demoiselle du Rêve, Mymy possède un pouvoir peu banal, celui de s’approprier les souvenirs des individus qu’elle côtoie, ce qui lui permet aussi bien de percer à jour leurs secrets les plus intimes que, au besoin, effacer de leur mémoire des informations trop dangereuses pour leur propre bien1. Pur produit de la Scholastia Psykana, notre héroïne a évidemment dû payer un tribut exorbitant pour devenir la Psyker accomplie et redoutable qu’elle est, en l’occurrence, sacrifier la totalité de ses propres souvenirs. Le test auquel elle est donc soumis consiste à une sorte de course poursuite mâtinée de visionnage de clips YouTube (sans les pubs, car l’Inquisition a les moyens de vous faire parler/de ses ambitions), pendant laquelle elle revit des bribes de la vie d’autres personnes, avant d’être confrontée – généralement après un épisode traumatique – par son examinateur, qui lui pose la même question : « qui est-elle ?2 »


Nous suivons donc les péripéties de Mylasa-Yaygus-l-assassin, Mylasa-Ilk-la-Psyker-embarquée-par-les-Vaisseaux-Noirs, Mylasa-Verrun-l-héritière-alcoolique-qui-deviendra-plus-tard-l-Inquisitrice-Idris, chaque flashback d’emprunt étant séparé du suivant par un passage par la loge commentateurs, où le brave prêcheur Josef est de plus en plus en nage de voir sa collègue de travail prendre physiquement très cher au cours de son grand oral. Enfin, le dernier tableau se met en place, et Mylasa fait face à son examinateur dans un ultime rêve, où la fatidique question lui est posée une ultime fois…


…Et à laquelle elle répond « Chais pô ». Ce qui est la bonne réponse, car le moindre souvenir de sa vie passée (durant laquelle, à un certain point, elle a subi le grave accident qui l’a laissée tétraplégique) l’aurait condamné à une exécution sommaire. La nouvelle se termine toutefois sur un sourire de connivence que Mylasa se fait à elle-même du fond de son inconscient le plus profond, ce qui pourrait signifier qu’elle cache en fait son jeu. Faudrait demander à Christopher Nolan de lire la nouvelle pour en être sûr.


Avis

John French se paie un petit trip à la Inception dans cette nouvelle où rien n’est ce qu’il semble être, et où les personnages sont à la recherche d’une réalité et d’une véracité qu’ils n’ont finalement pas vraiment intérêt à trouver. La plume de French rend l’expérience assez plaisante, et la construction en vignette lui permet d’intégrer des informations sur les autres personnages importants de sa série inquisitoriale de manière détournée, ce qui est appréciable pour les fans du Conv’. Pas la nouvelle la plus marquante/essentielle du cycle de courts-formats dédiés par l’auteur à sa galerie de seconds couteaux, mais une contribution solide malgré tout.


1: Voir par exemple ‘The Purity of Ignorance’, également de French.


2: Faut le dire avec la voix du Père Fourras, c’est beaucoup plus marrant.